Publié le 11 Février 2025
cfecgc
Publié le 12 Décembre 2024
En préambule de cette négociation, qui se déroule à Rouen, la Direction répond aux questions concernant le PSE.
La commission de suivi se réunira le 17/12 au matin dans la région de NdG. La Drieets sera présente (soit physiquement, soit en distanciel).
Une réunion avec les 4 coordinateurs doit toujours se faire, avant le 17/12, pour faire le point sur le nombre de réunion, et d’autres questions comme la possibilité d’avoir des suppléants pour ces commissions.
La Direction nous présente ensuite les chiffres du volontariat, qui comprennent le pré-volontariat. Ce sont des chiffres préliminaires qui sont à confirmer. Il y a un léger excédent de volontaires, notamment chez les cadres, puisqu’il y a 197 volontaires pour 130 licenciables. Pour les OEATMs il y a 468 volontaires.
Pour les mesures d’âges, la Direction avait estimé qu’il y avait 408 personnes qui pouvaient être concernées et peut-être 1 ou 2 dizaines de + avec rachat de trimestres. 400 se sont portés volontaires lors de cette première vague de volontariat.
Les chiffres plus précis seront communiqués à le 17.
Nous passons ensuite à la négociation salariale.
La Direction rappelle le contexte :
- Inflation sur les 12 derniers mois à 1,3%.
- Sur les 3 dernières années, la Direction a distribué des budgets supérieurs à l'inflation soit 17% avec une inflation à 13%. Ce qui correspond à +4% de pouvoir d'achat.
Vient ensuite la 1ère proposition d'entrée de la Direction. (Il s’agit d’une première, habituellement la Direction commence par un tour de table des OS)
AG Cadres / OETAM : 1,3% (La Direction déclare que ce n’est que le début de la négo et que c'est plus que l'UFIP)
Ce qui correspond à un budget de 2,6% en comptant les AI.
Pour les OETAMS, voici le détail des AI en fonction des coefficients :
coef < 290 : AG +AI = 2,3% pour les MC et 1.9% pour les BC
coef >= 290 : AG+AI = 2.3% pour les MC; 2.1% pour les TBC ; 1.9 % pour les BC
La Direction nous informe que le budget promotion est exclu de ces chiffres.
Primes : pas de prime cette année ... la fiscalité n'est pas attractive !
Suite à cette proposition, les OS font leurs commentaires/revendications. Pour la CFE-CGC :
Rappel du contexte :
- Aucune signature lors négociation UFIPEM, démontrant le caractère très insuffisant de la proposition, ce qui nous oblige à débuter cette négociation à un niveau très nettement supérieur.
- Après que la direction générale du groupe a affirmé à de nombreuses reprises sa volonté de prendre soin du personnel, une occasion est donnée de concrétiser cette intention par 2 moyens:
1. Avec une enveloppe conséquente.
2. En ne faisant pas de chantage à la signature en fin de négociation. La dernière proposition de ce jour, qu’elle soit suffisante pour recueillir ou non des signatures, doit être appliquée.
- Nous sommes dans une situation très atypique du fait des projets en cours, qui nécessite un premier acte de la direction en faveur du réengagement du personnel
o Nous avons noté les propos d’ALIXIO confirmant que seul le salaire est un indicateur représentatif
o Nous demandons le maintien des pratiques vertueuses que nous avons eues par le passé (AG identique pour toutes les catégories de personnel)
o Le projet d’arrêt de la chimie, et le PSE, font que cette année est très particulière et mènent l’exercice d’appréciation du personnel à une quasi virtualité, ceci davantage encore du fait du biais potentiel introduit par l’intégration des contributions dans les critères d’ordre de licenciements, qui nous conduit à avoir une seule demande en entrée de négociation, qui permet de ne léser personne, à savoir :
Que l’enveloppe salariale hors promotions, soit entièrement distribuée en Augmentation Générale déplafonnée pour toutes catégories (ni prime, ni Augmentation Individuelle)
La Direction fait une interruption de séance à 12h05 et ne reviendra qu'après le repas.
14H02 reprise de la négociation.
Voici les annonces de la Direction :
- Déplafonnement prime de quart : non
- Promo automatique : non
- MIP : part patronale augmentée à 60% année dernière donc on reste là
- Prime de transport : on n’y touche pas
- Jours fériés postés : on n’y touche pas
- Changement règle calcul CFC : on a déjà un accord
- Suppression des PI : il y en aura toujours
Et voici la nouvelle propo de la Direction :
AG (OETAMS et CADRES) = 1.5%
Budget total (AI+AG) = 3%
Pour les OETAMS, voici le détail des AG+AI en fonction des coefficients :
coef < 290 : AG +AI = 2.7% pour les MC et 2.3% pour les BC
coef >= 290 : AG+AI = 2.7% pour les MC; 2.5% pour les TBC ; 2.3 % pour les BC
Plancher de 40€ qui rattrapera environ 10% des salariés.
(Commentaire : la Direction a augmenté la part AG ainsi que celle de l'AI, alors que toutes les OS demandent uniquement de l'AG)
Interruption de séance à la demande des OS à 14h09.
Reprise de la séance à 14h53 :
CFE-CGC : l’enveloppe est très insuffisante pour être un argument de réengagement du personnel et est inférieur à ce qui se passe dans le groupe dans d’autres pays.
L’AI ne va pas dans le bon sens. Toute augmentation doit se faire sur l’AG. Si la Direction veut laisser de l’AI alors nous demandons que cela soit l’AI de la première proposition et que le reste de l’augmentation soit sur l’AG.
De plus, nous demandons la mise en place d’une prime d’ancienneté pour les cadres, la revalorisation des GLS ainsi que la prise en charge de l'augmentation de la complémentaire santé MIP à venir.
Nous ne souhaitons pas de prime afin de dédier toute l’enveloppe à l’AG.
Interruption de séance à 15h02.
Reprise de séance à 16h10 :
Troisième proposition de la Direction :
AG (OETAMS et CADRES) = 1.7%
Budget total 3.2%
Pour les OETAMS, voici le détail des AI en fonction des coefficients :
coef < 290 : AG +AI = 2.9% pour les MC et 2.5% pour les BC
coef >= 290 : AG+AI = 2.9% pour les MC; 2.7% pour les TBC ; 2.5 % pour les BC
Plancher de 50€ qui rattrapera environ 25% des OETAMS
Prime ancienneté cadre : pas aujourd’hui.
MIP : l’effort de l’an dernier très significatif la Direction n’ira pas au-delà cette année.
Revalorisation GLS : la Direction ne souhaite pas faire évoluer ce système pour l’instant.
Interruption de séance à la demande des OS à 16h15.
Reprise de la séance à 16h46 :
Commentaires CFE-CGC :
L’enveloppe est encore nettement insuffisante.
Concernant l’AI : Il faut revenir à celle de la première proposition.
Nous demandons aussi une clause filet pour les cadres.
Interruption séance à la demande de la Direction à 16h51.
La Direction revient en salle à 17h17 avec ceci :
Pas de prime.
Proposition ultime : Budget total 3.5% OETAM et Cadre (AG 2%).
coef < 290 : AG +AI = 3.2% pour les MC et 2.8% pour les BC
coef >= 290 : AG+AI = 3.2% pour les MC; 3% pour les TBC ; 2.8 % pour les BC
Plancher 60 euros pour tous jusqu’au salaire de base de 3000 euros.
La clause filet à 2% pour 100% des cadres.
Nous avons jusqu’au 18 décembre pour nous positionner. En cas de non-signature c’est la 2ième proposition qui s’appliquera.
(Rappel de la 2ième proposition :AG (OETAMS et CADRES) = 1.5%
Budget total 3%
Pour les OETAMS, voici le détail des AI en fonction des coefficients :
coef < 290 : AG +AI = 2.7% pour les MC et 2.3% pour les BC
coef >= : AG+AI = 2.7% pour les MC; 2.5% pour les TBC ; 2.3 % pour les BC
Plancher de 40€ qui rattrapera environ 10% des salariés)
Commentaires CFE-CGC :
Sur le fond : les chiffres sont un peu courts.
Sur la forme : de nouveau, la position de repli pourrait être apparentée à de chantage à la signature…
Commentaires de la Direction : la proposition est basée sur l'évolution des salaires sur le marché Français. Il y a des périodes d'incertitude (à l'intérieur avec l'année compliquée suite PSE mais le but n'est pas de compenser cette incertitude) - A l'extérieur, pas de souhait de se comparer avec d'autres pays ni autres sites/GBC..
Le réengagement, ce n'est pas que de l'argent. Là il y en a sur la table, même si à vous entendre ce n'est pas suffisant. La confiance viendra en expliquant le design de l'organisation, le rôle de chacun dans les activités... via la supervision qui sera clé dans le processus.
Fin de la négociation à 17h35.
Publié le 3 Décembre 2024
Cette réunion de NAO (Négociation Annuelles Obligatoires), dont le but est de discuter des sujets et dates des négociations pour l’année prochaine, a lieu à Rouen.
La séance s’ouvre à 13h42. La Direction souhaite faire un tour de table, mais avant, les OS souhaitent commencer par des questions (PSE), et voici les réponses de la Direction :
- Commission de suivit : il y aura une réunion de préparation avec les coordinateurs, la semaine prochaine. Ensuite une première réunion se tiendra mardi 17 au matin à Gravenchon. Puis il y aura des réunions locales. La Direction annonce 1 réunion par trimestre… Un planning sera présenté en fin de réunion.
- Réponses tardives aux demandes de simulation : il y a eu 1237 demandes de simulation il en manquait 16 ce matin dont 9 qui n’ont pas envoyé les papiers. Si on décale la fin du volontariat on va décaler le départ de certain, ce qui peut pénaliser tout le monde. La Direction fera du cas par cas si besoin.
- Simulations avec erreurs : il faut envoyer un mail à la boite mail PSE. Si le salarié dans ce cas, obtient une réponse tardive et souhaite se positionner comme volontaire au-delà du 06/12, la Direction verra cela au cas par cas.
A la suite d’un échange assez tendu avec une OS et d’interruption de séance de part et d’autre, la Direction s’engage à communiquer qu’il y aura de la souplesse au-delà du 06/12, s’il y a des erreurs dans les simulations.
- Catégories pro : un fichier sera mis à dispo à jour avec l’ensemble des départs et des changements qui ont été demandés, suite à des erreurs.
- Mutuelle pour les personnes parties en pré-volontariat : Il y a conservation de la mutuelle pendant le congé de reclassement mais pas en pré-volontariat car le contrat de travail est suspendu.
- Réponse au volontariat : il s’arrête bien le 06/12/ A partir du 9/12, la Direction va étudier cela. L’ensemble des salariés recevront une réponse dans la première partie de la semaine du 16. (Soit le mardi, soit le mercredi). C’est la Direction qui pilote les départs avec les RH. Elle se réserve les 2 semaines (celle du 9/12 et du 16/12 pour organiser le reclassement interne. La période de recouvrement sera prise en compte dans les chaines de reclassement.
- Volontaires en départ externe, il n’y a pas obligation d’avoir une offre d’emploi ou un CDI pour partir. Cependant, toute date de départ différente du 1er mai ou 1er décembre devra être étudiée par la Direction.
- Carrière avec du temps partiel : pour ceux qui ont normalement les 18 mois de CFC de droit, il y a des erreurs dans la simulation. Il n'y a pas les 18 mois en CFC de droit. De ce fait, les salariés dans ce cas perdent les 2 mois bonus et il n'y a pas non plus l'allocation enfants. La Direction répond qu’elle fera le calcul détaillé au moment où le salarié partira. Concernant les erreurs dans les simulations il faut les signaler à la boite PSE et cela sera corrigé au moment du départ.
- En cas de vente de la plateforme, quid des allocations CFC ? Réponse de la Direction : La Coorp ne s'est jamais défaussé de ces engagements.
Après 1h de questions autour du PSE, vient enfin le moment d’aborder les sujets de NAO.
Comme l’année va être très chargée pour la CFE-CGC nous demandons les sujets suivants :
1. Ré-engagement du personnel, en plus du salaire dont nous discuterons le 12/12 :
- Déplafonnement de la prime d’ancienneté pour les OETAMs
- Prime d’ancienneté pour les cadres
- Gratification Longs Services à 35 et 40 ans
- Revalorisation des GLS
- Dispositions pour personnel n’ayant pas eu de promo depuis 10 années et +
2. Egalité Professionnelle
3. GEPP (reporté en 2024)
4. Ouverture d’une négociation concernant la MIP :
- Prise en charge des augmentations de cotisations par l’employeur.
- Participation employeur pour retraités identique aux actifs
5. Transition énergétique, dont Mobilité durable car reporté en 2024
7. Reconnaissance Effort Apprentissage
Nous proposons de nous exonérer des points suivants :
1. QVCT : car en attente du résultat de la négociation de branche.
2. Plan Epargne Groupe (NATIXIS) : nous demandons à passer ces points en CSEC.
-Modification fonds CAP pétrole chimie actions internationales à s’appellera CAP pétrole chimie actions Europe
- Intégration dans le PEE du fonds actions internationales qui existe déjà pour les retraités dans le PERCO (car ils n’ont pas le PERU), avec les mêmes règles de gestion que les autres fonds du PEE.
