Publié le 9 Septembre 2024
Comme à son habitude, le CSEC de ce début de semaine se déroule au Clos de la Vaupalière.
Le secrétaire du CSEC prend la parole et ouvre la séance à 9h11.
Nous reprenons la suite des présentations des rapports des experts.
Le Président prend la parole pour demander à discuter uniquement des problèmes transverses car les présentations sont également faites dans les CSE. Le but étant d’avoir plus de temps pour répondre à nos questions.
Note CFE-CGC : nous rappelons que ce ne sont pas les mêmes personnes qui sont dans les instances CSE et CSEC et qu’il faut que tous les membres des CSEE et CSEC puissent avoir la restitution des experts afin de pouvoir soumettre un avis éclairé sur le projet.
À la suite de son intervention, une OS demande la suspension de la séance à 9h14.
La séance reprend à 9h35.
Les membres du CSEC demandent au président des réponses au courrier envoyé par le DRIEETS la semaine dernière. En effet, à la suite de la proposition unilatérale, la DRIEETS a en retour posé plusieurs questions et commentaires, notamment sur les mesures et délais et nous attendons des réponses.
Le président confirme qu’ils ont bien reçu un courrier de la DRIEETS par rapport à leur proposition unilatérale. Ils travaillent à une réponse et nous, élus, seront en copie de cette réponse. Concernant les calendrier et ordre du jour des prochains CSEE et CSEC, il y a un délai légal à respecter.
Alors que le président rappelle qu’il respecte la loi à la lettre et dit qu’il y a deux niveaux d’information les CSEE et les CSEC et qu’il ne faut pas qu’il y ait redondance d’information, car il faut aller au plus vite pour que la période d’incertitude pour les salariés soit la plus courte possible, la salle gronde.
Le secrétaire prend la parole pour annoncer qu’il y a eu violation de manière évidente des dispositions légales relatives à l’obligation de tenter d’établir conjointement l’ordre du jour, y compris pour des réunions extraordinaires. Il s’agit ici de l’ordre du jour de la séance de la semaine prochaine que le secrétaire a reçu signé par le président sans avoir pu échanger avec lui avant.
En réponse, le président répond qu’il n’y a qu’à annuler cet ordre du jour et à en refaire un…
Toutes les OS, s’exprime sur ce point, qui est contestable légalement, mais aussi sur le fait que le calendrier est tendu et qu’il faut qu’en CSEC soient faites toutes les présentations des experts.
Secrétaire du CSEC Sièges et Territoires (CFE-CGC) prend la parole: Pour notre CSE, il s’est terminé vendredi soir. La séance a été constructive mais nous n’avons pas abordé la partie économique et l’ensemble des impacts des réorganisations et nous souhaiterions avoir d’autres séances pour finir les discussions afin de pouvoir rendre notre avis étayé.
Le président réplique que sa réponse ne changera, c’est-à-dire que le calendrier ne sera pas revu et que les rendus d’avis des CSEE prévus normalement cette semaine et celui du CSEC prévu lundi prochain, ne seront pas décalés.
A la suite de sa réponse, une suspension de séance est demandée. (10h)
Le secrétaire reprend la séance à 10h30 et demande à la Direction de confirmer que le président va bien reprendre l’ordre du jour du CSEC du 16, et en discuter avec le secrétaire du CSEC. Le président confirme. Le secrétaire expose ensuite à ce que les 2 points suivants soient ajoutés à l’ordre du jour :
- Vote sur la contestation de la régularité de la procédure, de la réorganisation et du PSE.
- Poursuite présentation des experts.
Le président propose d’en discuter en off avec le secrétaire de l’instance.
Une OS demande que le président réponde formellement sur l’ajout de ces 2 points à l’ordre du jour. Le président
Le rapporteur de la CSSCT centrale demande qu’une date soit fixée pour faire une réunion.
Le secrétaire FE-CGC) Sièges et Territoires demande formellement que la poursuite des présentations des experts. La même demande est faite pour la chimie.
La Direction va étudier la question…
Les experts DIFECOS prennent la suite et démarre sur les problématiques générales sur l’emploi.
