Publié le 12 Septembre 2024

Présents : Experts DIFECOS, Equipe de Direction, les Elus au CSE Chimie de vos OS 

Le CSE Chimie débute par une déclaration du Président
« Dans le but de maintenir un dialogue social et un climat serein nous avons décidé de reporter le rendu d’avis du CSEC au vendredi 20 septembre. Fin de la déclaration. »
Suspension de séance demandée
Reprise.
La secrétaire du CSE formule la demande au président de reporter le rendu d’avis du CSE Chimie à la semaine prochaine.
Le président donne son accord pour un report de ce rendu d’avis au 18 septembre.

Une déclaration est faite par une OS visant à soutenir le secrétaire du CSEC qui a reçu un courrier de la direction suite à des discussions avec cette dernière au sujet des ordres du jour du CSEC à venir. Les trois autres organisations se rallient à cette déclaration.

L’Ordre du jour validé finalement – Présentation par les Experts DIFECOS de leur analyse des organisations futures pour les Directions Process Chimie et EOS.

1-    Revue Organisation Process Chimie
Maintien « quasi » à l’identique de l’organisation process Additifs. Restructuration complète de BCI et PE menant à la proposition d’organisation Oxo/C3/C4. Un poste d’opérateur extérieur en quart a été accordé par la Direction, soit 7 emplois au total. DIFECOS salue cette décision, qui a permis de redéfinir les postes ; un opérateur couvrira HOP, un autre la Purification, un autre le Stockage – C4 et Butadiène.
La taille très réduite des équipes conduit à l’expert à relever qu’il ne voit pas comment la Direction pourra détacher des opérateurs sur les activités de maintenance complexes, comme par exemple les IMS de Sphères.
Les questions qui se posent autour de cette organisation concernent les méthodes de travail qui seront appliquées, les back up par poste en journée et le nombre d’équipements qui resteront réellement en service, avec la charge associée.
Au sujet du poste de CO, DIFECOS préconise de maintenir un poste d’ATP dans la future organisation.
Une OS intervient pour soutenir cette analyse insistant sur le périmètre géographique très important que seront amenés à couvrir les opérateurs.
Enfin, Oxo C3/C4 va être intégré à la BT Conversion et deviendra « un quartier d’un village existant » ; l’expert pose la question des arbitrages qui seront faits au niveau des ressources de ce village. Le processus de transition devra être extrêmement soigné car il est très sensible pour ces nouvelles organisations.
La CFE CGC demande comment seront organisés les bureaux.
La direction répond qu’il n’y a rien de prévu pour le moment après la première étape de rassembler BCI/PE en SDC bloc 20 et l’affectation d’un bureau au bloc 26 pour le BTL Conversion.

Une OS demande au président si de nouvelles fermetures sont à craindre sur ces unités Oxo/C3/C4 à court-moyen terme.
La réponse du président explique que nous avons une feuille de route avec des projets à venir. Tous les projets pour 2025 ont passé les Gates 3. Il rappelle aussi que nous allons aussi avoir la mise en service du projet SO3 avec démarrage du projet au premier trimestre 2025.

Les OS listent toutes les unités qui ont été arrêtées ces dernières années et continuent d'interpeller le président du CSE Chimie.

Interruption de séance (10 min) et reprise à 11h00.

Réponses de la direction au sujet de la gestion des arrêts sur Additifs avec la nouvelle organisation. Gestion de permis : nous passons de trois à deux ATP.
Sur Additifs, il y a six arrêts sur une année dont trois nécessitent le détachement d’un ATP.
L’approche serait de continuer à détacher un ATP pour ces grands arrêts.
Sur ces périodes, il faudrait faire en sorte d’avoir les deux ATP présents, soit détacher un RCO, soit l’opérateur jour pourrait aider selon son profil.
Une OS insiste sur la nécessité de rajouter un ATP. Elle rappelle que lorsqu’il y a un incident, voire pire un accident, la pression est systématiquement mise sur les salariés. Une autre OS renforce ce message.
La même OS reste sur cette problématique en abordant le sujet des prises de gaz, effectuées sur une zone géographique aussi étendue, avec pour conséquence pour le signataire final du permis le basculement sur une nouvelle tâche et une perte de concentration.
« Nous sommes choqués que vous ne soyez pas ouverts pour rajouter une mission qui permettrait sur une durée de 18 mois pour gérer ce changement ».
Le président répond qu’il a bien entendu la question mais il n’est pas convaincu qu’il y ait un risque.
Réponse de l’OS « nous conseillerons aux salariés de se protéger et de prendre le temps. Nous vous demandons uniquement un poste d’ATP ».
Réponse du président « je ne suis pas convaincu qu’il faut rajouter un ATP».
Les OS interpellent à plusieurs reprises la direction qui refuse de revoir le plan actuel.

Second point à l'ordre du jour, la revue du rapport DIFECOS concernant la nouvelle organisation EOS. 
Pour commencer, l’expert DIFECOS mentionne que l’analyse du transfert de charge sur les postes restants depuis les postes supprimés a été fait mais est critiquable. L’arrêt des unités ne constitue pas une perte immédiate de la charge de travail.
La direction rappelle le nombre d’unités qui sont arrêtées dans le cadre du projet et explique que cela va réduire le nombre de dossier pour la division EOS.
L’expert DIFECOS poursuit : la continuité de l’expertise des ingénieurs environnement pose question. Qui pourra être le garant du maintien de cette expertise.
Une réserve est aussi émise sur le support de KLTC qui, s’il s’avérait insuffisant, conduirait à une remise en cause du plan de charges tel que défini par la Direction.

Le poste de technicien environnement est supprimé avec transfert de certaines activités vers l’assistante administrative. Les salariés ne croient pas que cette organisation fonctionne. La solution serait que les ingénieurs compensent une organisation défaillante en reprenant certaines tâches que l’assistante ne pourrait pas réaliser.
L’expert DIFECOS conclut en rappelant qu’elle recommande le rajout d’un poste ingénieur environnement, d’un technicien environnement et d’un ingénieur environnement.

Fin du CSE. Prochain RDV semaine prochaine en principe.

 

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Rédigé par cfe-cgc.-exxonmobil

Publié dans #CFE-CGC, #CFECGC, #ExxonMobil, #2024, #CSE, #EMCF

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Publié le 9 Septembre 2024

Comme à son habitude, le CSEC de ce début de semaine se déroule au Clos de la Vaupalière.
Le secrétaire du CSEC prend la parole et ouvre la séance à 9h11.
Nous reprenons la suite des présentations des rapports des experts. 
Le Président prend la parole pour demander à discuter uniquement des problèmes transverses car les présentations sont également faites dans les CSE. Le but étant d’avoir plus de temps pour répondre à nos questions.

Note CFE-CGC : nous rappelons que ce ne sont pas les mêmes personnes qui sont dans les instances CSE et CSEC et qu’il faut que tous les membres des CSEE et CSEC puissent avoir la restitution des experts afin de pouvoir soumettre un avis éclairé sur le projet.

À la suite de son intervention, une OS demande la suspension de la séance à 9h14.
La séance reprend à 9h35.

Les membres du CSEC demandent au président des réponses au courrier envoyé par le DRIEETS la semaine dernière. En effet, à la suite de la proposition unilatérale, la DRIEETS a en retour posé plusieurs questions et commentaires, notamment sur les mesures et délais et nous attendons des réponses. 
Le président confirme qu’ils ont bien reçu un courrier de la DRIEETS par rapport à leur proposition unilatérale. Ils travaillent à une réponse et nous, élus, seront en copie de cette réponse. Concernant les calendrier et ordre du jour des prochains CSEE et CSEC, il y a un délai légal à respecter.
Alors que le président rappelle qu’il respecte la loi à la lettre et dit qu’il y a deux niveaux d’information les CSEE et les CSEC et qu’il ne faut pas qu’il y ait redondance d’information, car il faut aller au plus vite pour que la période d’incertitude pour les salariés soit la plus courte possible, la salle gronde.
Le secrétaire prend la parole pour annoncer qu’il y a eu violation de manière évidente des dispositions légales relatives à l’obligation de tenter d’établir conjointement l’ordre du jour, y compris pour des réunions extraordinaires. Il s’agit ici de l’ordre du jour de la séance de la semaine prochaine que le secrétaire a reçu signé par le président sans avoir pu échanger avec lui avant. 
En réponse, le président répond qu’il n’y a qu’à annuler cet ordre du jour et à en refaire un…
Toutes les OS, s’exprime sur ce point, qui est contestable légalement, mais aussi sur le fait que le calendrier est tendu et qu’il faut qu’en CSEC soient faites toutes les présentations des experts.
Secrétaire du CSEC Sièges et Territoires (CFE-CGC) prend la parole: Pour notre CSE, il s’est terminé vendredi soir. La séance a été constructive mais nous n’avons pas abordé la partie économique et l’ensemble des impacts des réorganisations et nous souhaiterions avoir d’autres séances pour finir les discussions afin de pouvoir rendre notre avis étayé.
Le président réplique que sa réponse ne changera, c’est-à-dire que le calendrier ne sera pas revu et que les rendus d’avis des CSEE prévus normalement cette semaine et celui du CSEC prévu lundi prochain, ne seront pas décalés.
A la suite de sa réponse, une suspension de séance est demandée. (10h)

Le secrétaire reprend la séance à 10h30 et demande à la Direction de confirmer que le président va bien reprendre l’ordre du jour du CSEC du 16, et en discuter avec le secrétaire du CSEC. Le président confirme. Le secrétaire expose ensuite à ce que les 2 points suivants soient ajoutés à l’ordre du jour : 

  • Vote sur la contestation de la régularité de la procédure, de la réorganisation et du PSE.
  • Poursuite présentation des experts.

Le président propose d’en discuter en off avec le secrétaire de l’instance.  
Une OS demande que le président réponde formellement sur l’ajout de ces 2 points à l’ordre du jour.  Le président 
Le rapporteur de la CSSCT centrale demande qu’une date soit fixée pour faire une réunion.
Le secrétaire FE-CGC) Sièges et Territoires demande formellement que la poursuite des présentations des experts. La même demande est faite pour la chimie.
La Direction va étudier la question…
Les experts DIFECOS prennent la suite et démarre sur les problématiques générales sur l’emploi.
Le nombre de postes supprimés a augmenté mais le nombre de licenciements a diminué. Ceci s’explique par les postes des personnes détachées (1 poste dans la société dans laquelle ils sont détachés et 1 poste recréé artificiellement dans la société initiale. En effet, dans la version du PSE unilatérale, les salariés doivent être dans une catégorie professionnelle de la société dans laquelle ils ont un contrat).
Sur l’aspect qualitatif des suppressions de postes :

  1. Les postes qui sont supprimés car liés à l’arrêt de l’activité. Pas de commentaires de la part des experts.
  2. Les postes partiellement sur des activités supprimées. Pour cela le projet va au-delà de la suppression des activités. Mécanisme d’intensification du travail pour lesquels il n’y a que très peu d’information. Pas de nouveaux outils, méthode ou façon de faire de manière à encaisser cette charge de travail. Les experts détaillent ces points dans les analyses de services.
  3. Suppression opportuniste de postes (nettoyage de charte) : suppressions postes vacants, postes missions… Les experts s’interrogent sur la disparition de ces postes missions, notamment ceux qui sont là pour couvrir les inaptitudes, arrêts maladies, absences liées aux mandants syndicaux… Pour les experts, la Direction sera dans l’obligation de recréer des postes missions supprimés. Donc cela pose la question de l’intérêt de les supprimés. Il y a des postes missions sans lesquels les organisations ne peuvent fonctionner. Il y a une occasion loupée de les pérenniser.

Le président du CSEC (C Amyot) prend la parole pour répondre aux experts :  Sur les postes missions des concessions ont été faites mais il y a aussi nécessité à agir pour la compétitivité du raffinage…
Une OS parle du SBF côté Ersas.
M. Mirgone qui dit qu’il y n’a pas d’accord sur le SBF côté Ersas, mais qu’il y en a un du côté de EMCF. 
Une OS rappelle qu’il y a un accord obsolète au niveau de l’UES et que le chiffre de 7.2 qui est avancé par la Direction en instance n’a jamais été expliqué. S’en suit une discussion sur le travail en quart, le SBF et l’organisation du travail.
M Mesnil répond qu’il n’y a pas eu de modification de charte côté raffinerie et que pour donner suite aux discussions en instances des postes missions ont été conservés. Une OS précise qu’il y a eu 14 suppressions de postes, mais que 7 missions ont été créées. Ce qui fait 7 postes supprimés et que donc la charte de la raffinerie a bien été modifiée.
Les experts DIFECOS reprennent la parole est précisent que leur angle d’analyse est de s’assurer des conditions de travail, de la santé et sécurité des personnes et que leurs commentaires mettent en lumière des points questionnables concernant la robustesse des organisations cibles.
Le président reprend la parole et dit que les organisations ne se calibrent pas en fonctions des imprévus. 

Les experts DIFECOS continuent : l’organisation cible telle que dimensionnée ne pourra pas fonctionner sans recréation de postes missions. Il y a des incertitudes, mais il y a des éléments historiques qui montrent qu’il y a des vrais besoins de postes missions. C’est une occasion manquée, un manque de performance, une perte de compétence que de supprimer ces postes missions.

11h20 : le cabinet Alixio, qui a assisté la Direction sur ce projet, rentre dans la salle afin d’assister à la présentation des experts DIFECOS.
DIFECOS reprennent leur présentation. Ils mentionnent l’impact fort sur le collectif de travail. Pour eux, le projet ne précise pas comment cette transition va être faite. Les situations organisationnelles vont être tendues. Il y aura également un problème des compétences restantes.
Ex LOGF, la moitié des effectifs pourrait être revu.

Les experts DIFECOS précisent qu’ils ont rencontrés environ 350 salariés. Le sentiment est que l’engagement des salariés qui avait été écorné en 2021 l’est encore plus désormais. Il y a clairement une perte de confiance sur avenir plateforme. Concernant le Siège, les salariés se posent des questions sur son avenir (en RP ou en Normandie). Pour tous, le sentiment qu'on prépare une cession de la plateforme est très fort.
Direction (Mirgone) : Il y a une mise à jour de la feuille de route pour années futures. La liste des projets approuvés pour 25 et 26 est connue. Ensuite, le site deviendra très compétitif.
CFE-CGC : pensez-vous que le site restera compétitif avec tous les départs des salariés ?
Direction (Mirgone) nous devons travailler tout cela et nous nous ajusterons.
Une OS : vous ne nous parlez que des années 25 et 26. Est-ce que cela veut dire qu’au-delà de 26, le site aura une autre bannière qu’ExxonMobil. 
La Direction (C. Amyot) : qui sait où nous serons dans 5, 10 ans ?
La salle s’indigne et s’en suit des questions sur l’avenir d’EM en France. La Direction ne parvient pas à rassurer les membres du CSEC.

Profitant d’un flottement, les experts DIFECOS interviennent :  
« Personne n’a pu ou n’est prêt à engager un échange authentique sur les organisations cibles, les uns étant abasourdis par l’ampleur des réorganisations, les autres par la crainte de perdre son emploi, le management intermédiaire étant dans l’attente de la fin de la procédure d’information et consultation, et les représentants du personnel envahis par un calendrier social trop dense pour permettre un examen détaillé des enjeux organisationnels.
Cette situation est un piège qui expose les différents collectifs de travail à sous-estimer les problèmes organisationnels que posent le projet, avec tous les risques professionnels et industriels que cela sous-entend. En effet, nous allons voir dans le détail des services que de nombreuses questions sont en suspens dans plusieurs services, et que nous identifions des risques particulièrement élevés sur les organisations cibles.
Or, c’est avant la fin du plan que les ajustements sont à faire. Et ces ajustements ne peuvent être réalisés en pertinence qu’à partir d’une confrontation entre le projet et les remontées des équipes. »
La Direction (M Leonardi) : pas mal de discussions ont été faites avec les équipes, il y a eu des répartitions de rôle ou maintien de position notamment à l’inspection, au Scan. Ces conversations ont eu lieu certainement après le passage des experts.
CFE-CGC : il faut regarder le projet dans son ensemble. On parle de l’avenir des salariés. Les salariés ont fait face à un traumatisme à l’annonce du projet. Ensuite ils ont dû faire face au traumatisme à la découverte des nouvelles chartes de la Direction. Puis maintenant ils font face au traumatisme des moyens mis sur la table pour le PSE unilatérale. Il faut redonner aux salariés confiance et donner aux personnes qui vont rester l’espoir qu’ils ne seront pas plus mal traités.