3. Participation et intéressement : pas besoin de faire des réunions, il faut passer les objectifs à 0 pour Fos et la Chimie. Comme cela les objectifs seront atteints à 100 % pour ces 2 sites.
Après recueil des autres demandes des OS, la Direction suspend la séance à 14h53.
La Direction revient à 16h05 et annonce les sujets qui seront traités en négociation en 2025, sans ordre d’importance :
- Egalité pro
- Mobilité durable
- GEPP
- Accord astreinte DMG
- Engagement personnel : sujet vaste qui englobe bcp de choses, il faudra en parler. On commencera en salariale
- Reconnaissance effort apprentissage
- Impact vente Fos sur les accords UES : on verra en 2025 comment on doit éventuellement faire évoluer les accords.
- Participation et intéressement : souhait de la Direction de faire un accord pour 3 ans pour « donner de la perspective aux salariés »… Pour 2024 : Fos sort du tableau au moment du CIC (01/11/24). Pour la chimie il y a 2 périodes à considérer : avant le 30/09 et après. Après le 30/09 les résultats passeront à 0 pour les unités qui seront arrêtées définitivement, le résultat prendra en compte uniquement celles qui restent.
Le fond commun de placement sera traité en CSEC.
Sont repoussés en 2026 ou plus tard :
- QVCT : en attente nego de branche
- Aménagement de fin de carrière
- Coef de backup
- Accord de compétence
- Demandes relatives a retraite/MIP/anticipation : "Il vaut mieux ne pas toucher à ce que l'on a"
- SBF : On met en place le projet en 2025 si il le faut on verra ca + tard
Demande de moratoire sur les licenciements : refusé par la Direction.16h30, nous passons maintenant au calendrier.
Commentaires CFE-CGC :
- Participation et Intéressement : vous faites le choix de négocier sur 3 années, ce n’est pas notre demande, néanmoins nous serons là pour négocier. Cependant pour 2024, ce que vous proposez ne nous satisfait pas car cela va pénaliser de très nombreux salariés alors qu’ils n’ont pas eu leur mot à dire sur les décisions qui ont été prises.
- Concernant l’engagement du personnel, étant donné que vous renvoyez cela sur la négociation salariale de la semaine prochaine, cela augmente considérablement son enjeu.
Publié le 16 Septembre 2024
Profitant que nous soyons tous réunis au Clos de la Vaupalière, et pour faire suite à la demande de la Drieets, la Direction nous invite à une réunion de non-négociation PSE. Non négociation car il s’agit de l’ultime proposition de la Direction et que c'est cette dernière qui nous a dit que cela n'était pas une négociation.
M. Franza prend la parole et rappelle qu’un accord serait mieux qu’une homologation d’un PSE unilatéral. Il demande ensuite aux OS ce qu’elles veulent… Comme si les autres réunions de négo, les bilatérales et les tracts ne suffisaient pas.
Chaque OS refait le tour de ses demandes. Pour la CFE-CGC, nous irons à l’essentiel : nous demandons une reprise accrue des mesures d’âge mais aussi du congé de reclassement. Nous souhaitons que le budget alloué soit dépensé jusqu’au dernier euros afin de faire ceci.
La Direction part en interruption de séance (15h31)
La Direction revient en salle à 15h48.
Pour ce qui est des CFC, la Direction trouve qu’ils ont déjà progressé depuis l’ancien PSE, donc cela restera comme cela.
Ensuite, ils expliquent que la prime de volontariat est faite pour promouvoir et faciliter le volontariat.
Et le congé de reclassement pour aider les gens à retrouver un job.
La Direction propose donc d’introduire un plancher de 50k€ pour les volontaires de la première vague uniquement. Ce plancher comprend : prime volontariat, indemnité conventionnelles (CCNIP + Matrice), primes autres et les 6 mois de congé de reclassement (3 payés à 100% et 3 à 75%).
La Direction souhaite recueillir nos avis et/ou signature pour le vendredi 20 septembre.
La salle mécontente par cette proposition essaye de défendre l’augmentation des mesures d’âges sans pour autant se faire entendre de la Direction. La discussion tourne ensuite autour de l’enveloppe de départ de 153m€ qui devait être distribuée sur les 677 salariés, qui aujourd’hui est moindre car il y a eu des démissions et des départs en CFC / retraite (on passe maintenant à 623 salariés). Pour la Direction, chaque personne a un budget attaché et c’est pour cela que l’enveloppe baisse aujourd’hui et qu’il n’est pas possible de redistribuer l’enveloppe de 153m€ sur les 623 salariés restants.
CFE-CGC : pour nous, toute mesure qui ne permet pas d’atteindre le 0 départ contraint est insuffisant.
Pour la Direction, 408 salariés sont éligibles aux formules d'âge, dans ce qui nous est proposé à signature, et ceci hors rachat de trimestres. Donc les formules d’âges sont bonnes pour eux…
La Direction explique ensuite la différence entre un mini et un plancher. Donc un plancher c’est un mini et un mini c’est un mini mais un plancher c’est un plancher… Bref après cette explication, la Direction tente de convaincre la salle du bien fait de ce plancher et du volontariat dès la première période. Pour des raisons évidentes, la Direction a besoin de savoir très vite qui sera volontaire au départ afin de pouvoir travailler sur les futures organisations et commencer les plans de formations et mieux préparer les reclassements.
Publié le 16 Septembre 2024
3 postes de techniciens Maintenance sont conservés pour effectuer la maintenance des unités HOP/PRU/DHU/T1305 de la BT BCI et des sphères C4 de la BT PE. L'estimation de leur charge de travail basée sur le nombre de notifications est très éloignée de la réalité du terrain !
ex : 1 notif recharge de catalyseur peut mobiliser plusieurs personnes ; il faudrait avoir une analyse bcp + qualitative de leur charge de travail.
Les rechargements de catalyseur sur HOP (organisation 2x8) vont entrainer un report de charge sur les techniciens conversion.
Une OS demande comment l'équipe Maintenance va-t-elle pouvoir gérer toute la charge de travail de la future organisation GMN + HOP ?
Pour la Direction, la charge a été estimée par rapport au nombre d'équipements restants et donc tout va bien.
Les experts DIFECOS reprennent leur rapport : l’équipe conversion ne sera pas en mesure d'absorber la charge de travail. Mais pour la Direction, comme 1 préparateur fer est ajouté à l'organisation (qui assurera les accompagnements pour chargement/déchargement cata de HOP), il n’y a pas de sujet.
Les experts reconnaissent le besoin d’un préparateur sur 2 métiers, mais cette personne devra aussi être technicien superviseur en partie sur le rechargement du poly plant. Ce qui fait un poste multicarte. Il est donc difficile de se projeter dans la faisabilité de ce poste, surtout qu’il n’y aura pas de backup. Ce dernier point, les backups, est d’ailleurs passé sous silence dans les documents fournis par la Direction.
Une OS relève la réponse de la Direction dans un précédent CSEC concernant ce sujet. La Direction avait mentionné que les backups étaient faits lors de périodes où l’activité était moindre… Cette OS rappelle que, en général, pendant ces périodes de backup il y a un fort taux de break-in et de P0/P1 et que ce n’est pas cohérent avec prendre de l’activité en plus. Les experts interviennent et reprennent ces propos qui sont très partagés par les personnes qu’ils ont rencontrées, et que cela n’est pas pris en compte dans les charges de travail estimées par la Direction.
La Direction réplique que cette discussion a déjà eu lieu dans les CSE, qu’en moyenne cela va passer et que concernant IEA, l'intégration de l'équipe IEA HOP à l'équipe Conversion permettra de gérer.
CFE-CGC : sur la question des backups, la Direction fait cette réponse dans le courrier à la Drietts : « pour les personnes de jour il n’y a pas besoin de backup car il n’y a pas de tâches urgentes à réaliser tous les jours. » C’est aberrant !
Extrait exact du courrier envoyé par la Direction à la Drieets : « Pour la majorité des équipes jour, les périodes d’absence structurelle des salariés (typiquement les congés scolaires) s’accompagnent d’une réduction de l’activité rendant le back-up non nécessaire. En effet, ces postes dits « en jour » ne se caractérisent pas par une liste d’activités obligatoires et un volume d’activité à déployer impérativement chaque jour. »
La Direction tente de se justifier : pour le personnel de quart, c'est prévu, pas de problème. Pour le personnel jour, c'est du cas par cas. Nous avons répondu à la DRIEETS de manière générale…
S’en suit ensuite un discours de la Direction sur certains services pour lesquels un des Directeurs présents se targue de connaitre en détail l’activité de toutes les personnes qui le compose.
CFE-CGC : nous vous écoutons dire que vous savez ce que font en détail vos équipes, mais cela a été contredit par vos propres experts. En effet, si nous relisons le PV du dernier CSEC, une OS déclarait que les données entrantes, donc fournies par vous, étaient baisées et votre expert a confirmé ces propos car il a été obligé de demander à descendre à des niveaux de hiérarchie inférieur pour avoir plus de détail.
« S’agissant du rapport d’expertise (ndlr DIFECOS / CIDECOS) : de façon générale, celui-ci nous parait contestable sur de nombreux points, intégrant des affirmations et données erronées ou encore des prises de position purement subjectives. »
La Direction, ne souhaite pas répondre sur les accréditations de leur cabinet d’expertise et tente d’éteindre le sujet en disant qu’ils n’ont pas tirés les mêmes conclusions que nos experts (DIFECOS).
CFE-CGC : Vous pouvez avoir un point de vue différent sur les conclusions de nos experts mais là vous mettez en cause l’intégrité du cabinet DIFECOS/CIDECOS, et ce n’est pas acceptable.
Dans un souci de transparence, nos experts rappellent ensuite leurs agréments et méthodologies à la Direction (notamment s’appuyer sur le travail réel et non des estimations des managers). Et assurent que Alixio ne fait pas parti des experts certifiés. Chose confirmée par une des OS. Petit bémol à ce point, il semble que Alixio n’a pas besoin d’être certifié pour pouvoir faire les expertises demandées par la Direction.
En ce qui concerne les FLS, il faut une double compétence sur 2 métiers mais aussi un périmètre plus grand. Cela engendrera certainement un report de charge notamment de coordination vers le préparateur. Ce qui n’a pas été pris en compte dans l’analyse des charges.
CFE-CGC : par rapport à l’Air Gapping : est-ce que l’équipe OXO / C3 / Conversion peut être affectée ? Peut-on être amené à retirer des techniciens pour les détacher sur l’Air Gapping.
La Direction répond que non cela n’est pas prévu.
Les experts reprennent et indiquent qu’au vu de la nouvelle organisation prévue, il sera extrêmement difficile de détacher des personnes de ce service pour d’autres évènements.
De plus, le changement de GEMS vers STRIPES peut engendrer une utilisation en parallèle de ces 2 systèmes, donc du travail en plus et sans avoir de calendrier précis.
CFE-CGC : c’est une transition qui ne sera pas sans impact. Ces 2 systèmes sont complètement différents et il ne faut pas minimiser la charge de travail que cela engendre.
La Direction : les additifs resteraient sur GEMS le reste sera basculé sur STRIPES fin 25. Il y aura ensuite la transition GEMS / STRIPES vers Polaris et ça sera pour après.
CFE-CGC : c’est quand plus tard ?
La Direction : Au moins en 27.
CFE-CGC : un plan de formation pour STRIPES est prévu ?
La Direction : on verra suivant les profils de gens…
Les experts passent ensuite aux additifs. L’équipe maintenue quasi en état, sera rattachée à la Maintenance. En plus des problématiques déjà soulevées, il y a un décalage entre les chartes du projet et nominatives, avec 2 chartes missions qui n’apparaissent pas dans la charte d’origine. Les experts posent la question du devenir de ces postes. Ce sont des CDD qui effectuent bien des tâches courantes qui n’ont pas vocation à disparaitre.
La présentation des experts sur ce point étant finie, les OS commentent et passent aux revendications.
CFE-CGC : nous demandons l’application des préconisations de notre experts afin de préserver nos collègues qui vont rester dans les organisations mais aussi pour la pérennité de notre site.
CFE-CGC : la baisse d’activité n’est pas proportionnelle à la suppression des postes, c’est la même problématique pour ce groupe maintenance support et pour les achats, comme déjà mentionné.
De plus, pour les experts, le transfert des activités des 2 postes Gestion vers Prague pose question, mais pour la Direction, ceci est justifié par le fait que si le volume des contrats baissera de 15%, la charge administrative globale baissera elle de 40%.
Les experts demandent à la Direction d’avoir des réponses de fond aux éléments qu’ils amènent, mais sans succès.