Le nombre de postes supprimés a augmenté mais le nombre de licenciements a diminué. Ceci s’explique par les postes des personnes détachées (1 poste dans la société dans laquelle ils sont détachés et 1 poste recréé artificiellement dans la société initiale. En effet, dans la version du PSE unilatérale, les salariés doivent être dans une catégorie professionnelle de la société dans laquelle ils ont un contrat).
Sur l’aspect qualitatif des suppressions de postes :
- Les postes qui sont supprimés car liés à l’arrêt de l’activité. Pas de commentaires de la part des experts.
- Les postes partiellement sur des activités supprimées. Pour cela le projet va au-delà de la suppression des activités. Mécanisme d’intensification du travail pour lesquels il n’y a que très peu d’information. Pas de nouveaux outils, méthode ou façon de faire de manière à encaisser cette charge de travail. Les experts détaillent ces points dans les analyses de services.
- Suppression opportuniste de postes (nettoyage de charte) : suppressions postes vacants, postes missions… Les experts s’interrogent sur la disparition de ces postes missions, notamment ceux qui sont là pour couvrir les inaptitudes, arrêts maladies, absences liées aux mandants syndicaux… Pour les experts, la Direction sera dans l’obligation de recréer des postes missions supprimés. Donc cela pose la question de l’intérêt de les supprimés. Il y a des postes missions sans lesquels les organisations ne peuvent fonctionner. Il y a une occasion loupée de les pérenniser.
Le président du CSEC (C Amyot) prend la parole pour répondre aux experts : Sur les postes missions des concessions ont été faites mais il y a aussi nécessité à agir pour la compétitivité du raffinage…
Une OS parle du SBF côté Ersas.
M. Mirgone qui dit qu’il y n’a pas d’accord sur le SBF côté Ersas, mais qu’il y en a un du côté de EMCF.
Une OS rappelle qu’il y a un accord obsolète au niveau de l’UES et que le chiffre de 7.2 qui est avancé par la Direction en instance n’a jamais été expliqué. S’en suit une discussion sur le travail en quart, le SBF et l’organisation du travail.
M Mesnil répond qu’il n’y a pas eu de modification de charte côté raffinerie et que pour donner suite aux discussions en instances des postes missions ont été conservés. Une OS précise qu’il y a eu 14 suppressions de postes, mais que 7 missions ont été créées. Ce qui fait 7 postes supprimés et que donc la charte de la raffinerie a bien été modifiée.
Les experts DIFECOS reprennent la parole est précisent que leur angle d’analyse est de s’assurer des conditions de travail, de la santé et sécurité des personnes et que leurs commentaires mettent en lumière des points questionnables concernant la robustesse des organisations cibles.
Le président reprend la parole et dit que les organisations ne se calibrent pas en fonctions des imprévus.
Les experts DIFECOS continuent : l’organisation cible telle que dimensionnée ne pourra pas fonctionner sans recréation de postes missions. Il y a des incertitudes, mais il y a des éléments historiques qui montrent qu’il y a des vrais besoins de postes missions. C’est une occasion manquée, un manque de performance, une perte de compétence que de supprimer ces postes missions.
11h20 : le cabinet Alixio, qui a assisté la Direction sur ce projet, rentre dans la salle afin d’assister à la présentation des experts DIFECOS.
DIFECOS reprennent leur présentation. Ils mentionnent l’impact fort sur le collectif de travail. Pour eux, le projet ne précise pas comment cette transition va être faite. Les situations organisationnelles vont être tendues. Il y aura également un problème des compétences restantes.
Ex LOGF, la moitié des effectifs pourrait être revu.
Les experts DIFECOS précisent qu’ils ont rencontrés environ 350 salariés. Le sentiment est que l’engagement des salariés qui avait été écorné en 2021 l’est encore plus désormais. Il y a clairement une perte de confiance sur avenir plateforme. Concernant le Siège, les salariés se posent des questions sur son avenir (en RP ou en Normandie). Pour tous, le sentiment qu'on prépare une cession de la plateforme est très fort.
Direction (Mirgone) : Il y a une mise à jour de la feuille de route pour années futures. La liste des projets approuvés pour 25 et 26 est connue. Ensuite, le site deviendra très compétitif.