La Direction ne répondant pas, DIFECOS poursuit sa présentation par une critique de l’analyse faite par le cabinet Alixio. Le premier point concerne le diagnostic initial : le cabinet Alixio est partit du postula que tout va bien dans les organisations actuellement. Ensuite il n’y a pas de vision globale du projet, chaque poste est présenté un par un sans présenter le modèle global. Ensuite, les salariés ont confirmé lors des entretiens avec DIFECOS que leurs tâches ne correspondaient pas du tout à ce qui était dans le rapport Alixio. Celui-ci ayant été construit à partir des fiches de postes et non de la réalité. Le point final qui pose souci concerne les tâches restantes. Il y a un échec d’identification de ses tâches orpheline et de comment et par qui elles seront traités.
La Direction (M Leornardi) : sur la construction des organisations futures, les directeurs de fonctions (Maintenance, Engineering, etc) font partie de ceux qui ont conçu la future organisation. Je confirme que l’analyse de la charge existante n’a pas été faite, nous avons fait l’analyse de la modification des charges uniquement.

Alixio prend la parole et présente sa mission. Dispositif de prévention des RPS (recensement de ce qui existe, dispositif qui sont comparable groupe expression). Mesure de l’impact du projet en termes de conditions de travail au travers de 12 facteurs. Ensuite, la nature du projet amène des impacts qui sont qualifiés et ils proposent des réponses.  Alixio confirme qu’ils n’ont discuté qu’avec le management et l’équipe projet et que le fait de ne pas discuter avec des salariés est un processus normal dans un processus de consultation.
CFE-CGC : avez-vous eu les rapports d’expertises des PSE précédents ou les autres projets, sur lesquels il y avait les dimensions des charges de travail.
Alixio répondant à côté de la question, nous réitérons plusieurs fois notre question.
Alixio : Oui nous avons eu des rapports. Nous n’avons pas suivi à la lettre les recommandations des experts mais nous avons adressés les points soulevés. 
Une OS interpelle Alixio sur les pourcentages indiqués dans la répartition des tâches, qui sont en dizaine (10%, 30%, 60% etc..).  
Alixio : sur la charge de travail : ces fiches ont été réalisées à partir des fiches de postes et des discussions avec la Direction. 
CFE-CGC : ces chiffres sont donc ceux donnés par la Direction ?
Alixio : oui c’est ça.
Une OS exprime le fait que les directeurs n’ont pas une connaissance assez précise de ce que fait chaque salarié dans son organisation. 
CFE-CGC : cette analyse a 2 problèmes méthodologique : une évaluation de charge faite à trop haut niveau par des directeurs qui ne connaissent pas le détail. Deuxièmement, concernant le détail, il s’agit d’un exercice de figure imposé. Vous êtes partis du résultat et vous tentez de justifier à rebours le résultat auquel on veut arriver. Ces points mettent en cause la fiabilité et la crédibilité des analyses que vous avez faites
Alixio : non cela n’a pas été fait comme ça. On a exposé des tableaux qui ont des transferts de charge résiduels.
La Direction (M Léornardi) : Alixio a rappelé qu’au départ il y a la confidentialité et donc le détail n’y était pas forcément. Mais on ne parachute pas des directeurs qui viennent de nulle part. Mais il y a énormément d’exemples dans lesquels nous avons eu des questions posées et dans certain cas nous avons revu les chartes et répartitions de travail suite à discussion avec les équipes.
CFE-CGC : Ce qu’on vous dit c’est que comme ce travail ne prend pas en compte la charge actuelle des postes, cela reste théorique et ne tient pas la route. Les salariés ne se reconnaissent pas dans les charges de travail de ce document. Pourquoi la notion de backup n’apparait pas ? Nous reconnaissons qu’Alixio a travaillé avec les documents qui lui ont été fourni et nous voyons bien le biais qu’il y a dans cette analyse. 
Ni Alixio ni la Direction ne répond.
CFE-CGC : M Leonardi vous nous avez indiqué qu’il y a eu une première étape avec Alixio et ensuite que vous avez pris en considération des points qui vous ont été indiqué par les salariés, mais aussi par le rapport de nos experts DIFECOS, et qui ont permis de revenir sur des suppressions de postes. Mais ce rapport a été fourni il y a peu, donc on se trouve privés d’échange sur les points soulevés par celui-ci. Il est dommage que les contraintes calendaires nous privent d’une vraie discussion autour de ces points, et nous privent de potentiellement sauver postes. Par manque de temps vous allez mettre des salariés dans des situations difficiles.
M Leonardi : Nous avons reçu le rapport des experts il y a peu mais pour l’organisation Engineering il n’y a pas de surprise. De plus nous avons eu des discussions très nourries en CSEE.

Une autre OS rebondit sur le fait que les charges de travail n’aient été faite que par les Directeurs.
La Direction cite quelques exemples histoires de calmer la salle, et conclue en disant que le but n’a jamais été de donner la charge de travail de l’organisation finale. 
Sans surprise, les questions sur ce sujet continuent de fuser dans la salle. En effet il semble difficile de faire un projet de réorganisation sans prendre en compte la charge initiale.

CFE-CGC : à quel moment dans le processus la liste des postes à supprimer a été faite ?
Alixio répond que ce ne sont pas eux qui l’ont faite et qu’ils ont fait l’analyse sur les charges de travail restantes.
Nous comprenons de cette réponse que les postes supprimés ont été décidés en amont de l’analyse par Alixio.

CFE-CGC : les suppressions de postes dans une organisation sont uniquement justifiées par le transfert de charge vers des pays à bas couts.
Alixio confirme.

DIFECOS : la lecture du rapport montre que ce sont des analyses de tâches mais pas de charges. C’est nécessaire mais il faut le compléter par une évaluation du travail réel sinon il y a des erreurs.
CFE-CGC : cela devrait être un processus itératif à partir d’un postulat de base or nous n’avons pas vu ces itérations et c’est cela qui pose problème. 
M Leonardi : Alixio me rappelle que pendant que le livre 2 était travaillé (future organisation) le livre 4 était travaillé (conséquences sur la santé et la sécurité). Donc il est là le côté itératif. Mais bien sûr ceci était avant le 11 avril pour des raisons de confidentialité.

Une OS : comment avez-vous considéré l’ancienneté / expertise des gens qui sont actuellement sur le poste.
Alixio : il y aura des formations ad hoc.
La salle réagit. 
M Leonardi reprend la main : il s’agit du cas par cas. Chaque superviseur étudie son service en fonction des profils des salariés. Et je soutiens le commentaire des experts DIFECOS il faut qu’on clarifie au plus vite les plans de formation 
CFE-CGC : il est nécessaire d’aller plus loin. On en tend M l’expert s’alarmer sur un poste qui gère la cybersécurité des automates. Ce poste est supprimé, mais aujourd’hui il n’y a aucune réponse ni en local ni en central et cela nous interroge sur le processus pour adresser les imperfections et questions du plan.
M Leonardi : le point ICSR, il faudra y répondre. Certaines réponses ont été apportées dans les instances. C’est le seul élément que je puisse mettre sur la table.

Interruption de séance pour le repas de 13H14 à 14h35.
Le cabinet Alixio reprend avec leur dernier point d’accompagnement :  la mise à jour du DUER.
Les experts DIFECOS constatent que les documents uniques qu’ils ont n’ont pas été mis à jour notamment sur la prise en compte des risques 
Alixio : cela a été fait Sièges et Territoires et NDG. En ce qui concerne la partie Sièges et T, ils se sont basés sur la grille qui existait, et ont travaillés avec le médical et la CSSCT.
Pour NDG (chimie et raf) l’analyse poste par poste n’a pas été mis à jour mais seulement une partie globale.
Une OS : pourquoi les CSSCT Chimie et Raf n’ont pas été impliqués dans cette mise à jour.
M Leonardi : la personne qui a piloté cette mise à jour travaille avec les CSSCT.
M Mirgone explique que s’il n’y a pas eu de CSSCT côté raffinage c’est parce que les membres n’en ont pas fait la demande. « Je m’arrête là » dit-il en posant son micro.
CFE-CGC (à Alixio) : au-delà des demandes vous l’avez dit vous avez établi le DUERP avec les membres du CSSCT. Pourquoi n’avez-vous pas fait la réflexion à la Direction quand vous n’avez pas vu la raffinerie et la chimie ?
Alixio :  nous nous en sommes tenus à notre cahier des charges, la dimension juridique n’a pas été adressée.
Le rapporteur de la CSSCT de la raffinerie rappelle qu’il a demandé le 22 aout à ce que les réunions de CSSCT se fassent mais que les dates proposées correspondaient à des dates déjà occupées par des prépa ou plénières CSE ou CSEC.
M. Mirgone déclare alors que les élus de la CSSCT côté chimie sont plus organisés que ceux du raffinage. 
Les élus raffinage « apprécient » ce commentaire.
DIFECOS s’adresse à la Direction et les invite à soigner le Document Unique avec les instances. Notamment la question des back up qui n’est pas adressée dans l’estimatif de charge de travail post mise en place du projet.
M. Léonardi réplique en déclarant que les back up sont vraiment spécifiques à la partie dont on parle. Et que « pour les équipes jours en particulier pour les périodes de vacances scolaires, c’est la réduction d'activités qui est mise en place et la charge de travail est décalée dans le temps. Dans le cas où il y a des enjeux de continuité c est abordé dans les instances. »
Ces propos sont contredits immédiatement par une OS qui précise qu’il est courant que pendant les phases de back up on fasse plus d’heures.

DIFECOS reprend : le fait de ne pas évaluer la charge de travail des postes non modifiés pose question car ils vont recevoir des activités non prévues.
Une OS indique que les salariés sont inquiets car si la corp maintient son niveau d'exigence cela représente du travail.
M Léonardi prend la parole et répond sur le principe des back up à trois, qui pour lui est abandonné.
Chose immédiatement contredite par une OS qui cite le cas du planificateur additif et des 2 SAO Additif qui sont en back up à 3. Cette même OS demande une liste complète des back up.
Le Président, C Amyot, apporte une réponse à la question des exigences de la coorp. S’il promet qu’il n’y aura pas de compromis sur la sécurité, par contre il précise que sur les autres aspects, la corporation a adapté une approche basée sur le risque qui apporteront une relaxe sur les aspects controles.

CFE-CGC : sur le même sujet, si nous revenons sur le poste d’expert ICSR, il passe 30 à 40% de son temps sur les audits. Néanmoins on a supprimé le poste. Le suivi du dernier External Assessment a duré six mois et a impliqué des personnes bien au-delà de cet expert. Comment cela sera géré après la disparition de ce poste ?
C Amyot ne répondant pas DIFECOS reprend la parole et commente le nombre d’électricien moyen terme qui est trop faible (il en manque 1.2).
Concernant les RPS, DIFECOS indique que l’ampleur du projet et son impact sur l’emploi sont de vrais changements. Pour eux, on est en santé au travail quand on a l’impression que l’on parvient à faire bouger les choses. Dans le cadre d’un PSE, les salariés qui perdent leur travail auront besoin d’une maximisation des moyens mis à leur disposition pour rebondir.
L’autre axe est de trouver comment redonner du pouvoir d’agir à des salariés dont l'activité est modifiée. DIFECOS pense que le livre 4 n’aborde pas tous les RPS ; on surdimensionne les problèmes d'attitudes, de comportements... La problématique des émotions est survalorisée...Elle est en rouge partout alors que pour les experts DIFECOS ce n’est qu’une problématique temporaire. Selon eux, il manque la question de la reconnaissance, de qualité de travail (notion de travail empêché). 
M Léonardi : chez nous les équipes discutent entre elles, entre professionnels. Les équipes peuvent modifier la façon dont elles travaillent. Il nous arrive de travailler sur le fonctionnement de l'équipe pour que les équipes travaillent mieux. 
La salle réagit : « quand on vous écoute, c’est merveilleux, mais les salariés ne sont pas de cet avis. Vous mettez les salariés au pied du mur avec vos calculs... »
DIFECOS : les collectifs n’attendent pas toujours le management pour en parler, mais attention le pouvoir parler n’est pas le pouvoir d’agir. Et c’est là aussi où c’est dangereux.
DIFECOS : Outre les dispositifs de prévention déjà déployés au sein des sociétés EMCF, ESAF et ERSAS (DUERP, Prévention des accidents, Programme d’Aide Psychologique, PAPRIPACT), le livre 4 décrit un dispositif renforcé de prévention des RPS. Malgré la promesse d’une démarche préventive, dans les faits, les actions imaginées ne sont que des actions curatives très insuffisantes.
Les personnes d’Alixio, ayant d’autres impératifs, quittent la salle à 15h25.
DIFECOS continue avec la partie Air Gaping. Le projet est complexe par l’ampleur mais reste maitrisable s’il peut s’appuyer sur des ressources adaptées en effectifs et compétences. Néanmoins, avec les licenciements et mobilités internes à venir, cela risque d’être un frein à la réussite du projet et parle même d’une situation de blocage. 
M. Mesnil confirme que pour l’instant aucun salarié n’a accepté de venir travailler sur l’Air Gapping.

DIFFECOS : Concernant l’Air Gaping, les experts ne feront pas de commentaire sur le volet technique cependant sur le volet compétence ils insistent sur le fait qu’il faut réussir à mobiliser les effectifs et dans ce contexte particulier cela déstabilise l’organisation du site. Si on regarde les calendriers et la mise en sécurité des installations, il faut réussir à mobiliser les personnes dès maintenant. On sait que cela a avancé, sauf côté chimie de base. Il faut trouver un équilibre entre l’engagement et la reconnaissance. Aujourd’hui la situation est déséquilibrée car cela demande un fort engagement mais il y a un manque de reconnaissance (surtout financier). Si ce déséquilibre perdure et qu’on va sur la voie de la contrainte, il risque sera maximisé. 
Le recours potentiel à des ressources de l’organisation cible pour combler un déficit de ressources en 2025 et au-delà serait contraire au principe de dimensionnement de ces organisations pour lesquelles les évaluations de charges excluent ces activités qui n’entrent pas dans le périmètre des installations conservées. Cela s’applique aux compétences « cœur de métier » (Process, Maintenance, Technique) mais aussi à des compétences « support » non prévues dans l’organisation « Air gapping ».
Lors de l’information-consultation, les discussions tardives sur le sujet n’ont pas permis d’aboutir à des accords sociaux dans le cadre global du PSE. Ces accords restent donc à bâtir pour que le personnel mobilisé sur l'Air Gapping avant leur départ soit clairement intéressé aux résultats. Le problème de ressources sur un tel projet renvoie plus généralement au manque de ressources globales dans l'organisation cible pour faire répondre aux "événements" hors routine, comme nous le verrons dans le cœur de rapport, appelant à disposer de plus de marges d'ajustement dans l'effectif plateforme.

CFE-CGC : on risque d’arriver à un goulot d’étranglement entre les activités IE25, Routine et Air Gapping.
M. Mesnil : IE25 sera prioritaire par rapport à l’Air Gapping.

DIFECOS : nous insistons sur l’enjeu sécurité de la bonne préparation de la mise en sécurité des unités et de l'Air Gapping pour ne pas mettre en danger les entreprises extérieures lors de l'exécution de l’air Gapping et du démantèlement.
C. Amyot : Il est très difficile de demander aux salariés de se projeter. Dans les prochaines semaines quand tout se sera décanté sur l'I&C et sur les meilleures conditions possibles alors on sera dans la phase de remontée sur la courbe de motivation pour chacun des salariés.