CFE-CGC : on rejoint encore une fois le commentaire sur la charge de travail initiale. Nous savons par exemple que ce petit groupe Maintenance support est déjà très chargé. Cela nous semble contreproductif de le réduire encore groupe. Aujourd’hui il existe une synergie entre ce groupe et celui des achats. Ils sont tous dans le même bâtiment. Demain il y aura une partie à Prague. Cela ne peut pas fonctionner.
Les experts reprennent la main et termine sur la phase de transition : l’équipe, FLS y comprit, peut être renouvelée via le PSE, et cela se fera en même temps que les utilisateurs. De plus qui d de la charge des IM 25 et 26 qui va tomber en même temps que cette nouvelle organisation. Les experts recommandent donc de maintenir le poste de 3ième gestionnaire de contrat.
Comme il n’y a pas de commentaires de la Direction, les experts passent ensuite au Groupe Gestion (support cout, interface magasin, support SAP). Une partie des tâches partent à Prague et ensuite des postes seront fusionnés. Il y a beaucoup d’incertitude sur les charges de travail, est-ce que cela justifie la réduction de moitié du groupe ? Les experts n’en sont pas du tout sûrs. De plus, DIFECOS demande le maintien du poste de FLS car il fait office de manager mais s’occupe aussi de tâches annexes et cela permettrait d’assimiler le surplus de charge de travail.
CFE-CGC : si le FLS est supprimé en avril et que l’équipe reste jusqu'en novembre, qui va superviser l'équipe ?
La Direction répond que cela sera le responsable du groupe support.
Maintenance support Planification : le projet prévoit d’officialiser une organisation en test depuis le début de l’année, c’est-à-dire au plus prêt des équipes de maintenance de routine. Ce projet réduit le nombre de planificateurs de 7 à 4. Si cette nouvelle organisation au plus près de la maintenance routine semble cohérente, il reste des questions sur les périmètres des planificateurs.
Où va atterrir l’activité planificateur moyen terme, notre compréhension est que cela serait celui des additifs qui le récupèrera. Est-ce que cela sera ok avec l’activité court terme côté additifs ?
De plus, ce poste fait aussi un support SAP aux utilisateurs. Il faut clarifier ce report de charge. Il reste aussi le problème de la suppression du FLS, on ne voit comment tout cela va être mis en œuvre dans la nouvelle organisation ?
La Direction : le lead planner aura le lead technique vis a vis des planificateurs et il fera aussi le support aux utilisateurs, c’est pour cela que des tâches, genres petits évènements seront transférés ailleurs.
Les experts ayant finis leur présentation voici les réponses de la Direction :
- Le poste prépa fer Oxo/C3/C4 a été ajouté suite à négo.
- Pour additif, projet SO3, cela sera traité séparément dans le cadre d’une présentation en CSEE Ersas et EMCF.
- Technicien IEA C3/C4 supplémentaire : pas nécessaire.
- Groupe contrat : on confirme la suppression du poste donc non à votre demande.
- Sur les planificateurs, pas besoin de garder un FLS planificateur. Le mentorat sera fait par le Lead planificateur.
Publié le 12 Septembre 2024
Présents : Experts DIFECOS, Equipe de Direction, les Elus au CSE Chimie de vos OS
Le CSE Chimie débute par une déclaration du Président
« Dans le but de maintenir un dialogue social et un climat serein nous avons décidé de reporter le rendu d’avis du CSEC au vendredi 20 septembre. Fin de la déclaration. »
Suspension de séance demandée
Reprise.
La secrétaire du CSE formule la demande au président de reporter le rendu d’avis du CSE Chimie à la semaine prochaine.
Le président donne son accord pour un report de ce rendu d’avis au 18 septembre.
Une déclaration est faite par une OS visant à soutenir le secrétaire du CSEC qui a reçu un courrier de la direction suite à des discussions avec cette dernière au sujet des ordres du jour du CSEC à venir. Les trois autres organisations se rallient à cette déclaration.
L’Ordre du jour validé finalement – Présentation par les Experts DIFECOS de leur analyse des organisations futures pour les Directions Process Chimie et EOS.
1- Revue Organisation Process Chimie
Maintien « quasi » à l’identique de l’organisation process Additifs. Restructuration complète de BCI et PE menant à la proposition d’organisation Oxo/C3/C4. Un poste d’opérateur extérieur en quart a été accordé par la Direction, soit 7 emplois au total. DIFECOS salue cette décision, qui a permis de redéfinir les postes ; un opérateur couvrira HOP, un autre la Purification, un autre le Stockage – C4 et Butadiène.
La taille très réduite des équipes conduit à l’expert à relever qu’il ne voit pas comment la Direction pourra détacher des opérateurs sur les activités de maintenance complexes, comme par exemple les IMS de Sphères.
Les questions qui se posent autour de cette organisation concernent les méthodes de travail qui seront appliquées, les back up par poste en journée et le nombre d’équipements qui resteront réellement en service, avec la charge associée.
Au sujet du poste de CO, DIFECOS préconise de maintenir un poste d’ATP dans la future organisation.
Une OS intervient pour soutenir cette analyse insistant sur le périmètre géographique très important que seront amenés à couvrir les opérateurs.
Enfin, Oxo C3/C4 va être intégré à la BT Conversion et deviendra « un quartier d’un village existant » ; l’expert pose la question des arbitrages qui seront faits au niveau des ressources de ce village. Le processus de transition devra être extrêmement soigné car il est très sensible pour ces nouvelles organisations.
La CFE CGC demande comment seront organisés les bureaux.
La direction répond qu’il n’y a rien de prévu pour le moment après la première étape de rassembler BCI/PE en SDC bloc 20 et l’affectation d’un bureau au bloc 26 pour le BTL Conversion.
Une OS demande au président si de nouvelles fermetures sont à craindre sur ces unités Oxo/C3/C4 à court-moyen terme.
La réponse du président explique que nous avons une feuille de route avec des projets à venir. Tous les projets pour 2025 ont passé les Gates 3. Il rappelle aussi que nous allons aussi avoir la mise en service du projet SO3 avec démarrage du projet au premier trimestre 2025.
Les OS listent toutes les unités qui ont été arrêtées ces dernières années et continuent d'interpeller le président du CSE Chimie.
Interruption de séance (10 min) et reprise à 11h00.
Réponses de la direction au sujet de la gestion des arrêts sur Additifs avec la nouvelle organisation. Gestion de permis : nous passons de trois à deux ATP.
Sur Additifs, il y a six arrêts sur une année dont trois nécessitent le détachement d’un ATP.
L’approche serait de continuer à détacher un ATP pour ces grands arrêts.
Sur ces périodes, il faudrait faire en sorte d’avoir les deux ATP présents, soit détacher un RCO, soit l’opérateur jour pourrait aider selon son profil.
Une OS insiste sur la nécessité de rajouter un ATP. Elle rappelle que lorsqu’il y a un incident, voire pire un accident, la pression est systématiquement mise sur les salariés. Une autre OS renforce ce message.
La même OS reste sur cette problématique en abordant le sujet des prises de gaz, effectuées sur une zone géographique aussi étendue, avec pour conséquence pour le signataire final du permis le basculement sur une nouvelle tâche et une perte de concentration.
« Nous sommes choqués que vous ne soyez pas ouverts pour rajouter une mission qui permettrait sur une durée de 18 mois pour gérer ce changement ».
Le président répond qu’il a bien entendu la question mais il n’est pas convaincu qu’il y ait un risque.
Réponse de l’OS « nous conseillerons aux salariés de se protéger et de prendre le temps. Nous vous demandons uniquement un poste d’ATP ».
Réponse du président « je ne suis pas convaincu qu’il faut rajouter un ATP».
Les OS interpellent à plusieurs reprises la direction qui refuse de revoir le plan actuel.
Second point à l'ordre du jour, la revue du rapport DIFECOS concernant la nouvelle organisation EOS.
Pour commencer, l’expert DIFECOS mentionne que l’analyse du transfert de charge sur les postes restants depuis les postes supprimés a été fait mais est critiquable. L’arrêt des unités ne constitue pas une perte immédiate de la charge de travail.
La direction rappelle le nombre d’unités qui sont arrêtées dans le cadre du projet et explique que cela va réduire le nombre de dossier pour la division EOS.
L’expert DIFECOS poursuit : la continuité de l’expertise des ingénieurs environnement pose question. Qui pourra être le garant du maintien de cette expertise.
Une réserve est aussi émise sur le support de KLTC qui, s’il s’avérait insuffisant, conduirait à une remise en cause du plan de charges tel que défini par la Direction.
Le poste de technicien environnement est supprimé avec transfert de certaines activités vers l’assistante administrative. Les salariés ne croient pas que cette organisation fonctionne. La solution serait que les ingénieurs compensent une organisation défaillante en reprenant certaines tâches que l’assistante ne pourrait pas réaliser.
L’expert DIFECOS conclut en rappelant qu’elle recommande le rajout d’un poste ingénieur environnement, d’un technicien environnement et d’un ingénieur environnement.
Fin du CSE. Prochain RDV semaine prochaine en principe.
Publié le 9 Septembre 2024
Comme à son habitude, le CSEC de ce début de semaine se déroule au Clos de la Vaupalière.
Le secrétaire du CSEC prend la parole et ouvre la séance à 9h11.
Nous reprenons la suite des présentations des rapports des experts.
Le Président prend la parole pour demander à discuter uniquement des problèmes transverses car les présentations sont également faites dans les CSE. Le but étant d’avoir plus de temps pour répondre à nos questions.
Note CFE-CGC : nous rappelons que ce ne sont pas les mêmes personnes qui sont dans les instances CSE et CSEC et qu’il faut que tous les membres des CSEE et CSEC puissent avoir la restitution des experts afin de pouvoir soumettre un avis éclairé sur le projet.
À la suite de son intervention, une OS demande la suspension de la séance à 9h14.
La séance reprend à 9h35.
Les membres du CSEC demandent au président des réponses au courrier envoyé par le DRIEETS la semaine dernière. En effet, à la suite de la proposition unilatérale, la DRIEETS a en retour posé plusieurs questions et commentaires, notamment sur les mesures et délais et nous attendons des réponses.
Le président confirme qu’ils ont bien reçu un courrier de la DRIEETS par rapport à leur proposition unilatérale. Ils travaillent à une réponse et nous, élus, seront en copie de cette réponse. Concernant les calendrier et ordre du jour des prochains CSEE et CSEC, il y a un délai légal à respecter.
Alors que le président rappelle qu’il respecte la loi à la lettre et dit qu’il y a deux niveaux d’information les CSEE et les CSEC et qu’il ne faut pas qu’il y ait redondance d’information, car il faut aller au plus vite pour que la période d’incertitude pour les salariés soit la plus courte possible, la salle gronde.
Le secrétaire prend la parole pour annoncer qu’il y a eu violation de manière évidente des dispositions légales relatives à l’obligation de tenter d’établir conjointement l’ordre du jour, y compris pour des réunions extraordinaires. Il s’agit ici de l’ordre du jour de la séance de la semaine prochaine que le secrétaire a reçu signé par le président sans avoir pu échanger avec lui avant.
En réponse, le président répond qu’il n’y a qu’à annuler cet ordre du jour et à en refaire un…
Toutes les OS, s’exprime sur ce point, qui est contestable légalement, mais aussi sur le fait que le calendrier est tendu et qu’il faut qu’en CSEC soient faites toutes les présentations des experts.
Secrétaire du CSEC Sièges et Territoires (CFE-CGC) prend la parole: Pour notre CSE, il s’est terminé vendredi soir. La séance a été constructive mais nous n’avons pas abordé la partie économique et l’ensemble des impacts des réorganisations et nous souhaiterions avoir d’autres séances pour finir les discussions afin de pouvoir rendre notre avis étayé.
Le président réplique que sa réponse ne changera, c’est-à-dire que le calendrier ne sera pas revu et que les rendus d’avis des CSEE prévus normalement cette semaine et celui du CSEC prévu lundi prochain, ne seront pas décalés.
A la suite de sa réponse, une suspension de séance est demandée. (10h)
Le secrétaire reprend la séance à 10h30 et demande à la Direction de confirmer que le président va bien reprendre l’ordre du jour du CSEC du 16, et en discuter avec le secrétaire du CSEC. Le président confirme. Le secrétaire expose ensuite à ce que les 2 points suivants soient ajoutés à l’ordre du jour :
- Vote sur la contestation de la régularité de la procédure, de la réorganisation et du PSE.
- Poursuite présentation des experts.
Le président propose d’en discuter en off avec le secrétaire de l’instance.
Une OS demande que le président réponde formellement sur l’ajout de ces 2 points à l’ordre du jour. Le président
Le rapporteur de la CSSCT centrale demande qu’une date soit fixée pour faire une réunion.
Le secrétaire FE-CGC) Sièges et Territoires demande formellement que la poursuite des présentations des experts. La même demande est faite pour la chimie.
La Direction va étudier la question…
Les experts DIFECOS prennent la suite et démarre sur les problématiques générales sur l’emploi.
Le nombre de postes supprimés a augmenté mais le nombre de licenciements a diminué. Ceci s’explique par les postes des personnes détachées (1 poste dans la société dans laquelle ils sont détachés et 1 poste recréé artificiellement dans la société initiale. En effet, dans la version du PSE unilatérale, les salariés doivent être dans une catégorie professionnelle de la société dans laquelle ils ont un contrat).