CFE-CGC : pensez-vous que le site restera compétitif avec tous les départs des salariés ?
Direction (Mirgone) nous devons travailler tout cela et nous nous ajusterons.
Une OS : vous ne nous parlez que des années 25 et 26. Est-ce que cela veut dire qu’au-delà de 26, le site aura une autre bannière qu’ExxonMobil.
La Direction (C. Amyot) : qui sait où nous serons dans 5, 10 ans ?
La salle s’indigne et s’en suit des questions sur l’avenir d’EM en France. La Direction ne parvient pas à rassurer les membres du CSEC.
Profitant d’un flottement, les experts DIFECOS interviennent :
« Personne n’a pu ou n’est prêt à engager un échange authentique sur les organisations cibles, les uns étant abasourdis par l’ampleur des réorganisations, les autres par la crainte de perdre son emploi, le management intermédiaire étant dans l’attente de la fin de la procédure d’information et consultation, et les représentants du personnel envahis par un calendrier social trop dense pour permettre un examen détaillé des enjeux organisationnels.
Cette situation est un piège qui expose les différents collectifs de travail à sous-estimer les problèmes organisationnels que posent le projet, avec tous les risques professionnels et industriels que cela sous-entend. En effet, nous allons voir dans le détail des services que de nombreuses questions sont en suspens dans plusieurs services, et que nous identifions des risques particulièrement élevés sur les organisations cibles.
Or, c’est avant la fin du plan que les ajustements sont à faire. Et ces ajustements ne peuvent être réalisés en pertinence qu’à partir d’une confrontation entre le projet et les remontées des équipes. »
La Direction (M Leonardi) : pas mal de discussions ont été faites avec les équipes, il y a eu des répartitions de rôle ou maintien de position notamment à l’inspection, au Scan. Ces conversations ont eu lieu certainement après le passage des experts.
CFE-CGC : il faut regarder le projet dans son ensemble. On parle de l’avenir des salariés. Les salariés ont fait face à un traumatisme à l’annonce du projet. Ensuite ils ont dû faire face au traumatisme à la découverte des nouvelles chartes de la Direction. Puis maintenant ils font face au traumatisme des moyens mis sur la table pour le PSE unilatérale. Il faut redonner aux salariés confiance et donner aux personnes qui vont rester l’espoir qu’ils ne seront pas plus mal traités.
La Direction ne répondant pas, DIFECOS poursuit sa présentation par une critique de l’analyse faite par le cabinet Alixio. Le premier point concerne le diagnostic initial : le cabinet Alixio est partit du postula que tout va bien dans les organisations actuellement. Ensuite il n’y a pas de vision globale du projet, chaque poste est présenté un par un sans présenter le modèle global. Ensuite, les salariés ont confirmé lors des entretiens avec DIFECOS que leurs tâches ne correspondaient pas du tout à ce qui était dans le rapport Alixio. Celui-ci ayant été construit à partir des fiches de postes et non de la réalité. Le point final qui pose souci concerne les tâches restantes. Il y a un échec d’identification de ses tâches orpheline et de comment et par qui elles seront traités.
La Direction (M Leornardi) : sur la construction des organisations futures, les directeurs de fonctions (Maintenance, Engineering, etc) font partie de ceux qui ont conçu la future organisation. Je confirme que l’analyse de la charge existante n’a pas été faite, nous avons fait l’analyse de la modification des charges uniquement.
Alixio prend la parole et présente sa mission. Dispositif de prévention des RPS (recensement de ce qui existe, dispositif qui sont comparable groupe expression). Mesure de l’impact du projet en termes de conditions de travail au travers de 12 facteurs. Ensuite, la nature du projet amène des impacts qui sont qualifiés et ils proposent des réponses. Alixio confirme qu’ils n’ont discuté qu’avec le management et l’équipe projet et que le fait de ne pas discuter avec des salariés est un processus normal dans un processus de consultation.
CFE-CGC : avez-vous eu les rapports d’expertises des PSE précédents ou les autres projets, sur lesquels il y avait les dimensions des charges de travail.