Après une courte pause, nous reprenons avec des sujets divers. La Direction indique que la période de transfert du CET au PERCO sera avancée, une information sera envoyée aux salariés le 13/09.
CFE-CGC : allez faire de même pour le rachat des RTT ?
Direction : non !
Le sujet étant clos, nous passons à l’approbation du PV du 07 Juin, approuvé à l’unanimité.
Les experts DIFECOS passent donc au point POI et alertent sur le nombre réduit de pompiers mobilisables (la réduction se portant sur le nbre de pompiers auxiliaires) alors que le scénario majorant demande le même nombre de pompiers qu’actuellement. Il n’y a donc plus de marge de manœuvre. 
Pour la Direction il n’y a pas de soucis, le nombre semble cohérant avec les activités… 
Une OS demande à la Direction d'ajouter des pompiers permanents dans chaque ligne de quart, ce à quoi la Direction répond non. Les OS insistent en disant que lors du dernier incident, les salariés concernés disent qu’ils ont eu beaucoup de chance car il n’y avait pas de congés. La Direction reste sur son point de vue.
DIFECOS reprend en ajoutant qu’ils n’ont pas eu la nouvelle version du POI et que donc ils n’ont pas plus analysé ce point.
Une OS demande comment cela se passera dans le cas majorant (feu sur 2 unités par exemple), car cela semble impossible suivant ce qui a été prévu par la Direction.
La Direction promet une réponse sur ce point.
DIFECOS a maintenant fini les présentations transverses et attaque le détail des différents établissements. Ils commencent par les conséquences sur les Directions ESAF (achats, RH, EMIT, commerciales EMCF). 
Pour les salariés du Siège, une des craintes est le risque de transfert du Sièges vers Gravenchon et déplorent d’être maintenu dans le flou sur ce sujet. Ce point aurait un impact sur le volontariat. Fin de bail prévu en 2025. 
De plus les salariés ne se reconnaissent pas dans les tableaux de la direction, notamment les activités et charges de travail.  « Dans l'écart entre ce que définit la direction comme charge et la réalité que perçoivent les salariés, se trouve caché un enjeu majeur : la santé des salariés ».
Pour les colocated n’ayant pas de liens avec les activités chimie, le sentiment d’iniquité est très fort car ce choix a été fait par les Directions sans expliquer la motivation aux salariés et aux instances.
CFE-CGC : pour l’organisation MidStream qui perd les dépôts de Lyon et Toulouse et Fos, certains salariés nous interroges sur le devenir de leurs postes.
CFE-CGC : pour les postes colocated non en lien avec l’arret des activités, les salariés ne comprennent pas et nous non plus cette suppression. On nous parle de compétéitivité mais nous rappelons que certain de ses salariés ne coutent rien…
DIFECOS : au sein des directions Achats et juridiques les salariés se disent très chargés et n’envisagent pas une baisse de leur charge de travail avec le projet annoncé. Nous préconisons le maintien à iso effectif.
Pour l’organisation EMIT, le transfert vers GBC des activités mènera en plus un isolement de la personne qui va être perçue comme la représentante de cette fonction et par là-même susceptible de répondre à toutes les demandes. Ces changements créent des tensions.
CFE-CGC : concernant le transfert des activités, pour la partie achat, ce qui était resté en France ce sont des contrats de service par ce qu’il y a un fort contrat d’interaction entre les utilisateurs et les acheteurs. On est en permanence en train de modifier ces contrats donc il y avait une vraie raison pour laquelle ces contrats sont restés en France. Le transfert de ces activités à Prague ne semble pas une solution efficace.
DIFECOS : pour la partie juriste, la nouvelle charte laisse penser qu’un juriste peut remplacer un juriste. Mais la réalité est autre. Chaque juriste a une spécialité. La suppression d’un poste rendre difficile l’activité. De plus, concernant la suppression du poste de l’assistante n’est pas justifié. Le tableau ne montre pas le détail de l’activité réel. La question se pose concernant les tâches orphelines.
Tout cela a fait naitre un sentiment de déloyauté au siège social.
CFE-CGC : l’exemple du juridique est à l’exemple de ce qui a été dit ce matin sur la charge de travail réel. Nous déplorons, au-delà de la perte de compétence, cette approche et le fait de ne pas avoir tenu compte de la surcharge de travail.

Une question est posée concernant l’IM et le transfert des activités achat à Prague. 

Avant d'y répondre, la Direction (M. Marcelin) préfère répondre aux questions posées : 

  • Pour le sujet du déménagement, une étude sera menée en 2025. Le bail va jusqu'à fin 2025.
  • Pour les colocated cela a déjà été discuté. 2 justifications : arrêt vapocraquer et compétitivité, donc réduction de l’empreinte du groupe et donc impact sur les colocated.
  • Charge de travail achat : du fait de l’arret des activités il y aura une baisse et donc des contrats à retravailler. Il y aura bien transfert d’une majorité de contrats à Prague. 
  • Concernant l’isolement, les managers sont présents donc pas d’isolement.
  • Concernant le point focal, notamment EMIT, la réponse est claire, cette personne ne fait pas de support utilisateur, elle fera uniquement des études de digitalisation.
  • Pour le juridique, le directeur juridique a dit que pour lui les postes sont généralistes. 
  • Sentiments de déloyauté : c’est un risque que nous avons identifié. On est conscients de cela et nous devons travailler ce sujet. 
  • Pics d’activités sur les juristes : on fera appel à des avocats conseils si besoin.

M. Mirgone prend le micro (car la question revient sur la table) : concernant l’IM et le transfert des activités achat à Prague, les compétences seront compensées par les équipes de Prague. 

DIFECOS revient sur l’histoire du déménagement. « Il s’agit d’un choix politique, je ne comprends pas pourquoi on reporte un signal (rester en RP ou bien aller à NDG) cette décision. On échappe à un vrai levier de RPS sur ce sujet. »
Un dernier commentaire de DIFECOS sur la Direction commerciale : sur les 16 postes supprimés : 5 sont occupés par des représentants du personnel. 1 seul poste est concerné par l’arrêt des activités chimie.
La Direction rappelle que ce n’est pas parce qu’on est sur un poste supprimé qu’on part.
CFE-CGC : dans cette Direction, 100% des postes des élus sont supprimés, on est en droit de se poser des questions.
La séance est suspendue à 17h39. Nous continuerons la présentation des services la semaine prochaine.

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Rédigé par cfe-cgc.-exxonmobil

Publié dans #CFE-CGC, #CFECGC, #ExxonMobil, #2024, #arret chimie, #CSEC

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Publié le 5 Septembre 2024

Présents : Les Experts du cabinet DIFECOS, Toutes les OS, représentées par vos élu(e)s et l’ensemble de la Direction est présente excepté MM Canal, Vivier et Gaudin.
Nous débutons comme pour le CSEC par la présentation du rapport économique par le cabinet DIFECOS.
1-    Revue du rapport économique
ExxonMobil est une des sociétés les plus importantes dans le monde.
Le Groupe ExxonMobil est le plus performant de toutes les majors pétrolières.

Le renforcement de ExxonMobil actuel se fait au niveau mondial mais aussi au niveau de l’affilié français, notamment concernant les sociétés de raffinage. La somme des résultats nets de Esso S.A.F (qui inclut Worex et Esso Raffinage SAS) dépassent le milliard d’euros de 2020 à 2023, malgré une année 2020 avec un résultat net de -634 Millions d’Euros.

Concernant la Chimie qui est constituée de Infineum et de EMCF, la situation de Infineum est très solide.
Seule la situation de EMCF est alarmante. Perte de 600 M€ sur les années 2020 à 2023.

Avec le projet d’arrêt du vapocraqueur, la chimie se réduit à Gravenchon à l’activité de dérivés HOP, aux opérations de Infineum, et au trading sur la France (vente par EMCF de la production de PE provenant des USA).
Cela représente en même temps une décarbonation de la plateforme (900kt/an d’émission en moins sur les 2600kt/an que représentait la plateforme avant l’arrêt), pour rappel la phrase de la Direction Générale d’Esso SAF « On ne pourra pas tout décarboner ».

La plateforme de Gravenchon présentait des atouts qui sont remis en cause suite à la mise en place de ce projet.

La présentation de l’expert est interrompue.
La direction est interpellée par plusieurs OS  sur cet arrêt de la chimie qui va à contre sens de ce qui a toujours été dit sur la plateforme : « la force de Gravenchon c’est son intégration entre la chimie et le raffinage ». 
La direction essaie de répondre, mais sans parvenir à convaincre totalement l’audience.
Une OS fait remarquer que ce changement de paradigme ne peut que générer de la défiance auprès des salariés.

La présentation de l’expert se poursuit. 
Il explique que malgré leur demande ils n’ont jamais pu interviewer un responsable de la décision en dehors de l’affilié.
Il mentionne que la perte de la chimie va affaiblir la plateforme, si on se fie aux analyses des grands cabinets d’audits.
La réponse qui lui a été fourni d’impossibilité de redresser les résultats de la chimie ne l’a pas convaincu.

Le président du CSEC interrompt l’expert. Il souligne que le problème pour la chimie va au-delà de Gravenchon et est européen. Il cite Lyondell Basell qui vient d’annoncer des révisions stratégiques pour six de ses sites. Le président attribue ces problèmes de rentabilité de la chimie aux couts énergétiques en Europe.

L’expert mentionne que ExxonMobil dispose de solides moyens pour proposer une stratégie alternative à celle qui a été proposée. ExxonMobil aurait pu s’inspirer d’Ineos qui essaie de se renforcer sur le marché européen.
Il indique aussi que le marché en Europe est un gros marché, stable et à l’abri des tensions internationales bien que touché à ses frontières par le conflit russo-ukrainien ; ce point ne semble pas vraiment avoir été pris en compte par ExxonMobil.

L’’expert DIFECOS résume son propos par : « Nous n’adhérons pas à votre vision qui consiste à dire toute la pétrochimie européenne est terminée ».

Finalement DIFECOS pense que l’approche choisie par ExxonMobil pour traiter son activité pétrochimique en France doit conduire à s’interroger sur la volonté de ExxonMobil à maintenir son engagement en France.
 

La plateforme de Gravenchon présentait des atouts qui sont remis en cause suite à la mise en place de ce projet.

Le président est interpellé sur les études qui ont été faites pour essayer de trouver des alternatives à l’arrêt.

DIFECOS reprend et présente les coûts liés au projet.
Tout d’abord l’impact pour la plateforme ,
Impact défavorable pour la plateforme de 36M€ (16 M€ de coûts alloués et 20M€ optimisation des molécules).
Ce projet aura aussi un impact sur la compétitivité des activités de raffinage.

Au sujet du cout global du projet s’élève à environ 370M€ :
-    Démantèlement ~57M€
-    PSE – Gestion sociale 150M€ (selon ce qui était proposé le 26 Juillet 2024)
-    Autres, dont salaires 2025, et les activités techniques telles que (air gapping, consultants, litiges, ségrégation) représentent 150M€.
La direction est interpellée pour la troisième fois sur le coût de la proposition soumise à la DRIEETS. Elle répond qu’elle a commencé ce travail et qu’elle va répondre.
DIFECOS commente : « En tout cas ce point est important pour ce que l’on appelle le dialogue social et nous avons été surpris de devoir énormément insisté pour avoir des chiffres. Par ailleurs ces chiffres étaient moins précis que ceux qui nous sont remis habituellement dans ce genre de situation ».
DIFECOS présente une étude de maintien en service de la Chimie en prenant certaines hypothèses. 
Des investissements à l’IM 2028 -détail non fournis en séance- auraient pu permettre de revenir à une situation profitable de la chimie si les marges s’étaient améliorées. ExxonMobil avait étudié cette option mais a refusé de prendre ce risque qui aurait conduit à un retour de la rentabilité pour la chimie au mieux en 2029 avec des marges faibles. DIFECOS passe à la vision du raffinage :
DIFECOS « Quand on a demandé d’avoir une visibilité sur les résultats futurs du raffinage on nous a présenté des valeurs hors projets, basées sur des marges moyennes et modérées. On s’aperçoit que la Raffinerie est considérée par ExxonMobil comme rentable. Les projets, hors SAF, peuvent améliorer la compétitivité de l’ordre de 60M$/an. Dans la globalité la décision prise d’arrêter le Vapocraqueur interroge vu la position forte du raffinage et donc de la plateforme »

L’expert poursuit.
Présentation des projets prévus pour la raffinerie, ROPE, LEFE, BEG, GRAAL avec une rentabilité ~50M€.
Le projet SAF (Sustainable Aviation Fuel) a été porté à la connaissance des experts mais sans aucune garantie.
DIFECOS insiste sur la pression forte mise sur les coûts des IM à venir.

On passe aux impacts santé, sécurité et conditions de travail liés au projet.
DIFECOS remercie toutes les personnes qui ont accepté de répondre aux interviews, y compris la direction.
On débute par les problématiques transverses, L’expert DIFECOS :
« Bilan emploi, remis à jour suite au document unilatéral transmis à la DRIEETS fin aout : le nombre de personnes qui devront quitter la société à l’issue de la mise en place du plan a baissé de 54 par rapport au plan initial suite à des départs CFC, retraites, démissions, postés crées suite demandes en CSE.
On constate dans ce plan des suppressions opportunistes de postes.
Les personnes qui vont rester seront impactés par des changements au niveau des autres organisations qui vont leur rajouter du travail. »
Une OS réagit et qualifie le projet de plan de compétitivité caché dans le cadre de l’arrêt de la chimie.
DIFECOS confirme et précise que du détail va être présenté pour la maintenance et ingénierie. 
L’expert reprend :
« Le projet a choqué les salariés d’autant plus qu’il y a encore quelques mois on leur parlait de Gravenchon 2050. Cela a conduit à une rupture très forte du compromis social chez Exxon, qui était fondé sur des exigences fortes envers les salariés qui en contre partie se voyaient proposés des opportunités de carrières attractives. Le contrat est rompu.
Un point semble très problématique : le plan va bouleverser les collectifs de travail. Il y aura un gros chantier d’apprentissage à envisager, ce qui inquiète les salariés et les chefs de service. La position de la direction est très attentiste quant à cette situation. Aucune information n’a été donnée sur la méthode qui sera mise en place pour gérer la transition.
Les salariés ont de façon unanime exprimer leur grande inquiétude quant au fonctionnement futur du site. On considère que la manière dont la charge a été évaluée pose un questionnement futur. L’évaluation de la charge de travail effectuée par la direction n’est pas assez précise et détaillée. DIFECOS a critiqué cette évaluation.
Le point de départ de la direction pour évaluer la charge de travail se base sur le fait que tout se passe bien aujourd’hui mais ce n’est pas le cas. Des salariés ont montré un certain énervement à la lecture de ces tableaux qui ne représentaient pas réellement leur travail.
La question des back up n’est jamais prise en compte dans ces tableaux.
Le projet prévoit de supprimer les trois préparateurs électriciens de la Maintenance Centrale sans préciser où irait cette charge. 
On a un questionnement général sur le modèle qui n’est pas abordé. Le traitement s’est fait poste à poste sans réfléchir sur le fonctionnement global. Quelle est la stratégie de la direction pour le site de demain ? La Direction a indiqué qu’il n’y aurait pas d’externalisation supplémentaire. Ce n’est pas le cas pour la maintenance des pompes ni pour les autres activités.»
DIFECOS conclut : « les principaux enjeux organisationnels ne sont pas identifiées et il y a une ambition trop importante d’optimisation. Il n’y a pas eu de contrôle précis de ce qui était proposé par des personnes compétentes puisque la direction a décidé de travailler seule pour définir l’organisation une fois le projet d’arrêt de la chimie mis en place. »

La direction répond qu’elle ne norme pas le travail de ses salariés auquel elle accorde une autonomie élevée.
La CFE CGC intervient pour mentionner que la suppression des postes d’électriciens à la Maintenance va augmenter la charge de travail des spécialistes électricité et qu en période de vacances cela génèrera des arbitrages.
Pas de réponse de la part de la direction.
S’ensuit un débat.
DIFECOS reprend:
« L’absence d’évaluation sérieuse de la charge de travail expose les organisations à des dysfonctionnements à venir. Par exemple, très peu d’indicateurs sont mobilisés pour évaluer cette charge. Pour illustrer ce propose, les salariés ont réagi à plusieurs reprises en indiquant que la situation future du site étant inconnue il était compliqué de calculer précisément la charge de travail.
La notion de collectif n’est pas prise en compte au-delà des services d’appartenance des postes. Par exemple la question de la fonction de l’ICSR est transverse. Vous allez faire face à une réduction du nombre de personnes et avoir un effet de masse. Pour les back up, 25% du temps un poste n’est pas tenu. On va arriver à des niveaux de tailles critiques et il y a eu une absence de réflexion sur ces sujets. »
Une OS interpelle la direction « Vous n’avez pas répondu à la question de la sous-traitance ? »
La direction répond « cette question est ciblée maintenance et le directeur DMG n’est pas là ».
Une autre OS « à l inspection aussi il y a de la sous-traitance ».
La direction refuse de reprendre l’analyse qui a été faite et considère que la restitution du rapport ne doit pas conduire à une révision des effectifs.
Une autre OS réagit vivement.

DIFECOS reprend il leur reste à traiter la partie RPS et air gapping.
DIFECOS interpelle la direction « Tout va aller très vite…Comment allez vous trouver de l’adhésion auprès des salariés pour transférer des connaissances ?
Le transfert de compétences doit être anticipé en utilisant le calendrier social et il se pourrait que vos salariés manquent de temps pour se former. Vous devez anticiper cela. »
Arrêt pour repas et reprise à 13H15

Reprise.