Sur l’aspect qualitatif des suppressions de postes :
- Les postes qui sont supprimés car liés à l’arrêt de l’activité. Pas de commentaires de la part des experts.
- Les postes partiellement sur des activités supprimées. Pour cela le projet va au-delà de la suppression des activités. Mécanisme d’intensification du travail pour lesquels il n’y a que très peu d’information. Pas de nouveaux outils, méthode ou façon de faire de manière à encaisser cette charge de travail. Les experts détaillent ces points dans les analyses de services.
- Suppression opportuniste de postes (nettoyage de charte) : suppressions postes vacants, postes missions… Les experts s’interrogent sur la disparition de ces postes missions, notamment ceux qui sont là pour couvrir les inaptitudes, arrêts maladies, absences liées aux mandants syndicaux… Pour les experts, la Direction sera dans l’obligation de recréer des postes missions supprimés. Donc cela pose la question de l’intérêt de les supprimés. Il y a des postes missions sans lesquels les organisations ne peuvent fonctionner. Il y a une occasion loupée de les pérenniser.
Le président du CSEC (C Amyot) prend la parole pour répondre aux experts : Sur les postes missions des concessions ont été faites mais il y a aussi nécessité à agir pour la compétitivité du raffinage…
Une OS parle du SBF côté Ersas.
M. Mirgone qui dit qu’il y n’a pas d’accord sur le SBF côté Ersas, mais qu’il y en a un du côté de EMCF.
Une OS rappelle qu’il y a un accord obsolète au niveau de l’UES et que le chiffre de 7.2 qui est avancé par la Direction en instance n’a jamais été expliqué. S’en suit une discussion sur le travail en quart, le SBF et l’organisation du travail.
M Mesnil répond qu’il n’y a pas eu de modification de charte côté raffinerie et que pour donner suite aux discussions en instances des postes missions ont été conservés. Une OS précise qu’il y a eu 14 suppressions de postes, mais que 7 missions ont été créées. Ce qui fait 7 postes supprimés et que donc la charte de la raffinerie a bien été modifiée.
Les experts DIFECOS reprennent la parole est précisent que leur angle d’analyse est de s’assurer des conditions de travail, de la santé et sécurité des personnes et que leurs commentaires mettent en lumière des points questionnables concernant la robustesse des organisations cibles.
Le président reprend la parole et dit que les organisations ne se calibrent pas en fonctions des imprévus.
Les experts DIFECOS continuent : l’organisation cible telle que dimensionnée ne pourra pas fonctionner sans recréation de postes missions. Il y a des incertitudes, mais il y a des éléments historiques qui montrent qu’il y a des vrais besoins de postes missions. C’est une occasion manquée, un manque de performance, une perte de compétence que de supprimer ces postes missions.
11h20 : le cabinet Alixio, qui a assisté la Direction sur ce projet, rentre dans la salle afin d’assister à la présentation des experts DIFECOS.
DIFECOS reprennent leur présentation. Ils mentionnent l’impact fort sur le collectif de travail. Pour eux, le projet ne précise pas comment cette transition va être faite. Les situations organisationnelles vont être tendues. Il y aura également un problème des compétences restantes.
Ex LOGF, la moitié des effectifs pourrait être revu.
Les experts DIFECOS précisent qu’ils ont rencontrés environ 350 salariés. Le sentiment est que l’engagement des salariés qui avait été écorné en 2021 l’est encore plus désormais. Il y a clairement une perte de confiance sur avenir plateforme. Concernant le Siège, les salariés se posent des questions sur son avenir (en RP ou en Normandie). Pour tous, le sentiment qu'on prépare une cession de la plateforme est très fort.
Direction (Mirgone) : Il y a une mise à jour de la feuille de route pour années futures. La liste des projets approuvés pour 25 et 26 est connue. Ensuite, le site deviendra très compétitif.
CFE-CGC : pensez-vous que le site restera compétitif avec tous les départs des salariés ?
Direction (Mirgone) nous devons travailler tout cela et nous nous ajusterons.
Une OS : vous ne nous parlez que des années 25 et 26. Est-ce que cela veut dire qu’au-delà de 26, le site aura une autre bannière qu’ExxonMobil.
La Direction (C. Amyot) : qui sait où nous serons dans 5, 10 ans ?
La salle s’indigne et s’en suit des questions sur l’avenir d’EM en France. La Direction ne parvient pas à rassurer les membres du CSEC.
Profitant d’un flottement, les experts DIFECOS interviennent :
« Personne n’a pu ou n’est prêt à engager un échange authentique sur les organisations cibles, les uns étant abasourdis par l’ampleur des réorganisations, les autres par la crainte de perdre son emploi, le management intermédiaire étant dans l’attente de la fin de la procédure d’information et consultation, et les représentants du personnel envahis par un calendrier social trop dense pour permettre un examen détaillé des enjeux organisationnels.
Cette situation est un piège qui expose les différents collectifs de travail à sous-estimer les problèmes organisationnels que posent le projet, avec tous les risques professionnels et industriels que cela sous-entend. En effet, nous allons voir dans le détail des services que de nombreuses questions sont en suspens dans plusieurs services, et que nous identifions des risques particulièrement élevés sur les organisations cibles.
Or, c’est avant la fin du plan que les ajustements sont à faire. Et ces ajustements ne peuvent être réalisés en pertinence qu’à partir d’une confrontation entre le projet et les remontées des équipes. »
La Direction (M Leonardi) : pas mal de discussions ont été faites avec les équipes, il y a eu des répartitions de rôle ou maintien de position notamment à l’inspection, au Scan. Ces conversations ont eu lieu certainement après le passage des experts.
CFE-CGC : il faut regarder le projet dans son ensemble. On parle de l’avenir des salariés. Les salariés ont fait face à un traumatisme à l’annonce du projet. Ensuite ils ont dû faire face au traumatisme à la découverte des nouvelles chartes de la Direction. Puis maintenant ils font face au traumatisme des moyens mis sur la table pour le PSE unilatérale. Il faut redonner aux salariés confiance et donner aux personnes qui vont rester l’espoir qu’ils ne seront pas plus mal traités.
La Direction ne répondant pas, DIFECOS poursuit sa présentation par une critique de l’analyse faite par le cabinet Alixio. Le premier point concerne le diagnostic initial : le cabinet Alixio est partit du postula que tout va bien dans les organisations actuellement. Ensuite il n’y a pas de vision globale du projet, chaque poste est présenté un par un sans présenter le modèle global. Ensuite, les salariés ont confirmé lors des entretiens avec DIFECOS que leurs tâches ne correspondaient pas du tout à ce qui était dans le rapport Alixio. Celui-ci ayant été construit à partir des fiches de postes et non de la réalité. Le point final qui pose souci concerne les tâches restantes. Il y a un échec d’identification de ses tâches orpheline et de comment et par qui elles seront traités.
La Direction (M Leornardi) : sur la construction des organisations futures, les directeurs de fonctions (Maintenance, Engineering, etc) font partie de ceux qui ont conçu la future organisation. Je confirme que l’analyse de la charge existante n’a pas été faite, nous avons fait l’analyse de la modification des charges uniquement.
Alixio prend la parole et présente sa mission. Dispositif de prévention des RPS (recensement de ce qui existe, dispositif qui sont comparable groupe expression). Mesure de l’impact du projet en termes de conditions de travail au travers de 12 facteurs. Ensuite, la nature du projet amène des impacts qui sont qualifiés et ils proposent des réponses. Alixio confirme qu’ils n’ont discuté qu’avec le management et l’équipe projet et que le fait de ne pas discuter avec des salariés est un processus normal dans un processus de consultation.
CFE-CGC : avez-vous eu les rapports d’expertises des PSE précédents ou les autres projets, sur lesquels il y avait les dimensions des charges de travail.
Alixio répondant à côté de la question, nous réitérons plusieurs fois notre question.
Alixio : Oui nous avons eu des rapports. Nous n’avons pas suivi à la lettre les recommandations des experts mais nous avons adressés les points soulevés.
Une OS interpelle Alixio sur les pourcentages indiqués dans la répartition des tâches, qui sont en dizaine (10%, 30%, 60% etc..).
Alixio : sur la charge de travail : ces fiches ont été réalisées à partir des fiches de postes et des discussions avec la Direction.
CFE-CGC : ces chiffres sont donc ceux donnés par la Direction ?
Alixio : oui c’est ça.
Une OS exprime le fait que les directeurs n’ont pas une connaissance assez précise de ce que fait chaque salarié dans son organisation.
CFE-CGC : cette analyse a 2 problèmes méthodologique : une évaluation de charge faite à trop haut niveau par des directeurs qui ne connaissent pas le détail. Deuxièmement, concernant le détail, il s’agit d’un exercice de figure imposé. Vous êtes partis du résultat et vous tentez de justifier à rebours le résultat auquel on veut arriver. Ces points mettent en cause la fiabilité et la crédibilité des analyses que vous avez faites
Alixio : non cela n’a pas été fait comme ça. On a exposé des tableaux qui ont des transferts de charge résiduels.
La Direction (M Léornardi) : Alixio a rappelé qu’au départ il y a la confidentialité et donc le détail n’y était pas forcément. Mais on ne parachute pas des directeurs qui viennent de nulle part. Mais il y a énormément d’exemples dans lesquels nous avons eu des questions posées et dans certain cas nous avons revu les chartes et répartitions de travail suite à discussion avec les équipes.
CFE-CGC : Ce qu’on vous dit c’est que comme ce travail ne prend pas en compte la charge actuelle des postes, cela reste théorique et ne tient pas la route. Les salariés ne se reconnaissent pas dans les charges de travail de ce document. Pourquoi la notion de backup n’apparait pas ? Nous reconnaissons qu’Alixio a travaillé avec les documents qui lui ont été fourni et nous voyons bien le biais qu’il y a dans cette analyse.
Ni Alixio ni la Direction ne répond.
CFE-CGC : M Leonardi vous nous avez indiqué qu’il y a eu une première étape avec Alixio et ensuite que vous avez pris en considération des points qui vous ont été indiqué par les salariés, mais aussi par le rapport de nos experts DIFECOS, et qui ont permis de revenir sur des suppressions de postes. Mais ce rapport a été fourni il y a peu, donc on se trouve privés d’échange sur les points soulevés par celui-ci. Il est dommage que les contraintes calendaires nous privent d’une vraie discussion autour de ces points, et nous privent de potentiellement sauver postes. Par manque de temps vous allez mettre des salariés dans des situations difficiles.
M Leonardi : Nous avons reçu le rapport des experts il y a peu mais pour l’organisation Engineering il n’y a pas de surprise. De plus nous avons eu des discussions très nourries en CSEE.
Une autre OS rebondit sur le fait que les charges de travail n’aient été faite que par les Directeurs.
La Direction cite quelques exemples histoires de calmer la salle, et conclue en disant que le but n’a jamais été de donner la charge de travail de l’organisation finale.
Sans surprise, les questions sur ce sujet continuent de fuser dans la salle. En effet il semble difficile de faire un projet de réorganisation sans prendre en compte la charge initiale.
CFE-CGC : à quel moment dans le processus la liste des postes à supprimer a été faite ?
Alixio répond que ce ne sont pas eux qui l’ont faite et qu’ils ont fait l’analyse sur les charges de travail restantes.
Nous comprenons de cette réponse que les postes supprimés ont été décidés en amont de l’analyse par Alixio.
CFE-CGC : les suppressions de postes dans une organisation sont uniquement justifiées par le transfert de charge vers des pays à bas couts.
Alixio confirme.
DIFECOS : la lecture du rapport montre que ce sont des analyses de tâches mais pas de charges. C’est nécessaire mais il faut le compléter par une évaluation du travail réel sinon il y a des erreurs.
CFE-CGC : cela devrait être un processus itératif à partir d’un postulat de base or nous n’avons pas vu ces itérations et c’est cela qui pose problème.
M Leonardi : Alixio me rappelle que pendant que le livre 2 était travaillé (future organisation) le livre 4 était travaillé (conséquences sur la santé et la sécurité). Donc il est là le côté itératif. Mais bien sûr ceci était avant le 11 avril pour des raisons de confidentialité.
Une OS : comment avez-vous considéré l’ancienneté / expertise des gens qui sont actuellement sur le poste.
Alixio : il y aura des formations ad hoc.
La salle réagit.
M Leonardi reprend la main : il s’agit du cas par cas. Chaque superviseur étudie son service en fonction des profils des salariés. Et je soutiens le commentaire des experts DIFECOS il faut qu’on clarifie au plus vite les plans de formation
CFE-CGC : il est nécessaire d’aller plus loin. On en tend M l’expert s’alarmer sur un poste qui gère la cybersécurité des automates. Ce poste est supprimé, mais aujourd’hui il n’y a aucune réponse ni en local ni en central et cela nous interroge sur le processus pour adresser les imperfections et questions du plan.