Alixio répondant à côté de la question, nous réitérons plusieurs fois notre question.
Alixio : Oui nous avons eu des rapports. Nous n’avons pas suivi à la lettre les recommandations des experts mais nous avons adressés les points soulevés.
Une OS interpelle Alixio sur les pourcentages indiqués dans la répartition des tâches, qui sont en dizaine (10%, 30%, 60% etc..).
Alixio : sur la charge de travail : ces fiches ont été réalisées à partir des fiches de postes et des discussions avec la Direction.
CFE-CGC : ces chiffres sont donc ceux donnés par la Direction ?
Alixio : oui c’est ça.
Une OS exprime le fait que les directeurs n’ont pas une connaissance assez précise de ce que fait chaque salarié dans son organisation.
CFE-CGC : cette analyse a 2 problèmes méthodologique : une évaluation de charge faite à trop haut niveau par des directeurs qui ne connaissent pas le détail. Deuxièmement, concernant le détail, il s’agit d’un exercice de figure imposé. Vous êtes partis du résultat et vous tentez de justifier à rebours le résultat auquel on veut arriver. Ces points mettent en cause la fiabilité et la crédibilité des analyses que vous avez faites
Alixio : non cela n’a pas été fait comme ça. On a exposé des tableaux qui ont des transferts de charge résiduels.
La Direction (M Léornardi) : Alixio a rappelé qu’au départ il y a la confidentialité et donc le détail n’y était pas forcément. Mais on ne parachute pas des directeurs qui viennent de nulle part. Mais il y a énormément d’exemples dans lesquels nous avons eu des questions posées et dans certain cas nous avons revu les chartes et répartitions de travail suite à discussion avec les équipes.
CFE-CGC : Ce qu’on vous dit c’est que comme ce travail ne prend pas en compte la charge actuelle des postes, cela reste théorique et ne tient pas la route. Les salariés ne se reconnaissent pas dans les charges de travail de ce document. Pourquoi la notion de backup n’apparait pas ? Nous reconnaissons qu’Alixio a travaillé avec les documents qui lui ont été fourni et nous voyons bien le biais qu’il y a dans cette analyse.
Ni Alixio ni la Direction ne répond.
CFE-CGC : M Leonardi vous nous avez indiqué qu’il y a eu une première étape avec Alixio et ensuite que vous avez pris en considération des points qui vous ont été indiqué par les salariés, mais aussi par le rapport de nos experts DIFECOS, et qui ont permis de revenir sur des suppressions de postes. Mais ce rapport a été fourni il y a peu, donc on se trouve privés d’échange sur les points soulevés par celui-ci. Il est dommage que les contraintes calendaires nous privent d’une vraie discussion autour de ces points, et nous privent de potentiellement sauver postes. Par manque de temps vous allez mettre des salariés dans des situations difficiles.
M Leonardi : Nous avons reçu le rapport des experts il y a peu mais pour l’organisation Engineering il n’y a pas de surprise. De plus nous avons eu des discussions très nourries en CSEE.
Une autre OS rebondit sur le fait que les charges de travail n’aient été faite que par les Directeurs.
La Direction cite quelques exemples histoires de calmer la salle, et conclue en disant que le but n’a jamais été de donner la charge de travail de l’organisation finale.
Sans surprise, les questions sur ce sujet continuent de fuser dans la salle. En effet il semble difficile de faire un projet de réorganisation sans prendre en compte la charge initiale.
CFE-CGC : à quel moment dans le processus la liste des postes à supprimer a été faite ?
Alixio répond que ce ne sont pas eux qui l’ont faite et qu’ils ont fait l’analyse sur les charges de travail restantes.
Nous comprenons de cette réponse que les postes supprimés ont été décidés en amont de l’analyse par Alixio.
CFE-CGC : les suppressions de postes dans une organisation sont uniquement justifiées par le transfert de charge vers des pays à bas couts.
Alixio confirme.
DIFECOS : la lecture du rapport montre que ce sont des analyses de tâches mais pas de charges. C’est nécessaire mais il faut le compléter par une évaluation du travail réel sinon il y a des erreurs.