Déclaration d’une OS. Toutes les OS s’associe à cette très belle déclaration demandant à ExxonMobil de traiter avec respect ses salariés et d'améliorer le traitement de ceux-ci.
DIFECOS débute en citant le philosophe Canguilhem pour lancer son bilan sur les RPS « je me porte bien dans la mesure où je sens capable de porter la responsabilité de mes actes, de porter des choses à leur existence… »
DIFECOS explique : « pour les personnes qui vont partir il est important qu’elles aient accès au plus vaste champ des possibles pour elles. Pour celles qui vont rester le sentiment de peser sur la manière dont le travail est réalisé. ExxonMobil utilise une méthodologie reconnue pour identifier les RPS. Cependant certains des six RPS ne sont pas correctement traités -intensité du travail, possibilité de répondre aux objectifs, dépassements horaires…
Les conclusions de cette évaluation des RPS tendent à se focaliser sur la problématique de charge émotionnelle qui est nommée ainsi. Elle laisse entendre que le problème majeur des salariés aurait trait avec leurs émotions uniquement. Cela nous semble une manière de sous-estimer les problèmes en considérant les RPS uniquement sous l’aspect individuel sans vraiment traiter du contenu et de la pertinence du changement. Loin de nous l’idée de nier cet aspect, mais il est loin d’être le seul.
Passage au POI : l’ATR ne devrait pas être pompier auxiliaire. Notre analyse a été faite sur document. Nous avons compris que le POI serait modifié début 2025 et vous pourrez à cette occasion creuser ces points-là devant les instances. »
Une OS interpelle la direction sur ce point qui a déjà été remonté en CSSCT et en CSE Chimie tout récemment.
La Direction répond « la proposition de modification du POI est incluse dans le livre II. Elle a été partagée et des réponses ont été apportées. La mise à jour des procédures fera partie de la phase de la mise en place du projet qui débutera après la fin du processus de consultation. Le descriptif de fonction de l’ATR ne sera pas dupliqué dans le manuel POI puisque son poste est défini dans les documents URP.
Au sujet de l’armement des FPM la montée en puissance est progressive et cela laisse du temps à l’ATR de rejoindre son équipe pour terminer la montée en puissance. Si problème particulier on pourra solliciter un autre pompier auxiliaire. »
La même OS réagit vivement en expliquant qu’il faudrait proposer des solutions par exemple en formant des pompiers auxiliaires au sein des équipes de jour des autres services.
La direction écoute.
Une autre OS intervient et insiste sur le manque de ressources qui survient très fréquemment lors d’incident. Il rappelle que la création d’un poste de pompier professionnel a été demandée.
La CFE CGC soutient les autres OS et demande, puisque la direction ne veut pas créer de poste de pompiers supplémentaires,  à ce que le risque créée par cette décision soit validé de façon formelle au niveau du management adéquat pour être bien certain que cela soit connu au plus haut niveau.
DIFECOS reprend et aborde la problématique de l’air gapping, qui inclut la MAD et le démantèlement.
« Nous sommes dans des configurations particulières. Ce processus n est pas nouveau pour le site et ressemble à des opérations du type de celles que l’on peut trouver sur les grands arrêts. Techniquement l’air gapping est considéré, aussi bien par les équipes de terrain que par la direction, comme maitrisable.
Les points de vigilance identifiés sont la mobilisation des effectifs pour parvenir à arrêter proprement les installations. Cette mobilisation est extrêmement compliquée. Coté Chimie de Base il faudra trouver des ressources. Nous pensons qu’il y a un blocage aujourd’hui. Nous ne voyons pas toutes les conditions requises pour mener à bien ces tâches. Nous attirons l’attention de la direction sur le fait que la contrainte pour mener à bien ce type de projets n’est pas une option.
Sur la phase d’air gapping on a un point de vigilance particulier. La direction veut mobiliser des équipes pour mener à bien la préparation. Nous il nous semble que la préparation ne pourra permettre de tout prévoir et qu’il faudra maintenir une équipe de préparation pendant l’air gapping. »
Intervention d’une OS qui rappelle qu’elle avait demandé une prime exceptionnelle.
La direction répond que cela ne marche pas comme ça.
Le président est interpellé par les autres OS. « Aujourd’hui il y a des dizaines d’arrêts maladie et des personnes ne reviendront pas. Vous allez vous retrouver avec des effectifs réduits à peau de chagrin. »
La direction confirme qu’il n’y aura pas de primes.
Une autre OS : « j’ai l’impression que le CSE s’est transformé en salle d’enregistrement. Nous ne servons à rien ici et on ne nous accorde rien ».
La direction rappelle que l’on ne dispose pas de beaucoup de temps. Elle lit une déclaration mentionnant que nous devons avoir finalisé les consultations pour le 16 septembre 2024 et qu’il faut traiter en CSE des points pertinents. Elle incite les OS à être efficaces.


Interruption de séance demandée par les OS.

14h45 Interruption de séance demandée par les OS.
15H00 Reprise du CSE
Lecture d’une déclaration par le secrétaire du CSE :
« Mr le Président,
Dans votre déclaration vous nous inviter à être efficace dans nos échanges du jour…
Les élus sont profondément choqués de vos propos alors que nous venions d’avoir des échanges constructifs et fournis sur des sujets importants du projet (POI, AIRGAPPING).
Avant cette déclaration vous aviez par ailleurs verbalement tenu ce même type de propos à un élu, l’ensemble des membres présents vous invitent à vous en excuser immédiatement.
Concernant les délais légaux, nous ne pouvons que constater que si vous avez pris bonne note du courrier de la DRIEETS vous ne prenez pas en considération les remarques inhérentes au calendrier très tendu que vous nous imposez.
Nous proposons donc maintenant de reprendre les présentations et soyez sûr que nous continuerons à intervenir dès que cela nous semble pertinent et nécessaire, cela fait partie de notre travail d’élus qu’il vous en convienne ou non!
Nous n’avons pas la même vision de l’efficacité dans nos réunions d’instances.
La vôtre est de couvrir rapidement les sujets afin de clôturer la séance aujourd’hui.
La nôtre est de prendre le temps nécessaire pour que l’ensemble des débats puissent avoir lieux et que vous nous apportiez des réponses comme souligné par la DRIEETS, et ceci même si cela doit nécessiter une réunion supplémentaire comme nous en avions envisager la possibilité.
Fin de déclaration »

La direction répond qu’elle n’a rien à dire mais s’excuse auprès d’un élu qui s’est déclaré froissé par l’attitude du président.
DIFECOS présente le statut de l’Inspection.
« Nous avons reçu des éléments complémentaires suite à des présentations en CSE. On nous avait prévenus que l’organisation présentée dans le cadre du projet ne serait pas déployée en l’état ; il s’agissait là d’une donnée d’entrée qui allait être retravailler avec les salariés. Le rapport souligne plusieurs limites à la construction collégiale car elle requiert aussi une certaine flexibilité. D’autre part dans la mesure où l’organisation cible définie initialement a été immédiatement revue par le personnel Inspection nous nous interrogeons sur le calcul de la charge de travail effectué dans le cadre du projet.
Au sujet des postes supprimés, personne ne comprend le rationnel derrière la suppression du poste d’assistante administrative. 
Au sujet des unités arrêtées l’Inspection restera en charge du suivi des équipements tant qu ils n’auront pas été démantelés. Quels postes hériteront du suivi de ces 1200 équipements jusqu’à leur démantèlement ?
Finalement nous identifions un risque de sous-évaluation de l’effectif Inspection bien que le travail effectué par le service pour revoir l’organisation initialement proposé soit très précis. Pour nombre de personnes rencontrées les suppressions de postes d’inspecteurs ne font pas sens. »


La direction répond et mentionne que la nouvelle organisation proposée est de sa responsabilité. En aucun cas les salariés ne sont tenus pour responsables de ces changements. Elle considère qu’il n’y a pas de problème de charge de travail à l’Inspection. Sa réponse reste très générique.
Une OS demande si l’on peut rattacher l’assistante administrative à l’Inspection.
La direction maintient cette réponse. DIFECOS répond que cette réponse est décevante.

Une autre OS demande quelle est l’approche en termes de sous-traitance.
La Direction répond que la sous-traitance ne sera pas augmentée.
Elle explique aussi qu’elle a mis du confort dans cette organisation Inspection où elle a créee des postes.

La même OS nous sommes interpelés par la charge de travail initiale. Aujourd’hui les personnes qui occupent les postes Matériaux Corrosion travaillent à plus de 100% et là vous leur rajoutez du travail. Ne craignez-vous pas un épuisement ?

La direction, j’ai parlé avec eux récemment…

La même OS il y a un lien de subordination dans vos échanges et le système de ranking est très dur et dissuade les salariés de s’exprimer clairement.
La direction ne répond pas.

DIFECOS passe à présent aux Spécialistes Engineering.
« les Spécialistes sont inquiets de ce qui va devoir être géré coté Chimie et pensent que la direction a sous-estimé la charge de travail qui va rester. La charge de travail liée à SO3 les interpelle aussi.
Au sujet des projets, si le projet SAF est maintenu alors nous n’aurons pas les ressources pour gérer le tout-venant.
Quid du risque de report de charges du fait de la suppression du poste d’assistante administrative, par exemple la gestion des commandes avec la maitrise des outils SAP. L’éloignement casse en fait la synergie. Concernant les compétences, certaines d’entre elles reposent sur des personnes qui vont partir. Toute suppression d’un SPOC va engendrer des trous dans la raquette et du stress pour ceux qui vont rester.
Le rapprochement des équipes systèmes et applications interpelle : a terme attendra t on que ces personnes sachent tenir ces deux types de postes si différents ? Même question pour le poste analyseurs/instrumentations. 
Afin de répondre à tout cela, nous vous encourageons à mettre en place un plan de formation robuste.
Les salariés ont fait le calcul des postes dédiés à la chimie.
Coté Systèmes ils sont onze et trois postes sont dédiés actuellement à la chimie alors pourquoi supprimer six postes ? Ils ne comprennent pas la règle des 40% de postes supprimés.
Le transfert des activités vers les BTC / KLTC ne doit pas être considéré comme un transfert brut car il reste des tâches pour les équipes et c’est chronophage. Verbatim « Travailler avec l’Inde c’est comme une astreinte non considérée comme telle ». Un technicien indien n’a pas la même capacité qu’un technicien organique. 
Le MMA coté Machines interpelle. 
Demain dans l’organisation future les équipes seront amoindries et nous risquons de tomber dans un cercle vicieux.
Le personnel ne comprend pas ce transfert d’activités vers KLTC car ce modèle ne fonctionne pas sans une implication maximale des spécialistes.  La direction doit réévaluer l’intérêt réel de cette stratégie. »
Une OS intervient rappelant que FAP a déjà essuyé les plâtres de ce système…On sait ce que l’on perd avec ce type d’approche.
DIFECOS reprend :
« Nous avons déjà vu des revirements sur ce sujet avec des entreprises qui sont revenus en arrière. Nous sommes persuadés qu’il faut prendre en compte les risques pour la santé des salariés qui se retrouvent à travailler dans un système de ce type. »
Le président est interpelé par une OS : ‘vous devez mettre en place des gardes foux pour protéger la santé mentale des salariés »
Le président « cette discussion est toujours ouverte avec la corporation. Nous ne disons pas toujours oui. Nous pouvons être ouverts à tester. « 
LA CFE CGC propose d’avoir une présentation en CSE du bilan du travail des Tec Centers. Elle indique qu’elle reconnait ce qui a été présenté par DIFECOS.
DIFECOS reprend « la réorganisation de la Maintenance n’est pas comprise par les salariés qui la juge comme délirante. De nombreux salariés ont perdu la confiance qu’ils avaient placées dans la Direction. Pour regagner cette confiance perdue il convient que la Direction prenne en compte l’ensemble des alertes indiquées en rouge. »
La Direction
« je vais répondre à vos questions, 
Partie Projet SO3 c’est staffé et le démarrage est en cours et une fois que ce sera en service ce sera une partie de la Bteam. Cela va rester une petite partie de Bteam.
Pour le SAF il faudra rajouter des ressources nous aurons besoin de ressources supplémentaires. »
Une OS intervient « vous allez licencier et rembaucher. Vous ne pouvez pas c’est illégal »
La Direction
« C’est comme cela qu’on gère des projets. Aujourd’hui nous avons un ingénieur français en Chine…
Assistante administrative, les compétences sont proches, les jobs sont proches et l’on ne souhaite pas maintenir un poste.
Compétences réseaux et cyber on y travaille et on développe cela.
Systèmes et applications il n’y aura pas de compétences multi-métiers.
Analyseurs et Instrumentations, ce ne sera pas une double compétence par essence et sera staffée par un profil soit instrumentation soit analyseurs.
Plan de Formation – je suis d’accord pour lancer un plan de formation au plus vite.
Partie systèmes nous avions de toute façon venir en CSE pour présenter une réduction de la taille de cette équipe.
Pour la partie Tec Center je confirme que nous ne faisons pas un pour un. C’est clair.
MMA – effectivement c est le cas depuis plusieurs années.
La partie Maintenance je note la remarque.
La CFE CGC intervient pour mentionner que certains sites en Italie ont une maintenance centralisée.
Une OS interpelle la direction sur la perte de confiance sur la partie spécialistes.
La direction est consciente de cette perte de confiance et considère que ce sera le challenge de la direction dans les prochains mois.

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Publié le 3 Septembre 2024

Bonjour nous allons débuter dans quelques instants le CSEC en présence C. Amyot, P.Franza, E.Mirgone, JC.Marcellin, C.Salino, P.Mesnil, A.L Bascoul et des experts Difecos qui vont présenter leurs rapports au sujet du projet.

Ordre du Jour 

1- Approbation des PV précédents

2- Revue des rapports DIFECOS

Nous débutons.

1- PV précédent du 11 Juin validé

2- Rapport DIFECOS

Parole au Président :

"Journée consacrée au rendu des experts. Je propose de passer en revue les pages de synthèses  et conclusions, puis de prendre le temps de répondre aux questions des élus".

9h15 - Interruption de séance demandée par une OS.

9h33 - Nous reprenons.
Déclaration du secrétaire du CSEC au nom de toutes les OS– G Telal 
« Monsieur le Président,
Les membres du CSEC demande une modification du Calendrier qui nous paraît contestable sur 2 aspects : 
D’abord, les réunions au cours desquelles le CSE central puis les CSE d’établissement devraient rendre leur avis auraient lieu respectivement seulement 7 jours (pour le CSE EMCF), 2 jours (pour le CSE ERSAS), 5 jours (pour le CSE Siège) et 7 jours (pour le CSE central, la restitution étant prévue en 2 temps pour ce dernier) après la restitution des rapports des experts à ces instances : c’est manifestement trop court pour permettre aux élus de prendre connaissance des rapports, de proposer des aménagements du projet à la Direction, de recevoir des réponses et de rendre un avis éclairé (et, s’agissant du CSE central, cela nous semble contraire aux dispositions de l’article L. 1233-34 du Code du travail, qui exige un délai de 15 jours entre la présentation du rapport et le recueil d’avis) ;
Ensuite, le délai entre les réunions au cours desquelles les CSE d’établissement devraient rendre leur avis et celle au cours de laquelle le CSE central devrait rendre le sien serait respectivement de 4 jours (pour le CSE EMCF), 3 jours (pour le CSE ERSAS) et 5 jours (pour le CSE siège) : ces délais ne permettraient de toute évidence pas aux élus du CSE central de prendre utilement connaissance des avis rendus par les CSE d’établissement pour l’expression de son propre avis. »
9h38 - Interruption de séance demandé par la Direction

10h07 -  La direction est de retour. Elle prend la parole :
« Nous avons revu la planification des CSE locaux avec les OS.
Notre objectif est de réduire la période d’incertitude des salariés.
Les rapports ayant été rendus le 30 aout nous respectons la loi en demandant des rendus d’avis aux dates que vous avez rappelées. 
Il en va de l’intérêt des salariés et sommes bien conscients que le respect de ces plannings demande des efforts conséquents pour les élus. »
Réaction des OS, en résumé : 
« C’est une contrainte que vous nous imposez. Les salariés méritent que l’on prenne le temps pour analyser. »
« Nous avons passé du temps auprès des salariés pour évaluer leur charge de travail. Nous avons demandé le rajout de postes suite à ces études. »
« Nous sommes sur un projet d’ampleur, trois établissements distincts sont concernés et nous n’avons pas plus de temps que pour l’arrêt d’une partie Escorez. Nous ne sommes pas considérés.»

CFE CGC « Notre priorité est l’intérêt des salariés, comme l’ensemble des OS, et comme l’affirme la direction.
Volonté de travailler sérieusement, sans jouer la montre mais avec le temps indispensable pour émettre un avis éclairé sur un projet dont l’ampleur et l’étendue est sans précédent, avec un traumatisme profond ressenti par les salariés.
La composante sur la capacité du groupe à assurer son avenir est également l’une de nos préoccupations majeures
Tout va dépendre des avancées sur l’ensemble des sujets en cours.
»

La direction  : « Nous ne sommes pas surpris. Depuis le début on recherche des débats de qualité. Nous avons fait en sorte de répondre aux questions. Cette consultation avait un calendrier clair et sur lequel nous nous étions entendus. Il faut faire en sorte que cela puisse rentrer dans l’épure impartie avec un souci de qualité »
CFE CGC – un élu qui se décrit comme un élu de base « j’étais encore hier à minuit et demi en train de lire le rapport. Sur la partie RPS nous avons rapport de 600 pages. Comment lire un tel rapport en 15 jours avec une activité professionnelle à côté. La qualité du travail est un élément de respect que vous devez aux élus et aux salariés. Vous nous mettez dans une position où nous sommes conscients que nous ne faisons pas un travail de qualité »


Nous passons à la revue du rapport des experts.