M Leonardi : le point ICSR, il faudra y répondre. Certaines réponses ont été apportées dans les instances. C’est le seul élément que je puisse mettre sur la table.
Interruption de séance pour le repas de 13H14 à 14h35.
Le cabinet Alixio reprend avec leur dernier point d’accompagnement : la mise à jour du DUER.
Les experts DIFECOS constatent que les documents uniques qu’ils ont n’ont pas été mis à jour notamment sur la prise en compte des risques
Alixio : cela a été fait Sièges et Territoires et NDG. En ce qui concerne la partie Sièges et T, ils se sont basés sur la grille qui existait, et ont travaillés avec le médical et la CSSCT.
Pour NDG (chimie et raf) l’analyse poste par poste n’a pas été mis à jour mais seulement une partie globale.
Une OS : pourquoi les CSSCT Chimie et Raf n’ont pas été impliqués dans cette mise à jour.
M Leonardi : la personne qui a piloté cette mise à jour travaille avec les CSSCT.
M Mirgone explique que s’il n’y a pas eu de CSSCT côté raffinage c’est parce que les membres n’en ont pas fait la demande. « Je m’arrête là » dit-il en posant son micro.
CFE-CGC (à Alixio) : au-delà des demandes vous l’avez dit vous avez établi le DUERP avec les membres du CSSCT. Pourquoi n’avez-vous pas fait la réflexion à la Direction quand vous n’avez pas vu la raffinerie et la chimie ?
Alixio : nous nous en sommes tenus à notre cahier des charges, la dimension juridique n’a pas été adressée.
Le rapporteur de la CSSCT de la raffinerie rappelle qu’il a demandé le 22 aout à ce que les réunions de CSSCT se fassent mais que les dates proposées correspondaient à des dates déjà occupées par des prépa ou plénières CSE ou CSEC.
M. Mirgone déclare alors que les élus de la CSSCT côté chimie sont plus organisés que ceux du raffinage.
Les élus raffinage « apprécient » ce commentaire.
DIFECOS s’adresse à la Direction et les invite à soigner le Document Unique avec les instances. Notamment la question des back up qui n’est pas adressée dans l’estimatif de charge de travail post mise en place du projet.
M. Léonardi réplique en déclarant que les back up sont vraiment spécifiques à la partie dont on parle. Et que « pour les équipes jours en particulier pour les périodes de vacances scolaires, c’est la réduction d'activités qui est mise en place et la charge de travail est décalée dans le temps. Dans le cas où il y a des enjeux de continuité c est abordé dans les instances. »
Ces propos sont contredits immédiatement par une OS qui précise qu’il est courant que pendant les phases de back up on fasse plus d’heures.
DIFECOS reprend : le fait de ne pas évaluer la charge de travail des postes non modifiés pose question car ils vont recevoir des activités non prévues.
Une OS indique que les salariés sont inquiets car si la corp maintient son niveau d'exigence cela représente du travail.
M Léonardi prend la parole et répond sur le principe des back up à trois, qui pour lui est abandonné.
Chose immédiatement contredite par une OS qui cite le cas du planificateur additif et des 2 SAO Additif qui sont en back up à 3. Cette même OS demande une liste complète des back up.
Le Président, C Amyot, apporte une réponse à la question des exigences de la coorp. S’il promet qu’il n’y aura pas de compromis sur la sécurité, par contre il précise que sur les autres aspects, la corporation a adapté une approche basée sur le risque qui apporteront une relaxe sur les aspects controles.
CFE-CGC : sur le même sujet, si nous revenons sur le poste d’expert ICSR, il passe 30 à 40% de son temps sur les audits. Néanmoins on a supprimé le poste. Le suivi du dernier External Assessment a duré six mois et a impliqué des personnes bien au-delà de cet expert. Comment cela sera géré après la disparition de ce poste ?
C Amyot ne répondant pas DIFECOS reprend la parole et commente le nombre d’électricien moyen terme qui est trop faible (il en manque 1.2).
Concernant les RPS, DIFECOS indique que l’ampleur du projet et son impact sur l’emploi sont de vrais changements. Pour eux, on est en santé au travail quand on a l’impression que l’on parvient à faire bouger les choses. Dans le cadre d’un PSE, les salariés qui perdent leur travail auront besoin d’une maximisation des moyens mis à leur disposition pour rebondir.
L’autre axe est de trouver comment redonner du pouvoir d’agir à des salariés dont l'activité est modifiée. DIFECOS pense que le livre 4 n’aborde pas tous les RPS ; on surdimensionne les problèmes d'attitudes, de comportements... La problématique des émotions est survalorisée...Elle est en rouge partout alors que pour les experts DIFECOS ce n’est qu’une problématique temporaire. Selon eux, il manque la question de la reconnaissance, de qualité de travail (notion de travail empêché).
M Léonardi : chez nous les équipes discutent entre elles, entre professionnels. Les équipes peuvent modifier la façon dont elles travaillent. Il nous arrive de travailler sur le fonctionnement de l'équipe pour que les équipes travaillent mieux.
La salle réagit : « quand on vous écoute, c’est merveilleux, mais les salariés ne sont pas de cet avis. Vous mettez les salariés au pied du mur avec vos calculs... »
DIFECOS : les collectifs n’attendent pas toujours le management pour en parler, mais attention le pouvoir parler n’est pas le pouvoir d’agir. Et c’est là aussi où c’est dangereux.
DIFECOS : Outre les dispositifs de prévention déjà déployés au sein des sociétés EMCF, ESAF et ERSAS (DUERP, Prévention des accidents, Programme d’Aide Psychologique, PAPRIPACT), le livre 4 décrit un dispositif renforcé de prévention des RPS. Malgré la promesse d’une démarche préventive, dans les faits, les actions imaginées ne sont que des actions curatives très insuffisantes.
Les personnes d’Alixio, ayant d’autres impératifs, quittent la salle à 15h25.
DIFECOS continue avec la partie Air Gaping. Le projet est complexe par l’ampleur mais reste maitrisable s’il peut s’appuyer sur des ressources adaptées en effectifs et compétences. Néanmoins, avec les licenciements et mobilités internes à venir, cela risque d’être un frein à la réussite du projet et parle même d’une situation de blocage.
M. Mesnil confirme que pour l’instant aucun salarié n’a accepté de venir travailler sur l’Air Gapping.
DIFFECOS : Concernant l’Air Gaping, les experts ne feront pas de commentaire sur le volet technique cependant sur le volet compétence ils insistent sur le fait qu’il faut réussir à mobiliser les effectifs et dans ce contexte particulier cela déstabilise l’organisation du site. Si on regarde les calendriers et la mise en sécurité des installations, il faut réussir à mobiliser les personnes dès maintenant. On sait que cela a avancé, sauf côté chimie de base. Il faut trouver un équilibre entre l’engagement et la reconnaissance. Aujourd’hui la situation est déséquilibrée car cela demande un fort engagement mais il y a un manque de reconnaissance (surtout financier). Si ce déséquilibre perdure et qu’on va sur la voie de la contrainte, il risque sera maximisé.
Le recours potentiel à des ressources de l’organisation cible pour combler un déficit de ressources en 2025 et au-delà serait contraire au principe de dimensionnement de ces organisations pour lesquelles les évaluations de charges excluent ces activités qui n’entrent pas dans le périmètre des installations conservées. Cela s’applique aux compétences « cœur de métier » (Process, Maintenance, Technique) mais aussi à des compétences « support » non prévues dans l’organisation « Air gapping ».
Lors de l’information-consultation, les discussions tardives sur le sujet n’ont pas permis d’aboutir à des accords sociaux dans le cadre global du PSE. Ces accords restent donc à bâtir pour que le personnel mobilisé sur l'Air Gapping avant leur départ soit clairement intéressé aux résultats. Le problème de ressources sur un tel projet renvoie plus généralement au manque de ressources globales dans l'organisation cible pour faire répondre aux "événements" hors routine, comme nous le verrons dans le cœur de rapport, appelant à disposer de plus de marges d'ajustement dans l'effectif plateforme.
CFE-CGC : on risque d’arriver à un goulot d’étranglement entre les activités IE25, Routine et Air Gapping.
M. Mesnil : IE25 sera prioritaire par rapport à l’Air Gapping.
DIFECOS : nous insistons sur l’enjeu sécurité de la bonne préparation de la mise en sécurité des unités et de l'Air Gapping pour ne pas mettre en danger les entreprises extérieures lors de l'exécution de l’air Gapping et du démantèlement.
C. Amyot : Il est très difficile de demander aux salariés de se projeter. Dans les prochaines semaines quand tout se sera décanté sur l'I&C et sur les meilleures conditions possibles alors on sera dans la phase de remontée sur la courbe de motivation pour chacun des salariés.
Après une courte pause, nous reprenons avec des sujets divers. La Direction indique que la période de transfert du CET au PERCO sera avancée, une information sera envoyée aux salariés le 13/09.
CFE-CGC : allez faire de même pour le rachat des RTT ?
Direction : non !
Le sujet étant clos, nous passons à l’approbation du PV du 07 Juin, approuvé à l’unanimité.
Les experts DIFECOS passent donc au point POI et alertent sur le nombre réduit de pompiers mobilisables (la réduction se portant sur le nbre de pompiers auxiliaires) alors que le scénario majorant demande le même nombre de pompiers qu’actuellement. Il n’y a donc plus de marge de manœuvre.
Pour la Direction il n’y a pas de soucis, le nombre semble cohérant avec les activités…
Une OS demande à la Direction d'ajouter des pompiers permanents dans chaque ligne de quart, ce à quoi la Direction répond non. Les OS insistent en disant que lors du dernier incident, les salariés concernés disent qu’ils ont eu beaucoup de chance car il n’y avait pas de congés. La Direction reste sur son point de vue.
DIFECOS reprend en ajoutant qu’ils n’ont pas eu la nouvelle version du POI et que donc ils n’ont pas plus analysé ce point.
Une OS demande comment cela se passera dans le cas majorant (feu sur 2 unités par exemple), car cela semble impossible suivant ce qui a été prévu par la Direction.
La Direction promet une réponse sur ce point.
DIFECOS a maintenant fini les présentations transverses et attaque le détail des différents établissements. Ils commencent par les conséquences sur les Directions ESAF (achats, RH, EMIT, commerciales EMCF).
Pour les salariés du Siège, une des craintes est le risque de transfert du Sièges vers Gravenchon et déplorent d’être maintenu dans le flou sur ce sujet. Ce point aurait un impact sur le volontariat. Fin de bail prévu en 2025.
De plus les salariés ne se reconnaissent pas dans les tableaux de la direction, notamment les activités et charges de travail. « Dans l'écart entre ce que définit la direction comme charge et la réalité que perçoivent les salariés, se trouve caché un enjeu majeur : la santé des salariés ».
Pour les colocated n’ayant pas de liens avec les activités chimie, le sentiment d’iniquité est très fort car ce choix a été fait par les Directions sans expliquer la motivation aux salariés et aux instances.
CFE-CGC : pour l’organisation MidStream qui perd les dépôts de Lyon et Toulouse et Fos, certains salariés nous interroges sur le devenir de leurs postes.
CFE-CGC : pour les postes colocated non en lien avec l’arret des activités, les salariés ne comprennent pas et nous non plus cette suppression. On nous parle de compétéitivité mais nous rappelons que certain de ses salariés ne coutent rien…
DIFECOS : au sein des directions Achats et juridiques les salariés se disent très chargés et n’envisagent pas une baisse de leur charge de travail avec le projet annoncé. Nous préconisons le maintien à iso effectif.
Pour l’organisation EMIT, le transfert vers GBC des activités mènera en plus un isolement de la personne qui va être perçue comme la représentante de cette fonction et par là-même susceptible de répondre à toutes les demandes. Ces changements créent des tensions.
CFE-CGC : concernant le transfert des activités, pour la partie achat, ce qui était resté en France ce sont des contrats de service par ce qu’il y a un fort contrat d’interaction entre les utilisateurs et les acheteurs. On est en permanence en train de modifier ces contrats donc il y avait une vraie raison pour laquelle ces contrats sont restés en France. Le transfert de ces activités à Prague ne semble pas une solution efficace.
DIFECOS : pour la partie juriste, la nouvelle charte laisse penser qu’un juriste peut remplacer un juriste. Mais la réalité est autre. Chaque juriste a une spécialité. La suppression d’un poste rendre difficile l’activité. De plus, concernant la suppression du poste de l’assistante n’est pas justifié. Le tableau ne montre pas le détail de l’activité réel. La question se pose concernant les tâches orphelines.
Tout cela a fait naitre un sentiment de déloyauté au siège social.
CFE-CGC : l’exemple du juridique est à l’exemple de ce qui a été dit ce matin sur la charge de travail réel. Nous déplorons, au-delà de la perte de compétence, cette approche et le fait de ne pas avoir tenu compte de la surcharge de travail.
Une question est posée concernant l’IM et le transfert des activités achat à Prague.