CFE-CGC : cela devrait être un processus itératif à partir d’un postulat de base or nous n’avons pas vu ces itérations et c’est cela qui pose problème.
M Leonardi : Alixio me rappelle que pendant que le livre 2 était travaillé (future organisation) le livre 4 était travaillé (conséquences sur la santé et la sécurité). Donc il est là le côté itératif. Mais bien sûr ceci était avant le 11 avril pour des raisons de confidentialité.
Une OS : comment avez-vous considéré l’ancienneté / expertise des gens qui sont actuellement sur le poste.
Alixio : il y aura des formations ad hoc.
La salle réagit.
M Leonardi reprend la main : il s’agit du cas par cas. Chaque superviseur étudie son service en fonction des profils des salariés. Et je soutiens le commentaire des experts DIFECOS il faut qu’on clarifie au plus vite les plans de formation
CFE-CGC : il est nécessaire d’aller plus loin. On en tend M l’expert s’alarmer sur un poste qui gère la cybersécurité des automates. Ce poste est supprimé, mais aujourd’hui il n’y a aucune réponse ni en local ni en central et cela nous interroge sur le processus pour adresser les imperfections et questions du plan.
M Leonardi : le point ICSR, il faudra y répondre. Certaines réponses ont été apportées dans les instances. C’est le seul élément que je puisse mettre sur la table.
Interruption de séance pour le repas de 13H14 à 14h35.
Le cabinet Alixio reprend avec leur dernier point d’accompagnement : la mise à jour du DUER.
Les experts DIFECOS constatent que les documents uniques qu’ils ont n’ont pas été mis à jour notamment sur la prise en compte des risques
Alixio : cela a été fait Sièges et Territoires et NDG. En ce qui concerne la partie Sièges et T, ils se sont basés sur la grille qui existait, et ont travaillés avec le médical et la CSSCT.
Pour NDG (chimie et raf) l’analyse poste par poste n’a pas été mis à jour mais seulement une partie globale.
Une OS : pourquoi les CSSCT Chimie et Raf n’ont pas été impliqués dans cette mise à jour.
M Leonardi : la personne qui a piloté cette mise à jour travaille avec les CSSCT.
M Mirgone explique que s’il n’y a pas eu de CSSCT côté raffinage c’est parce que les membres n’en ont pas fait la demande. « Je m’arrête là » dit-il en posant son micro.
CFE-CGC (à Alixio) : au-delà des demandes vous l’avez dit vous avez établi le DUERP avec les membres du CSSCT. Pourquoi n’avez-vous pas fait la réflexion à la Direction quand vous n’avez pas vu la raffinerie et la chimie ?
Alixio : nous nous en sommes tenus à notre cahier des charges, la dimension juridique n’a pas été adressée.
Le rapporteur de la CSSCT de la raffinerie rappelle qu’il a demandé le 22 aout à ce que les réunions de CSSCT se fassent mais que les dates proposées correspondaient à des dates déjà occupées par des prépa ou plénières CSE ou CSEC.
M. Mirgone déclare alors que les élus de la CSSCT côté chimie sont plus organisés que ceux du raffinage.
Les élus raffinage « apprécient » ce commentaire.
DIFECOS s’adresse à la Direction et les invite à soigner le Document Unique avec les instances. Notamment la question des back up qui n’est pas adressée dans l’estimatif de charge de travail post mise en place du projet.
M. Léonardi réplique en déclarant que les back up sont vraiment spécifiques à la partie dont on parle. Et que « pour les équipes jours en particulier pour les périodes de vacances scolaires, c’est la réduction d'activités qui est mise en place et la charge de travail est décalée dans le temps. Dans le cas où il y a des enjeux de continuité c est abordé dans les instances. »
Ces propos sont contredits immédiatement par une OS qui précise qu’il est courant que pendant les phases de back up on fasse plus d’heures.
DIFECOS reprend : le fait de ne pas évaluer la charge de travail des postes non modifiés pose question car ils vont recevoir des activités non prévues.
Une OS indique que les salariés sont inquiets car si la corp maintient son niveau d'exigence cela représente du travail.