Nous passons à la revue du rapport des experts.
Rapport concernant l’examen de la justification économique du projet d’arrêt du vapocraqueur et de son aval »
Expert DIFECOS
« Nous avons reçu beaucoup d’informations mais certaines réponses étaient un peu frustrantes.
Quelle forme, quelle projection pour EMCF ? Nous avons quelques éléments, mais se pose la question de son refinancement à la fois pour éponger les dettes et pour financer ce qui arrive et en particulier le plan. C’est un point qui nous paraît important pour que vous puissiez fonder un avis.
Nous avions aussi demandé un entretien au niveau de la corporation. Résultant de l’analyse nous pensons que certains enjeux dépassent la responsabilité de l’affilié. Ce qui manque c est que face à l’ampleur d’un projet de rupture de montrer la direction et la feuille de route de l’entité dans sa nouvelle direction. Par exemple sur le SAF, il a été mis en avant par nos interlocuteurs sans que nous n’ayons vraiment de détails… »
La synthèse, toujours par l’expert DIFECOS :
« On commence par la situation du Groupe. Nous avons constaté dans l’analyse des résultats du Groupe. La situation financière du groupe ExxonMobil au niveau mondial s’est renforcée. Un pic sur les bénéfices à plus de 55 Milliards de dollars. Plus de 200 milliards de dollars en capitaux propres en 2022. Le groupe présente une situation solide, sereine et qui ne cesse de se renforcer.
Partie Française :
ExxonMobil présent sous la forme d’une holding ExxonMobil France Holding qui se divise en Esso S.A.F. (=Esso Raffinage SAS + Worex), EMCF France SAS, et InfineumFrance (chimie). Les bilans 2023, au niveau de la holding et des sociétés de raffinage montrent un renforcement financier. Augmentation des capitaux propres à plus de 1.3 Milliard € pour la holding et 2 Milliards € pour Esso S.A.F. (en 2020 143 millions €). Les sociétés françaises hors chimie se sont renforcées.

Pour la Chimie :
Infineum Capitaux propres 330 Millions€

EMCF résultat net déficitaire en 2023 et capitaux propres à -483Millions €. Au budget 2024, et en fonction des résultats prévus, il aurait fallu 600Millions € pour revenir à l’équilibre en capitaux propres. 
Nous n’avons pas sur EMCF la projection de bilans en termes de recapitalisation et de refinancement. Est-ce que EMCF reste sous injection de capitaux depuis la holding ? »

S’ensuivent des questions sur l’image de la chimie ExxonMobil et la réputation de notre site.

Reprise de la parole par DIFECOS
« Ce plan a un impact au-delà du site. Il modifie la donne aussi sur le projet Green dot, ex Plastic energy »
Une OS « Quel est le statut de ce projet ? »
Le Président du CSEC « Green Dot est en redressement judiciaire. Leurs dettes vont être gelées et ils peuvent rechercher pendant ce temps de nouveaux financements. En 2023 ils avaient déjà un redressement financier et étaient repartis via de nouveaux partenaires. On espère qu’ils pourront trouver de nouveaux partenaires. Ils semblent avoir un portefeuille de clients assez solide. C’est un projet extrêmement difficile. Ce n’est pas avec un projet comme celui-là qu’on pouvait maintenir les activités de la chimie »
CFE CGC « il est prévu d’envoyer ces molécules vers Anvers par camion. Est-ce cohérent avec l’esprit du projet ? »
Pas de réponse.
DIFECOS reprend 
« On a une décision d’arrêt de la chimie qui va à l’encontre des recommandations de certains cabinets de consulting type mc Kinsley. Ce projet pose la question de la feuille de route, et du devenir de EMCF en tant qu’entité juridique.
Il est important que soient mentionnées les priorités mais cela limite les enjeux de décarbonation.
On décarbone la plateforme en arrêtant une partie de ses unités (900kt/an en moins sur les 2800kt de la plateforme avant arrêt...»
La direction « Nous rappelons que nous restons engagés dans le consortium axe Seine pour transférer du CO2. Ce projet reste nécessaire pour la raffinerie »
E Mirgone « Nous n’avons pas décidé si nous ferions le CCS à ce jour »
DIFECOS reprend :
« Sur la partie Polypropylène il s’agit d’un abandon de marché sauf à réalimenter depuis Singapore.
Sur les résines, il est très difficile de substituer les volumes par des volumes d’imports.
Sur le PE il y a l’ambition de substituer les volumes de PE de Gravenchon par du PE nord-américain. Malgré la compétitivité du PE Nord-Américain, lié au gaz de schistes, il rencontre des problèmes de débouchés.  Pour le Groupe il y aurait donc un effet induit pour permettre de maximiser le débit de ses nouvelles unités aux US. EMCF commercialisera les volumes provenant des US. »
S’ensuivent des questions sur le bilan carbone de cette stratégie d’approvisionnement.
La Direction explique que la réglementation européenne et notamment française ne favorise pas le business. Il y a du lobbying effectué à haut niveau pour avoir un Inflation Reduction Act en Europe qui donne une meilleure visibilité aux investisseurs.
DIFECOS reprend :
« Le contexte géopolitique est important et très mouvant. Les réponses de l’administration sont très mouvantes et changeantes. L’UE vient de mettre un anti-dumping de 70% sur le PVC. Nous sommes dans un monde perturbé. »
11h45 Interruption de séance
11h55 Reprise
DIFECOS reprend :
« Par le projet l’intégration entre le raffinage et la chimie est remise en cause. Par contre au niveau de la raffinerie il y a des potentialités importantes, projet GRAAL pour les bitumes et ROPE pour les Lubes.
Le projet a un impact défavorable de 36M€ (M pour million) sur l’activité raffinage qui se décomposent comme suit : 17.8M€ en couts alloués et 20M€ en couts de transport de molécules qui ne seront plus traitées à Gravenchon.
Le cout du projet est estimé à 370M€ - PSE 150 à 160 M€, autres couts liés à la fermeture (salaires 2025, air gapping, ségrégation, consultants, litiges 150M€, et démantèlement 57ME
Le secrétaire du CSE Chimie rappelle q’ il a été demandé en CSE Chimie le cout de la nouvelle formule proposée à la DRIEETS.
La direction « le nombre de personnes concernées à baissé de 677 à 623 et cela demande quand même 5 minutes pour refaire une estimation »
S’ensuivent des questions sur la qualité du plan proposé.
Une OS « Comment analysez-vous cette situation où énormément de salariés quittent la société sans attendre de pouvoir bénéficier des conditions de départs liées au PSE ? »
La direction : « je ne suis pas surpris de ces départs. Ce sont des personnes qui ont des projets et il s’agit là de leur part de choix personnels»
La direction est interpelée par toutes les OS sur ce thème.
La CFE CGC « cela nous inquiète pour le futur du site et les gens qui partent sont des gens de grande valeur. Le personnel regarde aussi comment la société traite les gens qui vont partir. C’est un élément qui pourrait inciter des gens à partir alors que ce n’était pas leur intention dans leur futur. »
Le président «Je propose qu’on revienne vers les exposés de DIFECOS »

12h50 Interruption pour repas 

13h55 Reprise

DIFECOS « Le Groupe a préféré arrêter le vapocraqueur et avoir des gains garantis pour la plateforme que de prendre le risque d’investir sur la chimie pour la sauver ; certes investir aurait pu générer des pertes importantes en cas de maintien en bas de cycle, mais, en cas de remontée des marges, cela aurait aussi pu conduire à des marges supérieures à celles que la plateforme pourra capturer une fois le vapocraqueur et son aval arrêtés.
Les investissements pour la chimie passés en revus représentent un montant de 350M$. Ils permettraient de ramener le vapocraqueur dans le jeu de la concurrence entre les unités européennes.
On comprend la rationalité d’ExxonMobil dans son choix mais la question du futur et du maintien de la chimie mérite d’être posée. De quoi se prive t on en refusant de réaliser des projets sur la chimie ? Cette question mérite d’être posée et elle reste sans réponse avec le projet soumis par la direction aujourd’hui.
En Europe nous assistons à de nombreuses stratégies différentes. Ineos reprend à Total 100% des activités du Vapocraqueur de Napthachimie. On voit aussi que d’autres vapocraqueurs non intégrés sont maintenus en service. »
Une OS « d’autres sites perdent de l’argent dans le groupe et ne sont pourtant pas arrêtés. Ici ExxonMobil se dédit en proclamant la désintégration chimie raffinage c’est l’avenir en France »
La direction « Le vapocraqueur tournait par le passé sur des charges lourdes importées de Rotterdam. Nous avons tenté d’améliorer la situation avec le projet LFDBN. Par rapport aux USA, le prix du gaz en Europe est supérieur de 30%  et celui de l’électricité de 70%. Le vapocraqueur de Gravenchon était petit, consommait beaucoup d’énergie avec des surcoûts en CO2. Il n’y a pas eu d’arbitrage ExxonMobil mais une décision lucide. »
Une OS « vous nous expliquer le présent, DIFECOS présente une solution future. Prenez pour hypothèse un retournement du cycle et remontée des marges »
La direction « je suis désolé mais les investissements ne permettraient pas d’améliorer la compétitivité au-delà de 150$/t par rapport aux sites chinois et américains. Et aujourd’hui l’écart avec ces pays est de 400$/t»

DIFECOS répond « Notre travail s’appuie sur des bases sérieuses et il existe de nombreux exemples en Europe de Vapocraqueur qui fonctionnent y compris en isolé. Il y a un travail à faire aussi sur la qualité des produits afin de capturer des marges.
Les investissements à engager sont à mettre en balance avec les coûts du plan social, des litiges commerciaux, de l’arrêt et du démantèlement qui sont au moins au niveau équivalent mais qui seront certainement supérieurs.
Si l’on ne maintenait pas le vapocraqueur en service la possibilité de laisser LPP en service avec un retour des marges est à étudier. »
La Direction « le maintien de LPP ne nous parait pas possible car nous ne disposerions pas de 50% de la charge et devrions l’acheter en état en position de faiblesse sur le marché. »

DIFECOS reprend
« Si nous passons aux projets identifiés ou lancés pour la raffinerie. Plusieurs projets très intéressants en termes de retour sur investissement : ROPE, LEFE, BEG, GRAAL, Processing charge bio. Un projet majeur cité par la direction de production de SAF (600kt/an) pour 280M$ à investir. Par contre on ne nous a rien présenté sur ce projet qui concerne l’unité Pégase.
Quoi qu’il en soit ces projets permettront de renforcer la compétitivité de la raffinerie et de la Holding. Nous voulons alerter sur une forte pression sur les frais fixes qui ne va pas s’arrêter au plan et qui risque de perdurer. ExxonMobil fait le choix d’inclure dans le PSE des postes qui n’ont rien à voir avec la Chimie et dont la suppression devrait pénaliser les résultats de la plateforme. La forte ambition de la direction, notamment en terme d’IM, doit être regardée à l’aube de la transformation qui va être lancée. »

La Direction : « il est de notre devoir de nous assurer que les frais fixes de la chimie soient résorbés au niveau de la plateforme. Nous avons besoin de raffineries compétitives pour effacer cela. »


La Direction poursuit et fait une déclaration :
« …Le rapport que vient de présenter DIFECOS reste partiel voire partial. Quelques exemples, le rapport se contente de critiquer le projet et nie la situation à laquelle fait face la Chimie en Europe. Nous avons fait de notre mieux pour répondre. Il est contradictoire que les experts. »
DIFECOS répond : « Nous avons donné notre position en nous appuyant sur une analyse. Nous avons posé des questions sans forcément trancher et avons montré une autre trajectoire. Il est bien normal que nous n’allions pas dans votre sens car nous sommes là pour chercher des alternatives. Je me garderai bien d’utiliser des mots forts pour qualifier le livre II. Nous sommes là pour apporter du débat et vous jugez que c’est abusif et bien répondez nous par écrit. »
Secrétaire CSEC : « je remercie les experts DIFECOS qui ont passé beaucoup de temps et les personnes de ExxonMobil qui leur ont apporté des éléments. Je tiens à rappeler qu’il y a eu des moments où nous avons eu du mal à avoir les informations. Pour nous le travail fourni par DIFECOS permet de voir les choses autrement. On ne peut pas se permettre de critiquer les experts en séance Monsieur le Président ».


Nous passons au rapport SSCT.
DIFECOS « Présentation des conclusions sur la partie Service Technique. La direction Technique EMCF est supprimée et une nouvelle direction technique plateforme est créée.
Ce que nous avons noté :
Direction Technique Est
Poste Ingé BCI supprimé et recrée pour HOP. Qui serait le back up ?
Concernant Additifs, Infineum n avait pas pu anticiper l’arrêt du Vapocraqueur et des incertitudes naissent.
RPS – le personnel avait bien conscience de la perte de marge. L’annonce du PSE a été perçue comme violente. 
Le DH Technique Est a été mis dans la confidentialité et préparée mais rien n’a été fait pour le management de proximité.
Direction Technique Ouest – RPS : Les équipes ont connu des annonces favorables au maintien d’activité et ont ressenti cette annonce avec un sentiment de mensonge générant une perte de confiance. Les salariés redoutent l’air gapping /démolition qui pourrait présenter un haut niveau de risque.
Le livre II est imprécis au niveau du transfert des activités de l’ingénieur investissement et projets. Nous pensons que la charge de ce poste a été mal estimée.
Service Qualité Chimie – ce service est supprimé.
Pour Additifs c’est déjà Infineum qui fait le suivi aujourd'hui.
Quelle organisation sera en charge du suivi qualité HOP ? Rien n’est précisé aujourd'hui dans le livre IV.

Supply Chain Est

Problèmes de back up suite la mise en place de l’organisation cible. Aucune précision n’est faite sur les back up et le schéma revu par le FLS doit être maintenue.

SCAN

C'est le dernier maillon de la chaîne et les personnes reçoivent beaucoup de sollicitations. Les équipes sont confrontées à des situations de contraintes. Les équipements du SCAN sont vieillissants et requièrent de la Maintenance. Le projet prévoit la suppression du poste Coord Opt Chimie. Il était back up du coordonnateur laboratoire raffinerie. Qui sera le back up à l’avenir ?

L’équipe de Maintenance ne dispose d’aucune information qui lui permette de comprendre la suppression des postes.

Suppression des 4 postes de Techniciens ECR –

A la Direction Technique EMCF on constate un manque de prise en compte de la réalité du travail qui a été insuffisamment prise en compte au niveau des charges de travail. »

La direction répond que nombre de ces points ont été revus depuis l'étude DIFECOS en CSE chimie. Les OS réagissent.

Une OS attire la vigilance sur le nombre d’arrêts de travail au SCAN…Elle interpelle le Docteur qui répond que le médical est au courant de cette situation et qu il effectue un suivi.


Nous passons à la Direction Technique ERSAS.
DIFECOS – morceaux choisis : « l’arrêt de la chimie est une opportunité pour mettre en œuvre EMPS. Un travail d’optimisation a été fait. Problématique relevé dans le Livre IV pour SCRCDB (Ref Co). Il y a une espèce de globalisation des postes pour justifier la suppression de 4 postes dans les sections profitabilités et analyses. L’organisation cible a été définie en utilisant des benchmarks. Les personnes de SCRCDB s’accordent à dire que ce benchmark a des limites et que l’organisation proposée ne prend pas tout en charge. Il ya un risque de devoir revoir les plans actuels avec les projets à venir.
La préservation de l’attractivité des postes a été un point de focus ces dernières années mais le PSE pourrait très bien raviver les problèmes solutionnés récemment.
Il y a des problématiques avec le matériel informatique et le support fourni par les RH. Cela rajoute de la charge de travail sur les superviseurs. Nous conseillons de faire un état des lieux pour évaluer cela.
La vente de Fos a apporté de la défiance. Nous vous invitons à communiquer sur les projets dès que vous savez qu’ils vont être réalisés. Inquiétudes par rapport à lIM 2025. »
La Direction répond que ces points sont bien connus et des actions en cours.

Fin de ce CSEC.
 

 

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Rédigé par cfe-cgc.-exxonmobil

Publié dans #CFE-CGC, #CFECGC, #ExxonMobil, #PSE, #CSEC, #2024, #arret chimie

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Publié le 29 Août 2024

Agenda de ce CSE Chimie :
1-    POI - AL Soilleux
2-    Revue Projet de Transition - Ph Mesnil & D Coutelan
3-    Point sur RPS - M Leonardi 
Déclaration des OS – 
« Nous vous rappelons que nous avons demandé début juillet une prime de haut niveau pour attaquer le dégazage des unités. Nous sommes toujours en attente. »
Toutes les OS s’associent à cette demande.
Réponse de la direction – « il n’y aura pas de prime. »
OS « Très mauvaise réponse et cela va devenir compliqué. Comment la transition va-t-elle être réalisée ? »

Retour à l'agenda.