Avant d'y répondre, la Direction (M. Marcelin) préfère répondre aux questions posées :
- Pour le sujet du déménagement, une étude sera menée en 2025. Le bail va jusqu'à fin 2025.
- Pour les colocated cela a déjà été discuté. 2 justifications : arrêt vapocraquer et compétitivité, donc réduction de l’empreinte du groupe et donc impact sur les colocated.
- Charge de travail achat : du fait de l’arret des activités il y aura une baisse et donc des contrats à retravailler. Il y aura bien transfert d’une majorité de contrats à Prague.
- Concernant l’isolement, les managers sont présents donc pas d’isolement.
- Concernant le point focal, notamment EMIT, la réponse est claire, cette personne ne fait pas de support utilisateur, elle fera uniquement des études de digitalisation.
- Pour le juridique, le directeur juridique a dit que pour lui les postes sont généralistes.
- Sentiments de déloyauté : c’est un risque que nous avons identifié. On est conscients de cela et nous devons travailler ce sujet.
- Pics d’activités sur les juristes : on fera appel à des avocats conseils si besoin.
M. Mirgone prend le micro (car la question revient sur la table) : concernant l’IM et le transfert des activités achat à Prague, les compétences seront compensées par les équipes de Prague.
DIFECOS revient sur l’histoire du déménagement. « Il s’agit d’un choix politique, je ne comprends pas pourquoi on reporte un signal (rester en RP ou bien aller à NDG) cette décision. On échappe à un vrai levier de RPS sur ce sujet. »
Un dernier commentaire de DIFECOS sur la Direction commerciale : sur les 16 postes supprimés : 5 sont occupés par des représentants du personnel. 1 seul poste est concerné par l’arrêt des activités chimie.
La Direction rappelle que ce n’est pas parce qu’on est sur un poste supprimé qu’on part.
CFE-CGC : dans cette Direction, 100% des postes des élus sont supprimés, on est en droit de se poser des questions.
La séance est suspendue à 17h39. Nous continuerons la présentation des services la semaine prochaine.
Publié le 5 Septembre 2024
Présents : Les Experts du cabinet DIFECOS, Toutes les OS, représentées par vos élu(e)s et l’ensemble de la Direction est présente excepté MM Canal, Vivier et Gaudin.
Nous débutons comme pour le CSEC par la présentation du rapport économique par le cabinet DIFECOS.
1- Revue du rapport économique
ExxonMobil est une des sociétés les plus importantes dans le monde.
Le Groupe ExxonMobil est le plus performant de toutes les majors pétrolières.
Le renforcement de ExxonMobil actuel se fait au niveau mondial mais aussi au niveau de l’affilié français, notamment concernant les sociétés de raffinage. La somme des résultats nets de Esso S.A.F (qui inclut Worex et Esso Raffinage SAS) dépassent le milliard d’euros de 2020 à 2023, malgré une année 2020 avec un résultat net de -634 Millions d’Euros.
Concernant la Chimie qui est constituée de Infineum et de EMCF, la situation de Infineum est très solide.
Seule la situation de EMCF est alarmante. Perte de 600 M€ sur les années 2020 à 2023.
Avec le projet d’arrêt du vapocraqueur, la chimie se réduit à Gravenchon à l’activité de dérivés HOP, aux opérations de Infineum, et au trading sur la France (vente par EMCF de la production de PE provenant des USA).
Cela représente en même temps une décarbonation de la plateforme (900kt/an d’émission en moins sur les 2600kt/an que représentait la plateforme avant l’arrêt), pour rappel la phrase de la Direction Générale d’Esso SAF « On ne pourra pas tout décarboner ».
La plateforme de Gravenchon présentait des atouts qui sont remis en cause suite à la mise en place de ce projet.
La présentation de l’expert est interrompue.
La direction est interpellée par plusieurs OS sur cet arrêt de la chimie qui va à contre sens de ce qui a toujours été dit sur la plateforme : « la force de Gravenchon c’est son intégration entre la chimie et le raffinage ».
La direction essaie de répondre, mais sans parvenir à convaincre totalement l’audience.
Une OS fait remarquer que ce changement de paradigme ne peut que générer de la défiance auprès des salariés.
La présentation de l’expert se poursuit.
Il explique que malgré leur demande ils n’ont jamais pu interviewer un responsable de la décision en dehors de l’affilié.
Il mentionne que la perte de la chimie va affaiblir la plateforme, si on se fie aux analyses des grands cabinets d’audits.
La réponse qui lui a été fourni d’impossibilité de redresser les résultats de la chimie ne l’a pas convaincu.
Le président du CSEC interrompt l’expert. Il souligne que le problème pour la chimie va au-delà de Gravenchon et est européen. Il cite Lyondell Basell qui vient d’annoncer des révisions stratégiques pour six de ses sites. Le président attribue ces problèmes de rentabilité de la chimie aux couts énergétiques en Europe.
L’expert mentionne que ExxonMobil dispose de solides moyens pour proposer une stratégie alternative à celle qui a été proposée. ExxonMobil aurait pu s’inspirer d’Ineos qui essaie de se renforcer sur le marché européen.
Il indique aussi que le marché en Europe est un gros marché, stable et à l’abri des tensions internationales bien que touché à ses frontières par le conflit russo-ukrainien ; ce point ne semble pas vraiment avoir été pris en compte par ExxonMobil.
L’’expert DIFECOS résume son propos par : « Nous n’adhérons pas à votre vision qui consiste à dire toute la pétrochimie européenne est terminée ».
Finalement DIFECOS pense que l’approche choisie par ExxonMobil pour traiter son activité pétrochimique en France doit conduire à s’interroger sur la volonté de ExxonMobil à maintenir son engagement en France.
La plateforme de Gravenchon présentait des atouts qui sont remis en cause suite à la mise en place de ce projet.
Le président est interpellé sur les études qui ont été faites pour essayer de trouver des alternatives à l’arrêt.
DIFECOS reprend et présente les coûts liés au projet.
Tout d’abord l’impact pour la plateforme ,
Impact défavorable pour la plateforme de 36M€ (16 M€ de coûts alloués et 20M€ optimisation des molécules).
Ce projet aura aussi un impact sur la compétitivité des activités de raffinage.
Au sujet du cout global du projet s’élève à environ 370M€ :
- Démantèlement ~57M€
- PSE – Gestion sociale 150M€ (selon ce qui était proposé le 26 Juillet 2024)
- Autres, dont salaires 2025, et les activités techniques telles que (air gapping, consultants, litiges, ségrégation) représentent 150M€.
La direction est interpellée pour la troisième fois sur le coût de la proposition soumise à la DRIEETS. Elle répond qu’elle a commencé ce travail et qu’elle va répondre.
DIFECOS commente : « En tout cas ce point est important pour ce que l’on appelle le dialogue social et nous avons été surpris de devoir énormément insisté pour avoir des chiffres. Par ailleurs ces chiffres étaient moins précis que ceux qui nous sont remis habituellement dans ce genre de situation ».
DIFECOS présente une étude de maintien en service de la Chimie en prenant certaines hypothèses.
Des investissements à l’IM 2028 -détail non fournis en séance- auraient pu permettre de revenir à une situation profitable de la chimie si les marges s’étaient améliorées. ExxonMobil avait étudié cette option mais a refusé de prendre ce risque qui aurait conduit à un retour de la rentabilité pour la chimie au mieux en 2029 avec des marges faibles. DIFECOS passe à la vision du raffinage :
DIFECOS « Quand on a demandé d’avoir une visibilité sur les résultats futurs du raffinage on nous a présenté des valeurs hors projets, basées sur des marges moyennes et modérées. On s’aperçoit que la Raffinerie est considérée par ExxonMobil comme rentable. Les projets, hors SAF, peuvent améliorer la compétitivité de l’ordre de 60M$/an. Dans la globalité la décision prise d’arrêter le Vapocraqueur interroge vu la position forte du raffinage et donc de la plateforme »
L’expert poursuit.
Présentation des projets prévus pour la raffinerie, ROPE, LEFE, BEG, GRAAL avec une rentabilité ~50M€.
Le projet SAF (Sustainable Aviation Fuel) a été porté à la connaissance des experts mais sans aucune garantie.
DIFECOS insiste sur la pression forte mise sur les coûts des IM à venir.
On passe aux impacts santé, sécurité et conditions de travail liés au projet.
DIFECOS remercie toutes les personnes qui ont accepté de répondre aux interviews, y compris la direction.
On débute par les problématiques transverses, L’expert DIFECOS :
« Bilan emploi, remis à jour suite au document unilatéral transmis à la DRIEETS fin aout : le nombre de personnes qui devront quitter la société à l’issue de la mise en place du plan a baissé de 54 par rapport au plan initial suite à des départs CFC, retraites, démissions, postés crées suite demandes en CSE.
On constate dans ce plan des suppressions opportunistes de postes.
Les personnes qui vont rester seront impactés par des changements au niveau des autres organisations qui vont leur rajouter du travail. »
Une OS réagit et qualifie le projet de plan de compétitivité caché dans le cadre de l’arrêt de la chimie.
DIFECOS confirme et précise que du détail va être présenté pour la maintenance et ingénierie.
L’expert reprend :
« Le projet a choqué les salariés d’autant plus qu’il y a encore quelques mois on leur parlait de Gravenchon 2050. Cela a conduit à une rupture très forte du compromis social chez Exxon, qui était fondé sur des exigences fortes envers les salariés qui en contre partie se voyaient proposés des opportunités de carrières attractives. Le contrat est rompu.
Un point semble très problématique : le plan va bouleverser les collectifs de travail. Il y aura un gros chantier d’apprentissage à envisager, ce qui inquiète les salariés et les chefs de service. La position de la direction est très attentiste quant à cette situation. Aucune information n’a été donnée sur la méthode qui sera mise en place pour gérer la transition.
Les salariés ont de façon unanime exprimer leur grande inquiétude quant au fonctionnement futur du site. On considère que la manière dont la charge a été évaluée pose un questionnement futur. L’évaluation de la charge de travail effectuée par la direction n’est pas assez précise et détaillée. DIFECOS a critiqué cette évaluation.
Le point de départ de la direction pour évaluer la charge de travail se base sur le fait que tout se passe bien aujourd’hui mais ce n’est pas le cas. Des salariés ont montré un certain énervement à la lecture de ces tableaux qui ne représentaient pas réellement leur travail.
La question des back up n’est jamais prise en compte dans ces tableaux.
Le projet prévoit de supprimer les trois préparateurs électriciens de la Maintenance Centrale sans préciser où irait cette charge.
On a un questionnement général sur le modèle qui n’est pas abordé. Le traitement s’est fait poste à poste sans réfléchir sur le fonctionnement global. Quelle est la stratégie de la direction pour le site de demain ? La Direction a indiqué qu’il n’y aurait pas d’externalisation supplémentaire. Ce n’est pas le cas pour la maintenance des pompes ni pour les autres activités.»
DIFECOS conclut : « les principaux enjeux organisationnels ne sont pas identifiées et il y a une ambition trop importante d’optimisation. Il n’y a pas eu de contrôle précis de ce qui était proposé par des personnes compétentes puisque la direction a décidé de travailler seule pour définir l’organisation une fois le projet d’arrêt de la chimie mis en place. »
La direction répond qu’elle ne norme pas le travail de ses salariés auquel elle accorde une autonomie élevée.
La CFE CGC intervient pour mentionner que la suppression des postes d’électriciens à la Maintenance va augmenter la charge de travail des spécialistes électricité et qu en période de vacances cela génèrera des arbitrages.
Pas de réponse de la part de la direction.
S’ensuit un débat.
DIFECOS reprend:
« L’absence d’évaluation sérieuse de la charge de travail expose les organisations à des dysfonctionnements à venir. Par exemple, très peu d’indicateurs sont mobilisés pour évaluer cette charge. Pour illustrer ce propose, les salariés ont réagi à plusieurs reprises en indiquant que la situation future du site étant inconnue il était compliqué de calculer précisément la charge de travail.
La notion de collectif n’est pas prise en compte au-delà des services d’appartenance des postes. Par exemple la question de la fonction de l’ICSR est transverse. Vous allez faire face à une réduction du nombre de personnes et avoir un effet de masse. Pour les back up, 25% du temps un poste n’est pas tenu. On va arriver à des niveaux de tailles critiques et il y a eu une absence de réflexion sur ces sujets. »
Une OS interpelle la direction « Vous n’avez pas répondu à la question de la sous-traitance ? »
La direction répond « cette question est ciblée maintenance et le directeur DMG n’est pas là ».
Une autre OS « à l inspection aussi il y a de la sous-traitance ».
La direction refuse de reprendre l’analyse qui a été faite et considère que la restitution du rapport ne doit pas conduire à une révision des effectifs.
Une autre OS réagit vivement.
DIFECOS reprend il leur reste à traiter la partie RPS et air gapping.
DIFECOS interpelle la direction « Tout va aller très vite…Comment allez vous trouver de l’adhésion auprès des salariés pour transférer des connaissances ?
Le transfert de compétences doit être anticipé en utilisant le calendrier social et il se pourrait que vos salariés manquent de temps pour se former. Vous devez anticiper cela. »
Arrêt pour repas et reprise à 13H15
Reprise.