M Léonardi prend la parole et répond sur le principe des back up à trois, qui pour lui est abandonné.
Chose immédiatement contredite par une OS qui cite le cas du planificateur additif et des 2 SAO Additif qui sont en back up à 3. Cette même OS demande une liste complète des back up.
Le Président, C Amyot, apporte une réponse à la question des exigences de la coorp. S’il promet qu’il n’y aura pas de compromis sur la sécurité, par contre il précise que sur les autres aspects, la corporation a adapté une approche basée sur le risque qui apporteront une relaxe sur les aspects controles.
CFE-CGC : sur le même sujet, si nous revenons sur le poste d’expert ICSR, il passe 30 à 40% de son temps sur les audits. Néanmoins on a supprimé le poste. Le suivi du dernier External Assessment a duré six mois et a impliqué des personnes bien au-delà de cet expert. Comment cela sera géré après la disparition de ce poste ?
C Amyot ne répondant pas DIFECOS reprend la parole et commente le nombre d’électricien moyen terme qui est trop faible (il en manque 1.2).
Concernant les RPS, DIFECOS indique que l’ampleur du projet et son impact sur l’emploi sont de vrais changements. Pour eux, on est en santé au travail quand on a l’impression que l’on parvient à faire bouger les choses. Dans le cadre d’un PSE, les salariés qui perdent leur travail auront besoin d’une maximisation des moyens mis à leur disposition pour rebondir.
L’autre axe est de trouver comment redonner du pouvoir d’agir à des salariés dont l'activité est modifiée. DIFECOS pense que le livre 4 n’aborde pas tous les RPS ; on surdimensionne les problèmes d'attitudes, de comportements... La problématique des émotions est survalorisée...Elle est en rouge partout alors que pour les experts DIFECOS ce n’est qu’une problématique temporaire. Selon eux, il manque la question de la reconnaissance, de qualité de travail (notion de travail empêché).
M Léonardi : chez nous les équipes discutent entre elles, entre professionnels. Les équipes peuvent modifier la façon dont elles travaillent. Il nous arrive de travailler sur le fonctionnement de l'équipe pour que les équipes travaillent mieux.
La salle réagit : « quand on vous écoute, c’est merveilleux, mais les salariés ne sont pas de cet avis. Vous mettez les salariés au pied du mur avec vos calculs... »
DIFECOS : les collectifs n’attendent pas toujours le management pour en parler, mais attention le pouvoir parler n’est pas le pouvoir d’agir. Et c’est là aussi où c’est dangereux.
DIFECOS : Outre les dispositifs de prévention déjà déployés au sein des sociétés EMCF, ESAF et ERSAS (DUERP, Prévention des accidents, Programme d’Aide Psychologique, PAPRIPACT), le livre 4 décrit un dispositif renforcé de prévention des RPS. Malgré la promesse d’une démarche préventive, dans les faits, les actions imaginées ne sont que des actions curatives très insuffisantes.
Les personnes d’Alixio, ayant d’autres impératifs, quittent la salle à 15h25.
DIFECOS continue avec la partie Air Gaping. Le projet est complexe par l’ampleur mais reste maitrisable s’il peut s’appuyer sur des ressources adaptées en effectifs et compétences. Néanmoins, avec les licenciements et mobilités internes à venir, cela risque d’être un frein à la réussite du projet et parle même d’une situation de blocage.
M. Mesnil confirme que pour l’instant aucun salarié n’a accepté de venir travailler sur l’Air Gapping.
DIFFECOS : Concernant l’Air Gaping, les experts ne feront pas de commentaire sur le volet technique cependant sur le volet compétence ils insistent sur le fait qu’il faut réussir à mobiliser les effectifs et dans ce contexte particulier cela déstabilise l’organisation du site. Si on regarde les calendriers et la mise en sécurité des installations, il faut réussir à mobiliser les personnes dès maintenant. On sait que cela a avancé, sauf côté chimie de base. Il faut trouver un équilibre entre l’engagement et la reconnaissance. Aujourd’hui la situation est déséquilibrée car cela demande un fort engagement mais il y a un manque de reconnaissance (surtout financier). Si ce déséquilibre perdure et qu’on va sur la voie de la contrainte, il risque sera maximisé.