1-    POI
La direction indique qu’elle va répondre aux questions posées par les OS à l’issue de la réunion préparatoire.
Présentation par la Direction du POI Situation 2019 – 130 personnes en quart présentes à tout moment. Détail des rôles et habilitations/formation de chaque équipe.
Une OS « La brigade d’appui c’est quoi ? Combien de personnes seront dans cette brigade demain ? »
La direction répond que cette brigade contient 20 personnes aujourd'hui  et  que, post PSE, elle estime à 15 le nombre de personnes qui en seraient membres.
Les OS répondent que rien ne garantit ce chiffre.
La direction reconnait qu’il s’agit d’une estimation.
La présentation continue.
La revue des ressources humaines prévues pour répondre à l’urgence une fois le projet d’arrêt vapocraqueur mis en place soulève plusieurs questions ; notamment concernant le nombre de pompiers auxiliaires qui passe de 13 à 9 et qui inquiète les OS
Les OS demandent la création d’un poste de Pompier professionnel pour compenser la suppression de ces quatre postes, notamment afin d'intervenir dans le cadre du scénario majorant, feu de bac de brut.

La CFE CGC rappelle qu une personne qui est pompier est un soutien aussi en terme de sécurité pour ses collègues et que la création de ce poste répondrait surement à d'autres attentes émises par le CSE.

Nous passons au sujet numéro 2.

2-    Revue du statut du Projet de Transition - Ph Mesnil & D Coutelan
Une OS demande quelles personnes vont s’occuper de l’air gapping.
Le plan de ressources est présenté par D Coutelan. 
Une OS « Vous prévoyez de déposter des opérateurs pour le chantier MAD, mais vous devrez présenter cela en instance et prendre l’avis des élus ».
Une autre « Vous allez avoir un souci de motivation car vous allez demander à des personnes qui seront licenciés de faire les manœuvres d’arrêts de leurs unités. Moralement cela est très difficile »
Le président du CSE est interpellé.

Une autre OS « Comment articulez vous la marche normale de la ligne et la MAD ? Comment se fait la répartition ? »
Réponse apportée : il y aura deux sous équipes de l’équipe actuelle et nous cherchons à montrer que nous disposons des effectifs suffisants en ligne, et à la journée pour répondre à toutes ces activités.
Les OS réagissent au plan de la direction qui ne prend pas en compte l’état moral des équipes en quart.
CFE CGC « vous mentionnez que l’air gapping sera effectué en mode IM mais vous n’êtes pas vraiment dans les jalons de ceux-ci dès aujourd’hui »
La direction répond qu’effectivement c’est le cas mais la contrainte temps est moindre.
Une autre OS mentionne qu’il y a une contrainte de temps tout de même puisque de nombreux salariés vont être licenciés. 

Fin de ce blog pour ce matin.

Reprise du CSE à 13h34 avec Michel Léonardi et David Coutelan.
M Léonardi prend la parole pour présenter la nouvelle charte Engineering avec notamment un changement par rapport à la proposition initiale.
La nouvelle proposition revue par l’équipe Inspection est à même effectif, elle reflète la suppression d’un poste d’inspecteur réglementation et méthodes à la place de la suppression d’un inspecteur bac. Le groupe réglementation et méthode a été aussi agrandi pour équilibrer les tailles des équipes (Régl & Méthodes, Inspecteurs unités et Spécialistes équipements fixes).
Il revient sur certains points présentés en CSSCT :
•    Répartition des activités résiduelles du RL BCI : le poste de RL Additifs n’est pas impacté et reste dédié uniquement aux activités des unités Additifs. Les équipements restants seront, à terme, sous la responsabilité du RL Conversion. Dans un premier temps cette activité sera prise par le poste du Coordinateur Fiabilité.
La CFECGC demande qui occupe aujourd’hui ce poste de Coordinateur Fiabilité, la Direction répond que le poste est vacant.
•    Charge de travail et rattachement du poste de SAO OXO/C3=/C4= : le poste de SAO sera rattaché à l’équipe technique Conversion. La direction argumente qu’il y a une vraie cohérence et logique Business à avoir le SAO qui supervise les activités C3= dans l’équipe Conversion qui couvre également la chaine du C3=. Une supervision commune est donc cohérente.
La CFECGC interpelle ce changement de hiérarchie et d’organisation de l’équipe Technique, le changement pour le SAO, a fortiori s’il est issu de la Chimie, sera plus compliqué car il ne disposera pas d’un support Technique avec une position de SMTE. Le back-up nécessitera aussi que les autres SAO Conversion se forment.

Nous passons ensuite aux questions sur l’organisation Efficacité Organisationnelle, la Direction prend la parole pour y répondre :
•    Demande de maintien de 2 postes assistantes sociales et rattachement au médical : la Direction partage l’annonce faite hier en CSE Pétrole de maintenir le 2ème poste d’assistante sociale. Le rattachement de ces 2 postes à la direction Médicale n’est pas retenu.
•    La charge de travail du CFP Chimie n’est pas cohérente avec le poste de référent Webcat (activités trop différentes et trop importantes au total) : la Direction répond que le rôle de référent Webcat est aujourd’hui tenu par le Responsable Formation, ça ne représente pas un poste à temps plein. Cette activité sera redistribuée sur le poste de Coordinateur Formation Maintenance.
Questions d’ordre général : 
•    Renfort d’une personne de SupplyChain à LOGF : la Direction confirme qu’il y a une personne à qui a été proposé d’aider l’organisation LOGF, cette personne se trouvait en sous activité et elle a accepté. Le poste reste cependant vacant, la personne aide temporairement car elle ne souhaitait pas rester en sous activité. Elle ne change pas de catégorie professionnelle.
Une OS répond que cette situation interpelle les collègues de l’équipe SupplyChain qui ont les mêmes compétences à qui on n’a pas proposé ce support, ils voient ça comme une iniquité. La personne va développer des compétences ce qui l’avantagera dans les chaines du PSE. Ce qui inquiète les gens c’est que cette personne serait prioritaire.
La direction répond qu’il y a des personnes qui vont donner des coups de main temporaire sur la plateforme, en aucun cas il ne s’agit pas de mouvements de personnel. Il y a un certain nombre de salarié en sous activité, certains remontent à leurs supervisions leur volonté d’aider dans d’autres services, par exemple c’est le cas à la Maintenance vers ERSAS, ça ne marche pas trop mal.
Une OS évoque le cas d’une personne postée 3x8c à LPP qui va donner un coup de main sur le bloc 25, une autre OS renchérit en demandant si cette personne va être redéployée ensuite sur les Additifs car elle développe une compétence qui pourrait l’avantager dans le redéploiement interne. 
La direction répond qu’il n’y a pas de processus comme cela, elle rajoute que les personnes à qui sont proposées des activités de support sont prévenues que les missions ne présageraient en rien de ce qui se passera pendant le redéploiement futur.
Les OS terminent en invoquant une situation inéquitable, il y a du ciblage de certains salariés, il n’y a pas de communication écrite, globale pour recherche de volontaires, notamment sur le projet SO3 qui recherche du support.

•    Cas de postés EMCF, soit en CDD, soit en BO, qui se voient proposé des offres de CDD de 12 ou 24 mois : la Direction explique que c’est un processus classique pour apporter du renfort ponctuel pour la préparation et l’exécution des IM Raffinage à venir. Ces postes ne sont pas organiques et les personnes ne resteront pas après les IM.
Les OS demandent pourquoi ne pas faire appel à du personnel notamment Chimie qui aujourd’hui n’a plus d’activité. Ils s’interrogent aussi sur la légalité du processus.
La Direction élude la première question en disant que ce n’est pas le processus habituel. Pour la légalité ils assurent que oui tant qu’il s’agit de CDD.

•    Lors du précédent PSE les mouvements de personnel étaient présentés en CSE pour accord, qu’en est-il des mouvements en cours ou déjà faits ? La Direction rebondit sur le point précédent, il ne s’agit pas de mouvements de personnels, seulement de supports ponctuels, pour la plupart des cas.
2 cas de mouvements de personnel pour raison médicale qui nécessiteront des changements de catégories professionnelles.
2 cas d’expatriations qui avaient été initiés bien avant le projet, dès 2023 et qui ont été officiellement lancés avant le projet.
Elle termine avec 2 personnes de l’équipe BCI détachés à la journée pendant l’été qui repassent en quart comme il était prévu dans le plan de dépostage. 
Les OS s’insurgent car ce cas est complètement en décalage avec le cas des détachés Additifs sur le projet SO3, pour lesquels les OS demandent depuis plusieurs mois un redéploiement dans les équipes de quart. 
La Direction garde une position très dure malgré le flou que créée la question en ne bougeant pas sur la position des salariés détachés sur le projet SO3.

•    Bilan demandé sur les personnes en RPS, le volume d’arrêt de travail, y compris depuis la dernière annonce du 20 août.
La Direction déroule une présentation en précisant les actions mises en œuvre, elle explique que les questions des salariés deviennent de plus en plus individuelles pour leurs cas. L’EIC est en place et permet de répondre à un certain nombre de ces questions, à ce jour plus de 500 personnes ont été reçues. Ils se sont assuré que l’EIC est en capacité de rediriger les salariés vers le médical si besoin. Le support psychologique sur site est maintenu semaine après semaine en fonction des besoins, la société ACCA est au courant du calendrier et des jalons ce qui permet d’anticiper les évènements générateurs de stress et donc de questions/sollicitations.
La CFECGC demande si la Direction a des remontées nominatives et des questions posées à l’EIC.
La Direction répond qu’elle reçoit une compilation des questions pour identifier des besoins de clarification mais tout est confidentiel.
Le médecin du travail est présent en séance et couvre un document avec le bilan des arrêts maladies par période et par entité, en expliquant les grandes tendances : en avril et mai c’était la sidération, il n’y avait que pas ou peu de visites ou arrêts. Au mois de mai les équipes de jour ont beaucoup consulté, au mois de juin il y a eu beaucoup d’arrêt de travail lié aux RPS, la première équipe impactée est BCI avec 24 arrêts et 20 consultations. Le mois suivant c’est toujours élevé à BCI, rejoint par PE, sûrement lié à l’épuisement des gens, chacun commençant à prendre conscience de l’ampleur et l’impact. 
L’augmentation est sûrement liée à la fatigue, les gens n’arrivent plus à résister au stress, on a accompagné des gens vers du lâcher prise. On a conseillé à des personnes notamment sur des postes de sécurité, d’aller voir le médecin et d’éviter qu’il se fasse du mal ou mal aux autres. Au mois d’août c’était plus calme. Nous n’avons pas eu de pic après le 20 août mais des discours très forts autour de perte de confiance, des gens qui remettent en question leur travail. Ils vont faire ce qui est en lien avec la sécurité mais rien d’autre. 
Les superviseurs sont en grande difficulté, quoi qu'il fasse ils ne parviennent plus à rassurer. La formation prévention RPS va aider, ils sont au bout de ce qu’ils peuvent proposer.
Une OS alerte sur la situation parfois encore plus difficile de certains au retour de vacances en découvrant que la situation n’a pas changé, la motivation est très faible. Elle interpelle la Direction sur l’air gapping et comment est envisager de remotiver le personnel.
Une autre OS demande s’il est prévu quelque chose pour les représentants du personnel.

La Direction répond que tous les dispositifs en place sont ouverts aux élus et si besoin de quelque particulier ou supplémentaire, elle est ouverte.
La Direction continue en faisant un point sur l’ensemble des 12 facteurs de RPS présentés dans les documents du PSE, avec une réévaluation au 27 août. 

Questions diverses :
•    Des salariés qui le souhaitent peuvent-ils faire des demandes de congés sans solde ?
La Direction répond que oui, tout comme un congé sabbatique, ce n’est pas empêché par le PSE toutefois ce sera fait pour un temps suffisamment long, pas pour 1 ou 2 semaines. Les personnes dans ces situations devront garder avec le service RH pour ne pas louper les jalons comme le décompte des points ou l’expression du volontariat.
•    Demande de maintenir un poste supplémentaire dans l’équipe SCAN ligne 5, avec un cas concret dernièrement d’une perte financière très importante suite au recours à la sous traitance. 
La Direction prend le point et va reboucler avec la Division Technique.

Fin du CSE à 15h25.

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Publié le 27 Août 2024

Nous démarrons le CSEC Extra dans le cadre du processus de consultation pour l’arrêt des unités chimies.

Cette réunion se tient au Clos de la Vaupalière. Toutes les OS sont présentes. La direction est représentée par MM Franza, Amyot, Mirgone, Vivier et Mesnil et assistée par Mme Bascoul et Le docteur Ragazzini.

La séance de ce CSEC commence par une prise de parole de toutes les OS pour informer la Direction de la frustration des salariés suite au positionnement pris par la Direction.

Voici le message de la CFE CGC :
 « Le PSE unilatéral voit les mesures d’anticipation CFC être en recul par rapport au projet soumis à signature, alors que la direction avait indiqué que seuls le pré-volontariat et les primes de volontariat pourraient être réduits ou supprimés en cas d’unilatéral
Comment peut-on proposer un PSE unilatéral qui revoit à la baisse les moyens qui y sont alloués, au regard du projet proposé à la signature ?
    C’est totalement incohérent avec les propos tenus par la direction, et nous considérons que cette pratique ne vise qu’à mettre la pression sur les OS, au détriment de la santé des salariés qui ressentent depuis communication de la version unilatérale un très fort traumatisme.
La CFE-CGC est toujours ouverte à la discussion, dans un temps court pour soulager le personnel et prévenir tout incident, dans le cadre du projet initialement proposé à la signature avec des aménagements mineurs et au coût marginal au regard du coût global du projet tel qu’indiqué dans notre positionnement du 6 août.
Au final, avoir + de volontaires en mesures d’âge permettrait à la fois de minimiser, voire éviter les départs contraints, et pourrait également rencontrer les objectifs purement financiers de la direction, car tout CFC PSE permet l’économie d’une formule S, couteuse pour une personne ayant une forte ancienneté. »
La direction demande une interruption de séance.

La direction revient à 9h58, après une interruption de séance de plus de trente minutes, pour rappeler que la proposition du 27 juillet reste sur la table. Elle indique qu’elle avait averti les OS que le document unilatéral serait différent à celui proposé pour signatures. La Direction est consciente des effets de cette situation sur les salariés.
Aujourd’hui, elle souhaite présenter aux représentants du personnel la proposition unilatérale soumise à la DRIEETS pour homologation.
Débute alors une longue séquence d’interpellations par les OS sur la proposition unilatérale de la Direction.

Voici quelques extraits :

 CFE CGC :
« Vous avez une responsabilité vis-à-vis de vos salariés. ExxonMobil a toujours défendu ses employés et aujourd’hui vous leur dites "Nous ne sommes plus une équipe, vous allez quitter la société et aller à France Travail et comme les OS n ont pas voulu signer vous partirez avec moins…" 
Moi quelque part ça me gêne, on parle ici de gens qui n’auront plus de travail, de vies brisées…j’aimerais bien qu’on parle de l’humain et des salariés qui ont tout donné pour la société. Je pense que vous avez une responsabilité et il faut l’avoir à l’esprit dans la façon dont vous traitez ce dossier. Vous avez peut-être conscience de cela mais vous ne le montrez pas… »
La direction écoute. 
Nouvelle intervention de la CFE CGC :
« Aussi, concernant les conditions de départs que vous soumettez finalement dans le cadre de votre proposition unilatérale à la DRIEETS vous n’avez pas respecté vos engagements pris lors de la réunion du 25 Juillet.  Au cours de cette réunion vous aviez dit qu’en cas de non-signature par les OS vous supprimeriez le pré-volontariat, abandonneriez la prime de volontariat et modifieriez les catégories professionnelles. A aucun moment vous ne nous aviez indiqué que les anticipations au CFC seraient elles aussi changées.  Cette approche n’est pas loyale. ».
Il est 10h07 et la Direction continuer à écouter, les faces sont blêmes et l’ambiance dans la salle est de plus en plus pesante.
Une autre OS « Vous faites un plan de sauvegarde de l’emploi qui se transforme en plan de licenciement. Les salariés ne sont pas dupes…ExxonMobil a toujours réussi à gérer ses réorganisations. Là nous sommes réalistes et lucides mais en proposant de réduire les durées d’anticipation de trois pour les postés et d’un an pour les gens de jours, vous allez licencier 100 à 140 personnes de plus. »
CFE CGC « Vous prenez les OS et les salariés par surprise avec votre nouveau plan. Tout le monde a l’impression que vous punissez les salariés. Vous n’aviez pas annoncé aux OS que vous réduiriez les durées des anticipations sur le CFC. »
10H17 – La direction prend la parole et rappelle que la négociation est fermée et que l’accord reste sur la table.
Pour ce qui est de l’humanité elle comprend le choc généré par la proposition unilatérale. Elle rappelle qu’il s’agit d’un projet difficile qui va forcément engendrer des situations difficiles. Elle qualifie les attentes des OS comme très élevées et insiste sur le fait qu’elle n’a jamais négligé les aspects humains, pour preuve les mesures d’accompagnements en place.

