52 accords signés au niveau interprofessionnel en 2015, 1 042 dans les branches, 36 600 dans les entreprises, avec un taux de signature des organisations syndicales entre 84 et 94 % : tels sont les véritables indicateurs d’un dialogue social qui fonctionne, bien loin des critiques trop souvent entendues.
Alors qu’un climat d’incompréhension, voire de défiance s’installe vis-à-vis des acteurs de ce dialogue, il est fondamental de leur redonner confiance et fierté.
La mise en place des systèmes de mesure de la représentativité des organisations syndicales de salariés et des organisations patronales a posé le fondement de la légitimité des acteurs. Il est donc impératif de respecter et de valoriser ce cadre légal et de reconnaître les partenaires sociaux plutôt que de mettre en doute leur légitimité à s’exprimer au nom des salariés. Toute mise en cause ou contestation du système affecte le bon fonctionnement des diverses instances, nuit à ses résultats et obère les effets positifs sur l’économie de l’entreprise et la compétitivité de la France.
Ainsi, critiquer les organisations syndicales pour leur manque d’adhérents n’a aucun sens, d’autant que les chiffres cités (8 % des salariés) sont faux. Le pourcentage d’adhérents dépasse les 11 % (bien plus que le nombre d’adhérents aux partis politiques) et connaît une évolution positive. Les critères retenus par le législateur pour la représentativité des organisations syndicales et la légitimité de leurs militants pour représenter les salariés reposent sur le résultat des élections professionnelles auxquelles le taux de participation est élevé. C’est par le bulletin de vote que les organisations syndicales légitiment l’audience de leur vision et de leurs valeurs : la démocratie sociale n’est pas en péril !
Extrait de "Quelle société pour demain" CFE-CGC