Le recours potentiel à des ressources de l’organisation cible pour combler un déficit de ressources en 2025 et au-delà serait contraire au principe de dimensionnement de ces organisations pour lesquelles les évaluations de charges excluent ces activités qui n’entrent pas dans le périmètre des installations conservées. Cela s’applique aux compétences « cœur de métier » (Process, Maintenance, Technique) mais aussi à des compétences « support » non prévues dans l’organisation « Air gapping ».
Lors de l’information-consultation, les discussions tardives sur le sujet n’ont pas permis d’aboutir à des accords sociaux dans le cadre global du PSE. Ces accords restent donc à bâtir pour que le personnel mobilisé sur l'Air Gapping avant leur départ soit clairement intéressé aux résultats. Le problème de ressources sur un tel projet renvoie plus généralement au manque de ressources globales dans l'organisation cible pour faire répondre aux "événements" hors routine, comme nous le verrons dans le cœur de rapport, appelant à disposer de plus de marges d'ajustement dans l'effectif plateforme.
CFE-CGC : on risque d’arriver à un goulot d’étranglement entre les activités IE25, Routine et Air Gapping.
M. Mesnil : IE25 sera prioritaire par rapport à l’Air Gapping.
DIFECOS : nous insistons sur l’enjeu sécurité de la bonne préparation de la mise en sécurité des unités et de l'Air Gapping pour ne pas mettre en danger les entreprises extérieures lors de l'exécution de l’air Gapping et du démantèlement.
C. Amyot : Il est très difficile de demander aux salariés de se projeter. Dans les prochaines semaines quand tout se sera décanté sur l'I&C et sur les meilleures conditions possibles alors on sera dans la phase de remontée sur la courbe de motivation pour chacun des salariés.
Après une courte pause, nous reprenons avec des sujets divers. La Direction indique que la période de transfert du CET au PERCO sera avancée, une information sera envoyée aux salariés le 13/09.
CFE-CGC : allez faire de même pour le rachat des RTT ?
Direction : non !
Le sujet étant clos, nous passons à l’approbation du PV du 07 Juin, approuvé à l’unanimité.
Les experts DIFECOS passent donc au point POI et alertent sur le nombre réduit de pompiers mobilisables (la réduction se portant sur le nbre de pompiers auxiliaires) alors que le scénario majorant demande le même nombre de pompiers qu’actuellement. Il n’y a donc plus de marge de manœuvre.
Pour la Direction il n’y a pas de soucis, le nombre semble cohérant avec les activités…
Une OS demande à la Direction d'ajouter des pompiers permanents dans chaque ligne de quart, ce à quoi la Direction répond non. Les OS insistent en disant que lors du dernier incident, les salariés concernés disent qu’ils ont eu beaucoup de chance car il n’y avait pas de congés. La Direction reste sur son point de vue.
DIFECOS reprend en ajoutant qu’ils n’ont pas eu la nouvelle version du POI et que donc ils n’ont pas plus analysé ce point.
Une OS demande comment cela se passera dans le cas majorant (feu sur 2 unités par exemple), car cela semble impossible suivant ce qui a été prévu par la Direction.
La Direction promet une réponse sur ce point.
DIFECOS a maintenant fini les présentations transverses et attaque le détail des différents établissements. Ils commencent par les conséquences sur les Directions ESAF (achats, RH, EMIT, commerciales EMCF).
Pour les salariés du Siège, une des craintes est le risque de transfert du Sièges vers Gravenchon et déplorent d’être maintenu dans le flou sur ce sujet. Ce point aurait un impact sur le volontariat. Fin de bail prévu en 2025.
De plus les salariés ne se reconnaissent pas dans les tableaux de la direction, notamment les activités et charges de travail. « Dans l'écart entre ce que définit la direction comme charge et la réalité que perçoivent les salariés, se trouve caché un enjeu majeur : la santé des salariés ».
Pour les colocated n’ayant pas de liens avec les activités chimie, le sentiment d’iniquité est très fort car ce choix a été fait par les Directions sans expliquer la motivation aux salariés et aux instances.