Déclaration d’une OS. Toutes les OS s’associe à cette très belle déclaration demandant à ExxonMobil de traiter avec respect ses salariés et d'améliorer le traitement de ceux-ci.
DIFECOS débute en citant le philosophe Canguilhem pour lancer son bilan sur les RPS « je me porte bien dans la mesure où je sens capable de porter la responsabilité de mes actes, de porter des choses à leur existence… »
DIFECOS explique : « pour les personnes qui vont partir il est important qu’elles aient accès au plus vaste champ des possibles pour elles. Pour celles qui vont rester le sentiment de peser sur la manière dont le travail est réalisé. ExxonMobil utilise une méthodologie reconnue pour identifier les RPS. Cependant certains des six RPS ne sont pas correctement traités -intensité du travail, possibilité de répondre aux objectifs, dépassements horaires…
Les conclusions de cette évaluation des RPS tendent à se focaliser sur la problématique de charge émotionnelle qui est nommée ainsi. Elle laisse entendre que le problème majeur des salariés aurait trait avec leurs émotions uniquement. Cela nous semble une manière de sous-estimer les problèmes en considérant les RPS uniquement sous l’aspect individuel sans vraiment traiter du contenu et de la pertinence du changement. Loin de nous l’idée de nier cet aspect, mais il est loin d’être le seul.
Passage au POI : l’ATR ne devrait pas être pompier auxiliaire. Notre analyse a été faite sur document. Nous avons compris que le POI serait modifié début 2025 et vous pourrez à cette occasion creuser ces points-là devant les instances. »
Une OS interpelle la direction sur ce point qui a déjà été remonté en CSSCT et en CSE Chimie tout récemment.
La Direction répond « la proposition de modification du POI est incluse dans le livre II. Elle a été partagée et des réponses ont été apportées. La mise à jour des procédures fera partie de la phase de la mise en place du projet qui débutera après la fin du processus de consultation. Le descriptif de fonction de l’ATR ne sera pas dupliqué dans le manuel POI puisque son poste est défini dans les documents URP.
Au sujet de l’armement des FPM la montée en puissance est progressive et cela laisse du temps à l’ATR de rejoindre son équipe pour terminer la montée en puissance. Si problème particulier on pourra solliciter un autre pompier auxiliaire. »
La même OS réagit vivement en expliquant qu’il faudrait proposer des solutions par exemple en formant des pompiers auxiliaires au sein des équipes de jour des autres services.
La direction écoute.
Une autre OS intervient et insiste sur le manque de ressources qui survient très fréquemment lors d’incident. Il rappelle que la création d’un poste de pompier professionnel a été demandée.
La CFE CGC soutient les autres OS et demande, puisque la direction ne veut pas créer de poste de pompiers supplémentaires, à ce que le risque créée par cette décision soit validé de façon formelle au niveau du management adéquat pour être bien certain que cela soit connu au plus haut niveau.
DIFECOS reprend et aborde la problématique de l’air gapping, qui inclut la MAD et le démantèlement.
« Nous sommes dans des configurations particulières. Ce processus n est pas nouveau pour le site et ressemble à des opérations du type de celles que l’on peut trouver sur les grands arrêts. Techniquement l’air gapping est considéré, aussi bien par les équipes de terrain que par la direction, comme maitrisable.
Les points de vigilance identifiés sont la mobilisation des effectifs pour parvenir à arrêter proprement les installations. Cette mobilisation est extrêmement compliquée. Coté Chimie de Base il faudra trouver des ressources. Nous pensons qu’il y a un blocage aujourd’hui. Nous ne voyons pas toutes les conditions requises pour mener à bien ces tâches. Nous attirons l’attention de la direction sur le fait que la contrainte pour mener à bien ce type de projets n’est pas une option.
Sur la phase d’air gapping on a un point de vigilance particulier. La direction veut mobiliser des équipes pour mener à bien la préparation. Nous il nous semble que la préparation ne pourra permettre de tout prévoir et qu’il faudra maintenir une équipe de préparation pendant l’air gapping. »
Intervention d’une OS qui rappelle qu’elle avait demandé une prime exceptionnelle.
La direction répond que cela ne marche pas comme ça.
Le président est interpellé par les autres OS. « Aujourd’hui il y a des dizaines d’arrêts maladie et des personnes ne reviendront pas. Vous allez vous retrouver avec des effectifs réduits à peau de chagrin. »
La direction confirme qu’il n’y aura pas de primes.
Une autre OS : « j’ai l’impression que le CSE s’est transformé en salle d’enregistrement. Nous ne servons à rien ici et on ne nous accorde rien ».
La direction rappelle que l’on ne dispose pas de beaucoup de temps. Elle lit une déclaration mentionnant que nous devons avoir finalisé les consultations pour le 16 septembre 2024 et qu’il faut traiter en CSE des points pertinents. Elle incite les OS à être efficaces.
Interruption de séance demandée par les OS.
14h45 Interruption de séance demandée par les OS.
15H00 Reprise du CSE
Lecture d’une déclaration par le secrétaire du CSE :
« Mr le Président,
Dans votre déclaration vous nous inviter à être efficace dans nos échanges du jour…
Les élus sont profondément choqués de vos propos alors que nous venions d’avoir des échanges constructifs et fournis sur des sujets importants du projet (POI, AIRGAPPING).
Avant cette déclaration vous aviez par ailleurs verbalement tenu ce même type de propos à un élu, l’ensemble des membres présents vous invitent à vous en excuser immédiatement.
Concernant les délais légaux, nous ne pouvons que constater que si vous avez pris bonne note du courrier de la DRIEETS vous ne prenez pas en considération les remarques inhérentes au calendrier très tendu que vous nous imposez.
Nous proposons donc maintenant de reprendre les présentations et soyez sûr que nous continuerons à intervenir dès que cela nous semble pertinent et nécessaire, cela fait partie de notre travail d’élus qu’il vous en convienne ou non!
Nous n’avons pas la même vision de l’efficacité dans nos réunions d’instances.
La vôtre est de couvrir rapidement les sujets afin de clôturer la séance aujourd’hui.
La nôtre est de prendre le temps nécessaire pour que l’ensemble des débats puissent avoir lieux et que vous nous apportiez des réponses comme souligné par la DRIEETS, et ceci même si cela doit nécessiter une réunion supplémentaire comme nous en avions envisager la possibilité.
Fin de déclaration »
La direction répond qu’elle n’a rien à dire mais s’excuse auprès d’un élu qui s’est déclaré froissé par l’attitude du président.
DIFECOS présente le statut de l’Inspection.
« Nous avons reçu des éléments complémentaires suite à des présentations en CSE. On nous avait prévenus que l’organisation présentée dans le cadre du projet ne serait pas déployée en l’état ; il s’agissait là d’une donnée d’entrée qui allait être retravailler avec les salariés. Le rapport souligne plusieurs limites à la construction collégiale car elle requiert aussi une certaine flexibilité. D’autre part dans la mesure où l’organisation cible définie initialement a été immédiatement revue par le personnel Inspection nous nous interrogeons sur le calcul de la charge de travail effectué dans le cadre du projet.
Au sujet des postes supprimés, personne ne comprend le rationnel derrière la suppression du poste d’assistante administrative.
Au sujet des unités arrêtées l’Inspection restera en charge du suivi des équipements tant qu ils n’auront pas été démantelés. Quels postes hériteront du suivi de ces 1200 équipements jusqu’à leur démantèlement ?
Finalement nous identifions un risque de sous-évaluation de l’effectif Inspection bien que le travail effectué par le service pour revoir l’organisation initialement proposé soit très précis. Pour nombre de personnes rencontrées les suppressions de postes d’inspecteurs ne font pas sens. »
La direction répond et mentionne que la nouvelle organisation proposée est de sa responsabilité. En aucun cas les salariés ne sont tenus pour responsables de ces changements. Elle considère qu’il n’y a pas de problème de charge de travail à l’Inspection. Sa réponse reste très générique.
Une OS demande si l’on peut rattacher l’assistante administrative à l’Inspection.
La direction maintient cette réponse. DIFECOS répond que cette réponse est décevante.
Une autre OS demande quelle est l’approche en termes de sous-traitance.
La Direction répond que la sous-traitance ne sera pas augmentée.
Elle explique aussi qu’elle a mis du confort dans cette organisation Inspection où elle a créee des postes.
La même OS nous sommes interpelés par la charge de travail initiale. Aujourd’hui les personnes qui occupent les postes Matériaux Corrosion travaillent à plus de 100% et là vous leur rajoutez du travail. Ne craignez-vous pas un épuisement ?
La direction, j’ai parlé avec eux récemment…
La même OS il y a un lien de subordination dans vos échanges et le système de ranking est très dur et dissuade les salariés de s’exprimer clairement.
La direction ne répond pas.
DIFECOS passe à présent aux Spécialistes Engineering.
« les Spécialistes sont inquiets de ce qui va devoir être géré coté Chimie et pensent que la direction a sous-estimé la charge de travail qui va rester. La charge de travail liée à SO3 les interpelle aussi.
Au sujet des projets, si le projet SAF est maintenu alors nous n’aurons pas les ressources pour gérer le tout-venant.
Quid du risque de report de charges du fait de la suppression du poste d’assistante administrative, par exemple la gestion des commandes avec la maitrise des outils SAP. L’éloignement casse en fait la synergie. Concernant les compétences, certaines d’entre elles reposent sur des personnes qui vont partir. Toute suppression d’un SPOC va engendrer des trous dans la raquette et du stress pour ceux qui vont rester.
Le rapprochement des équipes systèmes et applications interpelle : a terme attendra t on que ces personnes sachent tenir ces deux types de postes si différents ? Même question pour le poste analyseurs/instrumentations.
Afin de répondre à tout cela, nous vous encourageons à mettre en place un plan de formation robuste.
Les salariés ont fait le calcul des postes dédiés à la chimie.
Coté Systèmes ils sont onze et trois postes sont dédiés actuellement à la chimie alors pourquoi supprimer six postes ? Ils ne comprennent pas la règle des 40% de postes supprimés.
Le transfert des activités vers les BTC / KLTC ne doit pas être considéré comme un transfert brut car il reste des tâches pour les équipes et c’est chronophage. Verbatim « Travailler avec l’Inde c’est comme une astreinte non considérée comme telle ». Un technicien indien n’a pas la même capacité qu’un technicien organique.
Le MMA coté Machines interpelle.
Demain dans l’organisation future les équipes seront amoindries et nous risquons de tomber dans un cercle vicieux.
Le personnel ne comprend pas ce transfert d’activités vers KLTC car ce modèle ne fonctionne pas sans une implication maximale des spécialistes. La direction doit réévaluer l’intérêt réel de cette stratégie. »
Une OS intervient rappelant que FAP a déjà essuyé les plâtres de ce système…On sait ce que l’on perd avec ce type d’approche.
DIFECOS reprend :
« Nous avons déjà vu des revirements sur ce sujet avec des entreprises qui sont revenus en arrière. Nous sommes persuadés qu’il faut prendre en compte les risques pour la santé des salariés qui se retrouvent à travailler dans un système de ce type. »
Le président est interpelé par une OS : ‘vous devez mettre en place des gardes foux pour protéger la santé mentale des salariés »
Le président « cette discussion est toujours ouverte avec la corporation. Nous ne disons pas toujours oui. Nous pouvons être ouverts à tester. «
LA CFE CGC propose d’avoir une présentation en CSE du bilan du travail des Tec Centers. Elle indique qu’elle reconnait ce qui a été présenté par DIFECOS.
DIFECOS reprend « la réorganisation de la Maintenance n’est pas comprise par les salariés qui la juge comme délirante. De nombreux salariés ont perdu la confiance qu’ils avaient placées dans la Direction. Pour regagner cette confiance perdue il convient que la Direction prenne en compte l’ensemble des alertes indiquées en rouge. »
La Direction
« je vais répondre à vos questions,
Partie Projet SO3 c’est staffé et le démarrage est en cours et une fois que ce sera en service ce sera une partie de la Bteam. Cela va rester une petite partie de Bteam.
Pour le SAF il faudra rajouter des ressources nous aurons besoin de ressources supplémentaires. »
Une OS intervient « vous allez licencier et rembaucher. Vous ne pouvez pas c’est illégal »
La Direction
« C’est comme cela qu’on gère des projets. Aujourd’hui nous avons un ingénieur français en Chine…
Assistante administrative, les compétences sont proches, les jobs sont proches et l’on ne souhaite pas maintenir un poste.
Compétences réseaux et cyber on y travaille et on développe cela.
Systèmes et applications il n’y aura pas de compétences multi-métiers.
Analyseurs et Instrumentations, ce ne sera pas une double compétence par essence et sera staffée par un profil soit instrumentation soit analyseurs.
Plan de Formation – je suis d’accord pour lancer un plan de formation au plus vite.
Partie systèmes nous avions de toute façon venir en CSE pour présenter une réduction de la taille de cette équipe.