CFE CGC « Votre proposition aujourd’hui est inférieure à ce que nous aurions pu signer pour les salariés. On s’est vu tous les deux dans votre bureau et je vous ai dit les yeux dans les yeux et si jamais on arrive à une signature il ne faudra pas que ce soit inférieur. Nous ne sommes pas en négociation salariale et vous appliquez la stratégie de soit vous signez, soit c’est moins…»
La Direction : « Cela reste une négociation et notre proposition a évolué au cours des réunions. »
Les OS rappellent qu’en cas d’homologation par la DRIEETS celle-ci sera attaquée au niveau du tribunal administratif et que de nombreux salariés iront de toute façon aux prud’hommes. Il est encore temps de se remettre autour de la table pour rediscuter sinon c’est tout le planning du projet qui sera retardé et vous aurez perdu.
CFE CGC 
« Sur la forme je n’ai jamais vu une négociation salariale se terminer sans savoir ce qui était perdu en cas de non-signature. Aujourd’hui dans le cadre d’un projet avec un enjeu tout autre on découvre la proposition unilatérale à la suite de notre refus de signer. »
10h31 Les OS continuent de faire part de leur frustration. De Nouveaux extraits…
« Il faudrait que nous ayons le détail des coûts, vous parlez de 150 M€. Entre fin juin et la dernière réunion de négociation il n’y a eu aucune avancée. Votre objectif est de vous séparer des gens. Je ne vous applaudis pas, une telle mentalité… » »
Dans la salle on perçoit une immense solidarité entre les OS pour représenter les salariés.
La direction répond :
Ph Franza : « On est où on est…on va peut-être regarder comment en sortir. A un moment il faut regarder ce qui est sur la table et qu’on essaie de bouger… »
C Amyot : « La direction est allé voir la maison mère pour avoir des primes de pré volontariat, il y a eu négociation »
Interruption de séance à 10h50. 
La direction revient à 11h16.

11h22
La Direction présente les modifications organisationnelles suite aux divers CSE. 
Le nombre de départ au niveau de l’UES est passé de 677 prévus au 3 Mai 2024 à 623 au 31 Juillet. Cette réduction du nombre de départ dans le cadre du PSE est due : 
-    A la création de 18 postes obtenus lors des revues en CSE locaux (7 postes en 3x8C Raff, 7 postes en 3x8C Chimie, 2 postes au SCAN et 2 postes au siège)
-    Au départ de 36 personnes sur des postes qui vont être maintenus dans le cadre du PSE et qui seront proposés aux salariés dans le cadre du présent PSE.

Les OS s’émeuvent des conséquences sur les salariés restants qui devront compenser la vacance des 36 postes à la suite du départ des titulaires de ceux -ci. 
Une OS : « Est-ce que vous êtes en capacité de nous faire une présentation sur l’impact généré par la vacance de ces 36 postes ? »
La direction : « Non nous ne pouvons pas »
La même OS : « Si vous n’êtes pas en capacité de le faire nous vous demandons de décaler le planning du rendu d’avis pour que nous puissions revoir en CSEC les conséquences pour les salariés liés à la vacance de ces postes»

Présentation par la direction du nombre de catégories professionnelles dans le cadre du projet d’habilitation transmis à la DRIEETS et du nouveau nombre de postes.

La direction « On recrée des postes vacants pour tenir compte des détachés que l’on rapatrie dans leur société, soient 35 postes. Cela inclut les personnes de Fos qui ont fait le choix de ne pas rejoindre Rhône Energies. Nous vous expliquerons cet après-midi. »

Les OS s’émeuvent de la façon avec laquelle sont gérés certains mouvements de personnel sur la plateforme.
CFE CGC « Vous nous devez une explication sur des mouvements de salariés qui ont eu lieu récemment. Vous by passez les instances. »
La direction « Nous vous expliquerons cela cet après-midi. »
Une autre OS : « Cela fait beaucoup de choses à discuter cet après-midi mais nous ne dépasserons pas 17H00 pour rester dans le cadre légal au niveau des horaires ».
La direction reprend la main et présente la méthodologie utilisée pour définir les catégories professionnelles. Elle cherche à montrer que la définition de 2024 est assez proche de celle de 2021 où les OS avaient signé le projet d’accord. 
Réaction des OS :
« Ce n’est pas le même périmètre, ni le même impact… »
CFE CGC « Prenons l’exemple du service Achats à Gravenchon ; nous constatons un découpage sur mesure de la direction pour protéger certaines personnes et en cibler d’autres. Vous serez forcément interpellé par la DRIEETS sur ces sujets… »
Pause Repas. La direction demande à revenir pour 13h30.

Reprise à 14H06, au retour de la Direction.
Agenda de l’après-midi :
1-    Revue des PV de CSEC
2-    Bilan de l'EIC
3-    Déclaration d’une OS
A 17H00 ce CSEC devra être terminé suite à la demande d’une OS.


La revue des pv se fait en quelques minutes.


Nous passons à la partie EIC présentée par M. Leonardi.
Le bilan de ce qui s’est passé depuis le 16 juillet en quelques chiffres :
-    503 entretiens réalisés en 5 semaines. Grosse activité. 
-    62 premiers entretiens à venir
-    40% des personnes ayant sollicité les services de l’EIC occupent un poste rattaché à une catégorie professionnelle où il n’y a pas de suppression de postes.
LA CFE CGC demande si l’on dispose d’un indice de satisfaction suite à ces visites.
La direction répond qu’elle prévoit de le mettre en place.
La CFE CGC interpelle la direction sur des messages contraires délivrés par l’EIC et la supervision concernant notamment la possibilité pour des personnes partant en CFC et souhaitant poursuivre une activité en tant que micro-entrepreneur.
La direction répond que ce point a été tranché : impossibilité pour une personne de se déclarer micro-entrepreneur dans le cas d’un départ en CFC.
La CFE CGC demande sur quel article de loi cette réponse s’appuie. Quel sera le sort des salariés qui sont déjà déclaré comme micro-entrepreneurs avant leur départ ?
La direction indique qu’elle a pris l’avis au niveau d’un cabinet juridique. Les accords CFC signés considèrent que l’allocation de CFC est interprétée comme du salaire et ce point a été reconduit dans l’accord de PSE.
LA CFE CGC s’étonne de cette réponse.
La direction insiste que depuis 2007 elle indique cela aux salariés qui posent cette question.
Les autres OS embrayent sur ce point.

Une élue de la CFE CGC remonte une mauvaise expérience concernant un conseiller qui n'était pas compétent sur certains sujets concernant les retraites. 
La direction répond un peu à coté en mentionnant que certaines conseillères et conseillers sont très compétents. Une réaction assez vive se fait dans la salle de façon homogène par de nombreux représentants du personnel qui rappellent qu’en cas de mauvaise réponse, cela peut orienter les salariés vers un mauvais choix voire être source de stress.
La direction explique que lorsqu’un rendez-vous est pris des questions sont posées pour orienter au mieux le salarié vers le conseiller compétent dans le domaine qui interesse le salarié.
Les OS demandent à ce qu’un spécialiste des accords EM assiste les personnes de cet EIC.
La direction explique qu’elle fait trois réunions d’alignement avec l’EIC par semaine pour passer en revue les difficultés.
Les OS remontent que l’EIC ne dispose pas dans les temps des accords à jour, notamment concernant la proposition unilatérale qui n’a été mise à disposition de l’EIC qu’après plus d’une journée.
La direction fait son mea culpa.

La direction poursuit son bilan. 
C'est le personnel de la direction Opérations qui contacte majoritairement l'EIC mais toutes les directions la sollicitent. 
Les questions du personnel portent sur les mesures d'accompagnement, l'éligibilité au CFC, l'analyse du relevé de carrière et la projection de l'ALTP, les bilans de compétences et professionnels, les étapes et processus du reclassement interne, le calendrier, les demandes d'estimations financières (ICA et formule S), l’accompagnement à la création d'entreprise et enfin rédaction de CV ou la recherche de formations.

Deux OS réagissent vivement.  Elles accusent la direction d'envoyer l'EIC de façon pro active dans les salles de contrôles sans en avoir reçu la demande. Il y a débat autour de ce point.  Les OS tiennent à ce que la démarche d'aller consulter l'EIC soit personnelle et elles ne souhaitent pas qu'il y ait une démarche incitative de la part de la direction.

Le débat se poursuit.

La direction annonce qu’il s’agissait là de la dernière page de la présentation.


C Amyot  intervient pour conclure: « Je veux que vous compreniez que l’EIC part d’une bonne intention. Je pense qu’il y a effectivement des cas qui portent à questions mais je ne voudrais pas qu’on laisse penser que c’est systématiquement le cas. Je terminerai en remerciant les personnes qui font fonctionner cette cellule qui répond aux attentes des salariés ».

Prévention des RPS – toujours par M Leonardi
Ci-dessous un résumé de ce qui est présenté par la Direction pour nos lecteurs.
La Direction :

"Revue des 5 Facteurs de RPS au 27 Aout 2024.
1-    Clarté des rôles :
Les rôles où cette clarté se posent sont connus et des réponses ont été apportés.
2-    Prévisibilité de la charge
On parle ici de la charge post projet. Il y avait des questions, pas mal de réponses ont été apportées. La direction considère que ce facteur est en amélioration
3-    Charge de travail liée à la mise en œuvre du projet
Pas d’amélioration. La diminution de la charge de travail peut poser un problème dans certains secteurs. La gestion de la MAD inquiète aussi énormément les salariés.
4-    Gestion des compétences
Vigilance toujours nécessaire. Des démissions ont eu lieu et la direction n’avait pas prévu ces départs de personnes quittant notre société avec des compétences.
5-    Responsabilisation, autonomie et sens du travail
Ce risque est confirmé. La direction en est consciente."


Des réactions vives se font de la part de toutes les OS.
Comment va se faire la MAD sur le Steam ?
Les OS expliquent que les salariés sont désabusés par la proposition unilatérale de la direction. Cela aussi est un RPS.
Une OS interpelle la direction ; « Vous n’avez aucune empathie, vous déroulez votre plan, vous avez la clé entre les mains, plus personne ne croit plus en rien y compris la hiérarchie et on continue comme ça…On a l’impression que le bateau coule et tout le monde regarde… je ne porte pas de jugements sur votre travail mais c’est l’approche que je commente.»
La direction « on ne peut pas vous laisser dire cela, on s’est décarcassé pour organiser les webbinars…. »
Une autre OS «Les salariés n’adhèrent plus et ça ne marche pas »
C Amyot : « Nous étions nombreux aux webbinars. Par rapport à l’empathie, il faut aussi écouter les messages que nous essayons nous direction de vous passer. »
CFE CGC «Je répète ce que vous aviez dit le 25 juillet concernant la proposition unilatérale que vous deviez établir, vous aviez pris des engagements de ne pas toucher à l’anticipation au CFC que vous n’avez pas tenu. Les salariés ont choqués par votre projet unilatéral et la réduction de la durée d’anticipation en leur défaveur. Cela aussi est un facteur de RPS »

Le Médecin prend la parole :
« Nous avons constaté récemment à travers les personnes que l’on voie, beaucoup de perplexité voire de l’incrédulité à la suite de la présentation du document unilatéral. Les projets d’un certain nombre de salariés sont remis en cause. Au niveau de la plateforme il y a une situation assez contrastée entre le personnel de la raffinerie et celui de la chimie. Coté raffinerie ce sont les jeunes  qui expriment de la démotivation. Ils se demandent s’ils doivent rester et disent : « …et même si on reste à quoi bon… ». Coté chimie il y a surtout des arrêts maladie coté opérations et notamment à BCI. Il y a des quarts prolongés et cette situation nous préoccupe. Il y a aussi la rupture de la confiance qui peut rapporter un sentiment d’insécurité, Nous avons été très peu sollicités ces derniers temps, durant les vacances. »

CFE CGC : « J’ai une question pour M Leonardi : que prévoyez-vous de faire le jour où les salariés recevront leur lettre de démission ? Cela s'anticipe... Avez-vous travaillé là-dessus ? »
M Leonardi : « Je suis prêt à travailler avec vous sur ce sujet pour que nous progressions par rapport à ce qui a été fait en 2021. Il faudra juste que je sache quand je pourrai venir vous voir. »
Une OS : « Le CSSCT de la raffinerie n’a pas été sollicité dans le cadre de ce projet. C’est extraordinaire ….on nous propose une réunion le 8 octobre »

Pause de 5 minutes. Reprise à 16:40.

Une OS indique qu il n est pas possible de terminer ce jour ce qui était à l'agenda.

Revue des points restant à passer en revue. 

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Publié le 6 Août 2024

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Publié le 26 Juillet 2024

Rédigé par cfe-cgc.-exxonmobil

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Publié le 25 Juillet 2024

Nous voici de retour au Clos de la Vaupalière, près de Rouen pour cette dernière réunion de négociation.

Comme habituellement, la Direction nous fournit les documents à la dernière minute.
Une OS en fait d'ailleurs la remarque à la Direction et nous, CFE-CGC, appuyons ce commentaire sur l’envoi tardif des documents. En effet, pour que la négociation soit loyale il nous faut du temps pour analyser et préparer. Nous verrons donc ce soir en fonction des avancées que la Direction aura fait sur nos demandes si nous sommes en capacité de nous positionner.

Sans même répondre, la Direction débute la négociation par les catégories professionnelles et nous présente les changements par rapports à la version précédente. Il s’agit des ajustements suite aux discussions en CSE locaux et à la dernière négociation PSE :
SCAN : re-création au SCAN de 2 postes de technicien Fiabilité & Développement dans catpro « Technicien qualité/laboratoire Senior SCAN »
Technique : Transformation de 2 positions C en O/C (1 chez ERSAS, 1 chez EMCF)
Technique : Changement d’organisation proposée suite discussion avec les équipes Supply chain chimie chez EMCF et RC groupe chez ERSAS
               -1 poste cadre ERSAS (chef de section optimisation CdB) 
               +1 poste O/C maintenu chez EMF, avec changement de rattachement (service technique Additif vs groupe supply chain)
Operations raffinerie : affectation des 7 postes mission opérateurs
               4 postes mission opérateur au MEE
               3 postes mission opérateur à la conversion
[Non inclus dans ce document] : opérations chimie – passage de 29 à 26 postes 3x8 dans la nouvelle BT Oxo/C3/C4
Re-création d’une catpro « technicien LCDC » et « technicien hygiéniste », au lieu de les regrouper avec la catpro « technicien qualité laboratoire » (L5)
Pas de fusion de toutes les catpro liées aux laboratoires pour les raisons déjà mentionnées
Cependant, s’il y a des volontaires au départ dans les différents laboratoires, les candidats seront recherchés en priorités dans les catpro voisines, avec habilitations similaires
Poste opérateur STIG dans catpro équipe jour, pour suppression catpro à 1 personne 
Fusion cadre ingénierie senior/superviseur et cades ingénierie manager (non mentionné lors de la dernière réunion)
Transfert vers ingénieur technique senior de postes environnements, process safety, ingénieur BCP/transport, SMTE finition PP
Corrections individuelles / erreurs dans le fichier (on a déjà parlé d’une partie de ces corrections)
Intitulé d’un poste conversion « unités de conversion » au lieu de « expédition/effluents »
Inversion entre 2 personnes : préparateur IEA et non Technicien IEA (erreur sur la charte ERSAS)
Inversion suppression poste « ingenieur coûts & controles projets » et « ingénieur anchor coûts et contrôles projets » (incohérence avec la charte)
Poste ingénieur OIMS/système dans catpro « cadre manufacturing technique senior » au lieu de « cadre manufacturing junior »
Poste mission SCTA de catpro « superviseur maintenance IEA » vers catpro « preparateur maintenance autres »
Poste ingénieur informatique process (LOGF) de la catpro « cadre manufacturing autre » vesr la catpro « cadre ingénierie Application-system »
Poste Ingénieur machine des catpro « cadre ingénierie senior/superviseur » vers catpro « cadre ingénierie machines »
Poste behavior Based safety advisor de catpro « cadre manufacturing autre » vers catpro « cadre manufacturing personal safety »
2 postes tech approvisionnement de catpro « technicien administratif” vers catpro « technicien administatif supply/logistique »
Nouveau poste CFP (transfert EMCF vers ERSAS) de cat pro « technicien administratif polyvalent » vers catpro « technicien process senior »
Nouveaux postes superviseur logistique liquires et technicien logistiques additifs de catpro technicien administatif supply/logistique vers catpro « technicien process senior »
Poste technicien analyste blending (LOGF) de catpro « technicien administatif polyvalent » vers catpro « technicien qualité laboratoire LOGF »
Poste technicien bilan matière (LOGF) de catpro « technicien process senior » vers catpro « technicien administratif polyvalent »
Poste specialiste fours de catpro « technicien process senior » vers catpro « CPP/CTP/coordo finitions »
Poste coordinateur B&S (LOGF) de catpro « technicien process senior » vers catpro « opérateur LOGF »
Poste superviseur opérations jour de catpro « technicien process senior » vers catpro « CPP/CTP/coordo finitions »
2 postes coordinateur métrologie ESAF NDG de techniciens admin supply logistique vers techniciens métrologie NDG  
Ajustement de date de départ :
Technicien administratif polyvalent : au 30/11/2025 au lieu de 30/04/2025, pour tenir compte de la fusion de catpro avec dates différentes
Opérateurs raffinerie : au 30/11/2025 au lieu de 30/04/2025, pour tenir compte des durées de formation
[Non inclus dans ce document] : Opérateurs PE : au 30/11/2025 au lieu de 30/04/2025, suite discussion en CSE chimie
Corrections à venir avec la mise à jour du document courant août
-    Habilitation nouveaux consolistes
-    Prise en compte des autres mouvements (changements de ligne, expat, autres changements) 
Soit un bilan de 137 catpro dont 100 hors postes 3x8C, à comparer à 95 lors du PSE2021 pour un périmètre nettement plus important

Petite précision, le fichier qui nous a été présenté possède un format et un code couleur qui est encore différent de celui de la dernière fois, générant des incompréhensions et de longs débats.