CFE-CGC : pour l’organisation MidStream qui perd les dépôts de Lyon et Toulouse et Fos, certains salariés nous interroges sur le devenir de leurs postes.
CFE-CGC : pour les postes colocated non en lien avec l’arret des activités, les salariés ne comprennent pas et nous non plus cette suppression. On nous parle de compétéitivité mais nous rappelons que certain de ses salariés ne coutent rien…
DIFECOS : au sein des directions Achats et juridiques les salariés se disent très chargés et n’envisagent pas une baisse de leur charge de travail avec le projet annoncé. Nous préconisons le maintien à iso effectif.
Pour l’organisation EMIT, le transfert vers GBC des activités mènera en plus un isolement de la personne qui va être perçue comme la représentante de cette fonction et par là-même susceptible de répondre à toutes les demandes. Ces changements créent des tensions.
CFE-CGC : concernant le transfert des activités, pour la partie achat, ce qui était resté en France ce sont des contrats de service par ce qu’il y a un fort contrat d’interaction entre les utilisateurs et les acheteurs. On est en permanence en train de modifier ces contrats donc il y avait une vraie raison pour laquelle ces contrats sont restés en France. Le transfert de ces activités à Prague ne semble pas une solution efficace.
DIFECOS : pour la partie juriste, la nouvelle charte laisse penser qu’un juriste peut remplacer un juriste. Mais la réalité est autre. Chaque juriste a une spécialité. La suppression d’un poste rendre difficile l’activité. De plus, concernant la suppression du poste de l’assistante n’est pas justifié. Le tableau ne montre pas le détail de l’activité réel. La question se pose concernant les tâches orphelines.
Tout cela a fait naitre un sentiment de déloyauté au siège social.
CFE-CGC : l’exemple du juridique est à l’exemple de ce qui a été dit ce matin sur la charge de travail réel. Nous déplorons, au-delà de la perte de compétence, cette approche et le fait de ne pas avoir tenu compte de la surcharge de travail.
Une question est posée concernant l’IM et le transfert des activités achat à Prague.
Avant d'y répondre, la Direction (M. Marcelin) préfère répondre aux questions posées :
- Pour le sujet du déménagement, une étude sera menée en 2025. Le bail va jusqu'à fin 2025.
- Pour les colocated cela a déjà été discuté. 2 justifications : arrêt vapocraquer et compétitivité, donc réduction de l’empreinte du groupe et donc impact sur les colocated.
- Charge de travail achat : du fait de l’arret des activités il y aura une baisse et donc des contrats à retravailler. Il y aura bien transfert d’une majorité de contrats à Prague.
- Concernant l’isolement, les managers sont présents donc pas d’isolement.
- Concernant le point focal, notamment EMIT, la réponse est claire, cette personne ne fait pas de support utilisateur, elle fera uniquement des études de digitalisation.
- Pour le juridique, le directeur juridique a dit que pour lui les postes sont généralistes.
- Sentiments de déloyauté : c’est un risque que nous avons identifié. On est conscients de cela et nous devons travailler ce sujet.
- Pics d’activités sur les juristes : on fera appel à des avocats conseils si besoin.
M. Mirgone prend le micro (car la question revient sur la table) : concernant l’IM et le transfert des activités achat à Prague, les compétences seront compensées par les équipes de Prague.
DIFECOS revient sur l’histoire du déménagement. « Il s’agit d’un choix politique, je ne comprends pas pourquoi on reporte un signal (rester en RP ou bien aller à NDG) cette décision. On échappe à un vrai levier de RPS sur ce sujet. »
Un dernier commentaire de DIFECOS sur la Direction commerciale : sur les 16 postes supprimés : 5 sont occupés par des représentants du personnel. 1 seul poste est concerné par l’arrêt des activités chimie.
La Direction rappelle que ce n’est pas parce qu’on est sur un poste supprimé qu’on part.
CFE-CGC : dans cette Direction, 100% des postes des élus sont supprimés, on est en droit de se poser des questions.
La séance est suspendue à 17h39. Nous continuerons la présentation des services la semaine prochaine.
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