Publié le 11 Octobre 2016
Demande de la CFE CGC à la Direction
Pour mémoire, l’accord de Groupe sur le temps partiel a été signé le 17 juin 2014
De manière constante la CFE-CGC a porté les demandes des salariés à temps partiel,
avec la revendication première qui était de ne plus voir les salariés obligés de prendre leurs
Congés Payés par bloc de 5 jours indissociables.
Les autres avancées obtenues par la CFE-CGC :
- Un avenant au Contrat de Travail concrétise désormais tous les passages ou modifications de régime à temps partiel, avec considération de l’ajustement de la charge de travail (spécification des taches qui seront supprimées)
- Les heures complémentaires seront rémunérées (pas de compensation en temps) et seront effectuées sur des jours habituellement travaillés par les salariés à temps partiel ;
- Possibilité de cotiser à l'assurance vieillesse sur les bases d'un salarié à temps plein.nPour les salariés à 80% au moins, les cotisations patronales supplémentaires seront à lancharge de l'employeur ;
- En cas de modification des règles du cadre légal sur le temps partiel, celles plus favorables que les termes de l'accord s'appliqueront de plein droit pour tous les salariés à temps partiel.
Débat initié par la CFE-CGC :
La CFE-CGC, après la mise en application dudit accord, a vu que les jours de Congés
Payés supplémentaires, liés à l’ancienneté, entraient dans la méthodologie de décompte,
en étant inclus aux autres CP. Si l’esprit de l’accord correspond aux demandes que nous
avons portées, nous ne trouvons pas légitime de « proratiser les CP supplémentaires ».
Nous nous interrogeons également sur le sort des CP mis sur le Compte Epargne Temps,
qui sont proratisés également. Après avoir tenté, sans succès, de traiter ces points en
instance des délégués du personnel, nous avons interpelé la Direction tant de Gravenchon
que du Groupe en France, sur cette problématique et sommes en attente de leur retour.
La CFE-CGC garde avant tout à l’esprit l’intérêt des salariés,
c’est pourquoi elle a signé cet accord, et porte cette
revendication légitime auprès de notre Direction
Demande de la CFE CGC à la Direction :
Si la méthode d'acquisition des congés est la même pour les salariés à temps plein et les salariés à temps partiel, la méthode de calcul pour la prise de ces CP, qui inclut les CP supplémentaires liés à l'ancienneté, revient d'une part à une « proratisation » directe desdits CP et contraint les salariés à prendre ces CP supplémentaires sur des journées chômées. Pourtant, rien ne permet dans le processus mis en place, de déterminer quels CP sont rendus sur des journées chômées et lesquels sont pris sur des journées effectivement travaillées.
La totalité des CP entrent à tort dans le mode de calcul du prorata en rapport avec le taux de temps partiel de ces salariés.
Ce dispositif est contraire au cadre légal du Code du Travail et de la jurisprudence en la matière.
Il est notable que nous n'avons pas de spécificités à cet égard dans notre convention collective nationale du Pétrole, et notre accord RTT de 2001 donne bien des congés supplémentaires liés à l ‘ancienneté à toutes les catégories de personnel sans distinction du régime de travail.
Ces salariés, dans l’hypothèse d'un temps partiel à 80% et disposant de deux jours de congés supplémentaires se retrouvent au final, dans le calcul de décompte, avec 1,5 congé additionnel, soit une perte de 0,5 CP.
Conséquences sur les jours versés sur le CET :
Quelle est la valorisation en temps ou en monétaire des CP mis sur le dispositif CET ?
Un salarié, toujours dans l’exemple à 80% qui met deux jours sur son CET, ne retrouve au final que 1,6 CP. (5 journées épargnées = 4 journées dans le CET)
Ce salarié à déjà posé ses CP (incluant au passage les CP supplémentaires liés à l’ancienneté) sur des journées non travaillées et nous ne lisons pas dans le système en place quelle est la restitution réelle de ces journées, que ce soit dans le CET et/ou maintenant dans le PERCO.
La CFE-CGC du groupe ExxonMobil, demande donc, dès à présent, et ce, en conformité avec le cadre légal, à ce que les congés supplémentaires ne rentrent pas dans le dispositif de calcul des congés pour les salariés à temps partiel, et soient pris uniquement en totalité sur des journées non chômées.
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