Une OS interpelle la Direction pour savoir s’il y a de la place pour la négociation. La Direction confirme que oui, et que tout le monde peut s’exprimer. Nous, CFE-CGC, rappelons que nous sommes aujourd'hui dans un contexte différent, puisqu’à partir de soir, la Direction va nous demander de nous positionner. Nous devons avoir les idées claires, mais avec des documents arrivés ce matin, il est difficile de faire des demandes constructives et avec du sens. Et encore plus de se positionner ce soir.
La Direction confesse que les catégories professionnelles vont continuer à évoluer au cours des prochains CSE locaux.

S’en suit un débat sur le planning des CSE locaux dans lesquels seront revus les catégories professionnelles. La Direction pense que mi-août les revues des catégories professionnelles seront finies. Nous, CFE-CGC, argons qu’il y a une étude avec les experts qui est en cours, et que nous attendons leurs retours début septembre. Et que de plus, dans certain CSE nous n'aurons pas revu toutes les directions d'ici septembre. La Direction tente de défendre son idée, puis décide de faire une interruption (10h02).

La Direction revient à 10h25 et précise qu’il va y a voir des CSE locaux, et des CSEC qui vont aller jusqu'au 16 Septembre et qu’il y aura donc forcément des changements qui vont intervenir sur les organisations, les postes. Le texte du PSE devra donc évoluer. Quel que soit le positionnement et sa date, à un moment, avant de tout clôturer il y aura un avenant pour toutes ces modifications actées en CSE. Il y aura donc des changements jusqu'au bout, issues des discussions en consultation. 
Puis la Direction continue d’expliquer les modifications dasn les catégories pro listées ci-dessus.

A la fin de cette présentation, nous, CFE-CGC, demandons pourquoi les postes colocated de Fos n’apparaissent pas dans la liste des catégories professionnelles.
Alors qu’il nous semblait que nous avions convenu avec la Direction que ces postes apparaitraient dedans, la Direction répond que comme ces postes sont localisée à Fos, ils ne devraient pas être intégrés dans le fichier.
Nous, CFE-CGC, rappelons que ces postes sont au périmètre ESAF (Sièges) et doivent donc être intégré dans les cat pro. La Direction répète que ces postes sont localisés à Fos et qu’ils sont en attente de savoir si les salariés vont partir chez RhôneEnergies ou pas. Nous revenons à la charge en disant que nous nous étions mis d’accord lors de précédents CSEC, que ces postes sont chez l’affilié Français et que donc si les salariés occupants ces postes partent chez RhôneEngeries, il faut qu’ils soient notés comme vacants dans les cat pro pour permettre le reclassement de salariés. De plus nous demandons à la Direction de rajouter aussi les 2 postes vacants identifiés lors du dernier CSE Sièges. La Direction nous répond qu’elle va regarder…
Puis la Direction présente la nouvelle version du document PSE et précise quelques informations sur le pré-volontariat. Comme cela génère des questions, d’un air exaspéré, la Direction rappelle que pendant le pré-volontariat le volontaire a son contrat suspendu jusqu'à son départ de la société. Ce qui veut dire qu’il n'y a pas de préavis, et qu’il en va de même pour le cas du volontariat. Elle continue ensuite en rappelant une nouvelle fois que le pré-volontariat n’existe que s’il y a un accord (donc signature d’au moins 2 OS représentatives). 


Une OS demande à faire une pause.
Pour occuper la Direction pendant cette pause, nous, CFE-CGC, posons la question sur le séquencement des 2 périodes de volontariat. Comment pourrait-il y avoir des licenciements entre les périodes de volontariat alors qu'on pourrait avoir un surcroit de volontaire dans la deuxième vague ?
La Direction promet qu’on en reparlera dans la journée.
 

Après une pause d’une demi-heure, la Direction reprend avec le document du PSE. Cela commence avec le calendrier de volontariat : 
La période de pré-volontariat sera ouverte jusqu’au 1er octobre 2024.
La première période de volontariat, de 4 semaines, sera du 14 octobre au 15 novembre 2024.
La deuxième période de volontariat, de 2 semaines, sera du 12 au 26 mai 2025.
La Direction précise que tous les salariés apprendront leur statut (licenciable, CFC PSE, ou autre) en janvier. Nous, CFE-CGC, faisons préciser à la Direction que si un salarié identifié comme (potentiellement) licenciable en janvier, sur un poste supprimé lors de la 2ème vague alors il pourra se porter volontaire à la 2ème période de volontariat et donc profiter de la prime des 10k€.
Nous demandons à la Direction d’indiquer aux salariés potentiellement licenciables leur statut avant même la première période de licenciement afin de pouvoir faire un choix éclairé. Une OS pense que cela serait trop traumatisant pour les salariés de savoir qu’ils seraient potentiellement licenciables ! La Direction ne comprends pas pourquoi nous souhaitons cela. Nous, CFE-CGC, répliquons que quoi qu’il se passe ce PSE a déjà générer beaucoup de traumatismes et que nous estimons qu’il sera plus traumatisant d’apprendre qu’on est licenciable après la vague de volontariat. D’autant plus que cela sera une double peine car les salariés ne pourront pas obtenir la prime de volontariat (10k€) et que les aides seront plus faibles…
A l'évocation des primes et aides qui seront moindres, la Direction lève les yeux au ciel...

Nous reprenons enfin la lecture du document PSE par la page 1.
Une OS reprend la revendication que nous avions menée la dernière fois, à savoir garder la phrase suivante : « Il convient de considérer les mesures contenues dans le présent projet comme valant au même titre qu’un projet de document unilatéral. »
Nous, CFE-CGC, nous associons bien évidemment à cette revendication, tout comme les 2 autres OS.

Après une pause repas d’un peu plus d’une heure, nous reprenons la lecture du document PSE.
Nous, CFE-CGC, demandons à la Direction d’allonger la période de volontariat à 6 semaines au lieu de 4. D’autant plus qu’il y a 2 semaines de vacances scolaires.
La deuxième période est bien courte et est correspond à la période où on liquide les congés. Pour le questionnaire de mobilité, 6 jours ouvrables c'est trop peu. Sur le délai de 7 jours de réponse du salarié à une offre de reclassement, nous pensons que 15 ça serait mieux pour qu'il puisse se renseigner un peu sur le poste avant de se prononcer. 
La Direction répond que l'idée c'était d'avoir 6 semaines sur l'ensemble des 2 périodes, et qu’avec l'aide de l'EIC les gens pourront avoir toutes les infos bien avant. Concernant le délai de réflexion pour le reclassement la Direction va voir ce qu'ils peuvent faire.
Ensuite nous faisons remarquer une nouvelle fois qu’il ne sera pas acceptable de proposer en reclassement interne un CDD à un salarié. La Direction confirme qu’il s’agit d’une erreur, et que si la personne est en CDI, il lui sera proposé un CDI. Nous répliquons que nous avions déjà signalé ce point dans notre tout premier échange, en mai, sur le document de PSE.
Toujours concernant le reclassement interne, nous demandons à la Direction de chiffrer le nombre de postes qui seront proposés aux salariés. La Direction ne souhaite pas nous communiquer de chiffres et rappelle qu’il n’y aura pas pléthore d’offres pour chacun.

Cette nouvelle version du PSE précise l’ordre de priorité pour un départ volontaire lors de la 2ième vague de départs. Après multiples questions de la salle, voici les précisions de la Direction.
Même si le salarié est sur un poste supprimé, il ne sera pas automatiquement accepté au départ (lors de la 2ième vague). Seuls, ceux qui se seront portés volontaires à la 1ère période seront automatiquement acceptés. 
Attention, si un salarié de la 2ième vague exprime son volontariat en 1ère période et est accepté, il ne pourra pas revenir en arrière et se déclarer non volontaire.
Les salariés qui seront refusés au départ à la 1ère période et toujours volontaires à partir devront se porter de nouveau volontaire et seront prioritaires au départ. Ils pourront aussi ne plus se porter volontaire.
Pour les salariés qui ne sont pas sur un poste supprimé et qui seraient volontaires, ils exprimeront la date souhaitée de départ. La Direction reviendra vers eux en fonction de s’ils permettront le reclassement d’autres salariés, et donc leur confirmeront leurs dates de départ.
Pour les salariés qui ont des postes avec le même intitulé, comment savoir qui est sur un poste supprimé ? La Direction appelle cela les pools. Ce n'est pas nominatif, si dans un pool de 5 il y a 2 postes supprimés, avec 2 volontaires, les 2 volontaires « sauveront » le reste du groupe. S'il y en a plus ou moins, il y aura application des critères de départage.
Ce point génère encore beaucoup de questions et commentaires auxquels la Direction tente de répondre malgré le brouhaha ambiant.

Puis elle tente de reprendre la main sur la présentation du document, chose difficile car chacun fait des commentaires sur des pages différentes.
Nous arrivons à la partie de l’éligibilité au CFC PSE. Nous reposons plusieurs fois la question de la date de l’éligibilité car la salle avait compris que l’éligibilité serait calculée au 31/12/25. La Direction précise d’un air hautin qu’en fait non. Que les salariés ne pourront pas partir en CFC PSE / de droit plus que 5 ans pour les gens de jours. Il y aura possibilité de racheter des trimestres pour rentrer dans les mesures d’âges. Donc l’éligibilité concerne un ALTP au 01/12/2030 au plus tard pour les gens de jour à 5 ans. 

Nous continuons ensuite de parcourir le document. 
Voici nos remarques et demandes CFE-CGC concernant le congé de reclassement :
- Dans la dernière version du projet de PSE, les aides à la formation et à la création et reprise d’entreprise diffèrent pour les salariés volontaires ou non. De façon générale, aucune différence ne doit exister entre mesures pour volontaires ou non.  
- Il est nécessaire également que la direction s’engage sur la qualité des OVE, ceci d’autant + que la décision de la corporation va être partiellement supportée par France Travail si les gens partant se retrouvent au chômage à terme malgré le processus de reclassement
- Il faut rappeler dans le PSE la disposition légale de suspension du congé de reclassement en cas de congé de maternité/paternité.
- Neutralisation de la clause de non-concurrence
- Remboursements de frais non additionnés aux indemnités de départ et donc non cotisables (seuil de 2 PASS)

Concernant le congé de reclassement pour les personnes licenciées, les premiers mois correspondant au préavis comptent dans le calcul de l'ancienneté.

Comme la Direction perd patience car cela n’avance pas, chaque OS passe en revue ses commentaires et demandes. 


Pour la CFE-CGC :
Mesures financières :
- Nous maintenons notre demande d’augmentation du budget pour que davantage de personnel de jour soit incité à partir en mesures d’âge, ainsi que pour la formule S.
- De façon générale, les mesures appliquées au personnel en
quart doivent avoir leur équivalent pour le personnel de jour, au regard du
principe d’égalité de traitement (ex : indemnité additionnelle).
- Formule S : La matrice fait état d’ancienneté retraite : il serait équitable que l’ancienneté retenue soit celle retenue par la société dans le cadre de l’accord GLS, là encore pour l’égalité de traitement entre les salariés.
- Les salariés en CFC PSE doivent avoir une indemnité plancher égale à leur CFC de droit s’il est supérieur à 75%.

Autres questions et remarques : 
- Les actions reçues dans le cadre de l’« incentive program » seront-elles payées par la société en cas de départ volontaire ou licenciement ?  - (Les actions sont débloquées à 3 ans et 7 ans).
- H3-6, (page 82)  Liquidation sans abattement des retraites du régime général :
Préciser que le salaire pris en compte est à 100%, et non pas les 75% (jusqu’à 85) du CFC
- J2 – page 86 : Commissions de suivi :
Nous demandons à ce qu’il y ait 2 personnes mini par OS par commission pour remplacement et suivi des dossiers.
Pour les attributions de la commission de suivi nous souhaitons qu’il soit précisé : examen des demandes de départ volontaire, examen des demandes de financement de formation.
Il faudrait préciser également les membres de la commission de suivi qui seront dotés d’un droit de vote : Avis consutatif des représentants de la DRIEETS, de l’Inspection du travail et du cabinet spécialisé n’ont en général qu’un avis consultatif. Evidemment pas de vote des suppléants.
Arbitrage de la Drieets préférable à l’avis prépondérant du président
- Annexe 8 : Indemnité conventionnelle :  quel est le salaire utilisé ? (base +prime mensuelle+ anc+PQ… ?) Réponse de la Direction : Oui

Critères d’ordre : 
- Valeur professionnelle : les qualités professionnelles doivent être appréciées sur la base de critères objectifs et pertinents. (Quotas rendent cela discutable) -
- Critère lié à l’âge : La précédente version prévoyait l’octroi de 6 points aux salariés âgés de 62 ans et plus si l’ALTP n’était pas atteint au 31/12/2025. Cette suppression est discutable : cela les pénalise dans l’application des critères d’ordre, alors qu’il s’agit des salariés les plus fragiles dans la recherche d’un emploi.

 

La Direction fait une suspension de presque une heure et revient en salle avec les clarifications suivantes :
L’annonce du caractère licenciable se fera de manière « plus humaine » que la fois précédente.
Pour le congé de reclassement la formulation légale pour les congés de maternité/paternité sera reprise dans le texte du PSE.
Pour les critères d'ordre : ils n'évolueront pas.
Pour le performance assessment : il n'y a pas de quota mais des indications.
La commission de suivi : pas de changement.
Pour les incentives, c’est à chacun de prendre contact avec le service qui est à la corp.
La Direction nous donnera demain la dernière position du PSE et on aura jusqu’au 6 aout pour nous positionner.

Puis, avec un petit sourire en coin, la Direction revient enfin sur le sujet qui nous passionne depuis le début : l’amélioration des mesures financières. 
Contrairement à ce qui nous a été dit depuis de longues semaines, elles vont évoluer une dernière fois.
Voici donc la dernière proposition de la Direction qui concerne uniquement la formule S (départ externe).
Pour les volontaires en formule S dès la première vague ou les pré-volontaires : une prime de 5k€ sera ajoutée à celle des 10€. La prime de volontariat passe donc à 15k€ pour les pré volontaires et les volontaires de la 1ère vague.
Pour l’ensemble des volontaires en formule S, il y aura également une prime d’« outplacement » 2k€ avec validation du projet professionnel et sortie du congé de reclassement. Cette prime sera versée après la sortie du congé de reclassement.

Dans le cas d’une version unilatérale : il n’y aura plus de pré volontariat ni de prime de volontariat de formule S.

Pour la CFE-CGC, nous attendions beaucoup de cette journée, pour les mesures d’âge afin de libérer des places pour les plus jeunes, pour la formule S pour eux également, et la proposition que nous soumet la Direction s’appuie sur un budget insuffisant.
Les personnels de jours sont discriminés, toute catégories confondues, et une signature est très incertaine.
Nous allons consulter le personnel, réunir notre comité directeur pour décider à partir de ces retours et faire part de notre position à la Direction.
Le 6 août sera très court ! 

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Rédigé par cfe-cgc.-exxonmobil

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Publié le 19 Juillet 2024

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