Pour la partie Tec Center je confirme que nous ne faisons pas un pour un. C’est clair.
MMA – effectivement c est le cas depuis plusieurs années.
La partie Maintenance je note la remarque.
La CFE CGC intervient pour mentionner que certains sites en Italie ont une maintenance centralisée.
Une OS interpelle la direction sur la perte de confiance sur la partie spécialistes.
La direction est consciente de cette perte de confiance et considère que ce sera le challenge de la direction dans les prochains mois.
Fin du Blog
Publié le 3 Septembre 2024
Bonjour nous allons débuter dans quelques instants le CSEC en présence C. Amyot, P.Franza, E.Mirgone, JC.Marcellin, C.Salino, P.Mesnil, A.L Bascoul et des experts Difecos qui vont présenter leurs rapports au sujet du projet.
Ordre du Jour
1- Approbation des PV précédents
2- Revue des rapports DIFECOS
Nous débutons.
1- PV précédent du 11 Juin validé
2- Rapport DIFECOS
Parole au Président :
"Journée consacrée au rendu des experts. Je propose de passer en revue les pages de synthèses et conclusions, puis de prendre le temps de répondre aux questions des élus".
9h15 - Interruption de séance demandée par une OS.
9h33 - Nous reprenons.
Déclaration du secrétaire du CSEC au nom de toutes les OS– G Telal
« Monsieur le Président,
Les membres du CSEC demande une modification du Calendrier qui nous paraît contestable sur 2 aspects :
D’abord, les réunions au cours desquelles le CSE central puis les CSE d’établissement devraient rendre leur avis auraient lieu respectivement seulement 7 jours (pour le CSE EMCF), 2 jours (pour le CSE ERSAS), 5 jours (pour le CSE Siège) et 7 jours (pour le CSE central, la restitution étant prévue en 2 temps pour ce dernier) après la restitution des rapports des experts à ces instances : c’est manifestement trop court pour permettre aux élus de prendre connaissance des rapports, de proposer des aménagements du projet à la Direction, de recevoir des réponses et de rendre un avis éclairé (et, s’agissant du CSE central, cela nous semble contraire aux dispositions de l’article L. 1233-34 du Code du travail, qui exige un délai de 15 jours entre la présentation du rapport et le recueil d’avis) ;
Ensuite, le délai entre les réunions au cours desquelles les CSE d’établissement devraient rendre leur avis et celle au cours de laquelle le CSE central devrait rendre le sien serait respectivement de 4 jours (pour le CSE EMCF), 3 jours (pour le CSE ERSAS) et 5 jours (pour le CSE siège) : ces délais ne permettraient de toute évidence pas aux élus du CSE central de prendre utilement connaissance des avis rendus par les CSE d’établissement pour l’expression de son propre avis. »
9h38 - Interruption de séance demandé par la Direction
10h07 - La direction est de retour. Elle prend la parole :
« Nous avons revu la planification des CSE locaux avec les OS.
Notre objectif est de réduire la période d’incertitude des salariés.
Les rapports ayant été rendus le 30 aout nous respectons la loi en demandant des rendus d’avis aux dates que vous avez rappelées.
Il en va de l’intérêt des salariés et sommes bien conscients que le respect de ces plannings demande des efforts conséquents pour les élus. »
Réaction des OS, en résumé :
« C’est une contrainte que vous nous imposez. Les salariés méritent que l’on prenne le temps pour analyser. »
« Nous avons passé du temps auprès des salariés pour évaluer leur charge de travail. Nous avons demandé le rajout de postes suite à ces études. »
« Nous sommes sur un projet d’ampleur, trois établissements distincts sont concernés et nous n’avons pas plus de temps que pour l’arrêt d’une partie Escorez. Nous ne sommes pas considérés.»
CFE CGC « Notre priorité est l’intérêt des salariés, comme l’ensemble des OS, et comme l’affirme la direction.
Volonté de travailler sérieusement, sans jouer la montre mais avec le temps indispensable pour émettre un avis éclairé sur un projet dont l’ampleur et l’étendue est sans précédent, avec un traumatisme profond ressenti par les salariés.
La composante sur la capacité du groupe à assurer son avenir est également l’une de nos préoccupations majeures
Tout va dépendre des avancées sur l’ensemble des sujets en cours.»
La direction : « Nous ne sommes pas surpris. Depuis le début on recherche des débats de qualité. Nous avons fait en sorte de répondre aux questions. Cette consultation avait un calendrier clair et sur lequel nous nous étions entendus. Il faut faire en sorte que cela puisse rentrer dans l’épure impartie avec un souci de qualité »
CFE CGC – un élu qui se décrit comme un élu de base « j’étais encore hier à minuit et demi en train de lire le rapport. Sur la partie RPS nous avons rapport de 600 pages. Comment lire un tel rapport en 15 jours avec une activité professionnelle à côté. La qualité du travail est un élément de respect que vous devez aux élus et aux salariés. Vous nous mettez dans une position où nous sommes conscients que nous ne faisons pas un travail de qualité »
Nous passons à la revue du rapport des experts.
Nous passons à la revue du rapport des experts.
Rapport concernant l’examen de la justification économique du projet d’arrêt du vapocraqueur et de son aval »
Expert DIFECOS
« Nous avons reçu beaucoup d’informations mais certaines réponses étaient un peu frustrantes.
Quelle forme, quelle projection pour EMCF ? Nous avons quelques éléments, mais se pose la question de son refinancement à la fois pour éponger les dettes et pour financer ce qui arrive et en particulier le plan. C’est un point qui nous paraît important pour que vous puissiez fonder un avis.
Nous avions aussi demandé un entretien au niveau de la corporation. Résultant de l’analyse nous pensons que certains enjeux dépassent la responsabilité de l’affilié. Ce qui manque c est que face à l’ampleur d’un projet de rupture de montrer la direction et la feuille de route de l’entité dans sa nouvelle direction. Par exemple sur le SAF, il a été mis en avant par nos interlocuteurs sans que nous n’ayons vraiment de détails… »
La synthèse, toujours par l’expert DIFECOS :
« On commence par la situation du Groupe. Nous avons constaté dans l’analyse des résultats du Groupe. La situation financière du groupe ExxonMobil au niveau mondial s’est renforcée. Un pic sur les bénéfices à plus de 55 Milliards de dollars. Plus de 200 milliards de dollars en capitaux propres en 2022. Le groupe présente une situation solide, sereine et qui ne cesse de se renforcer.
Partie Française :
ExxonMobil présent sous la forme d’une holding ExxonMobil France Holding qui se divise en Esso S.A.F. (=Esso Raffinage SAS + Worex), EMCF France SAS, et InfineumFrance (chimie). Les bilans 2023, au niveau de la holding et des sociétés de raffinage montrent un renforcement financier. Augmentation des capitaux propres à plus de 1.3 Milliard € pour la holding et 2 Milliards € pour Esso S.A.F. (en 2020 143 millions €). Les sociétés françaises hors chimie se sont renforcées.
Pour la Chimie :
Infineum Capitaux propres 330 Millions€
EMCF résultat net déficitaire en 2023 et capitaux propres à -483Millions €. Au budget 2024, et en fonction des résultats prévus, il aurait fallu 600Millions € pour revenir à l’équilibre en capitaux propres.
Nous n’avons pas sur EMCF la projection de bilans en termes de recapitalisation et de refinancement. Est-ce que EMCF reste sous injection de capitaux depuis la holding ? »
S’ensuivent des questions sur l’image de la chimie ExxonMobil et la réputation de notre site.
Reprise de la parole par DIFECOS
« Ce plan a un impact au-delà du site. Il modifie la donne aussi sur le projet Green dot, ex Plastic energy »
Une OS « Quel est le statut de ce projet ? »
Le Président du CSEC « Green Dot est en redressement judiciaire. Leurs dettes vont être gelées et ils peuvent rechercher pendant ce temps de nouveaux financements. En 2023 ils avaient déjà un redressement financier et étaient repartis via de nouveaux partenaires. On espère qu’ils pourront trouver de nouveaux partenaires. Ils semblent avoir un portefeuille de clients assez solide. C’est un projet extrêmement difficile. Ce n’est pas avec un projet comme celui-là qu’on pouvait maintenir les activités de la chimie »
CFE CGC « il est prévu d’envoyer ces molécules vers Anvers par camion. Est-ce cohérent avec l’esprit du projet ? »
Pas de réponse.
DIFECOS reprend
« On a une décision d’arrêt de la chimie qui va à l’encontre des recommandations de certains cabinets de consulting type mc Kinsley. Ce projet pose la question de la feuille de route, et du devenir de EMCF en tant qu’entité juridique.
Il est important que soient mentionnées les priorités mais cela limite les enjeux de décarbonation.
On décarbone la plateforme en arrêtant une partie de ses unités (900kt/an en moins sur les 2800kt de la plateforme avant arrêt...»
La direction « Nous rappelons que nous restons engagés dans le consortium axe Seine pour transférer du CO2. Ce projet reste nécessaire pour la raffinerie »
E Mirgone « Nous n’avons pas décidé si nous ferions le CCS à ce jour »
DIFECOS reprend :
« Sur la partie Polypropylène il s’agit d’un abandon de marché sauf à réalimenter depuis Singapore.
Sur les résines, il est très difficile de substituer les volumes par des volumes d’imports.
Sur le PE il y a l’ambition de substituer les volumes de PE de Gravenchon par du PE nord-américain. Malgré la compétitivité du PE Nord-Américain, lié au gaz de schistes, il rencontre des problèmes de débouchés. Pour le Groupe il y aurait donc un effet induit pour permettre de maximiser le débit de ses nouvelles unités aux US. EMCF commercialisera les volumes provenant des US. »
S’ensuivent des questions sur le bilan carbone de cette stratégie d’approvisionnement.
La Direction explique que la réglementation européenne et notamment française ne favorise pas le business. Il y a du lobbying effectué à haut niveau pour avoir un Inflation Reduction Act en Europe qui donne une meilleure visibilité aux investisseurs.
DIFECOS reprend :
« Le contexte géopolitique est important et très mouvant. Les réponses de l’administration sont très mouvantes et changeantes. L’UE vient de mettre un anti-dumping de 70% sur le PVC. Nous sommes dans un monde perturbé. »
11h45 Interruption de séance
11h55 Reprise
DIFECOS reprend :
« Par le projet l’intégration entre le raffinage et la chimie est remise en cause. Par contre au niveau de la raffinerie il y a des potentialités importantes, projet GRAAL pour les bitumes et ROPE pour les Lubes.
Le projet a un impact défavorable de 36M€ (M pour million) sur l’activité raffinage qui se décomposent comme suit : 17.8M€ en couts alloués et 20M€ en couts de transport de molécules qui ne seront plus traitées à Gravenchon.
Le cout du projet est estimé à 370M€ - PSE 150 à 160 M€, autres couts liés à la fermeture (salaires 2025, air gapping, ségrégation, consultants, litiges 150M€, et démantèlement 57ME
Le secrétaire du CSE Chimie rappelle q’ il a été demandé en CSE Chimie le cout de la nouvelle formule proposée à la DRIEETS.
La direction « le nombre de personnes concernées à baissé de 677 à 623 et cela demande quand même 5 minutes pour refaire une estimation »
S’ensuivent des questions sur la qualité du plan proposé.
Une OS « Comment analysez-vous cette situation où énormément de salariés quittent la société sans attendre de pouvoir bénéficier des conditions de départs liées au PSE ? »
La direction : « je ne suis pas surpris de ces départs. Ce sont des personnes qui ont des projets et il s’agit là de leur part de choix personnels»
La direction est interpelée par toutes les OS sur ce thème.
La CFE CGC « cela nous inquiète pour le futur du site et les gens qui partent sont des gens de grande valeur. Le personnel regarde aussi comment la société traite les gens qui vont partir. C’est un élément qui pourrait inciter des gens à partir alors que ce n’était pas leur intention dans leur futur. »
Le président «Je propose qu’on revienne vers les exposés de DIFECOS »
12h50 Interruption pour repas
13h55 Reprise
DIFECOS « Le Groupe a préféré arrêter le vapocraqueur et avoir des gains garantis pour la plateforme que de prendre le risque d’investir sur la chimie pour la sauver ; certes investir aurait pu générer des pertes importantes en cas de maintien en bas de cycle, mais, en cas de remontée des marges, cela aurait aussi pu conduire à des marges supérieures à celles que la plateforme pourra capturer une fois le vapocraqueur et son aval arrêtés.
Les investissements pour la chimie passés en revus représentent un montant de 350M$. Ils permettraient de ramener le vapocraqueur dans le jeu de la concurrence entre les unités européennes.
On comprend la rationalité d’ExxonMobil dans son choix mais la question du futur et du maintien de la chimie mérite d’être posée. De quoi se prive t on en refusant de réaliser des projets sur la chimie ? Cette question mérite d’être posée et elle reste sans réponse avec le projet soumis par la direction aujourd’hui.
En Europe nous assistons à de nombreuses stratégies différentes. Ineos reprend à Total 100% des activités du Vapocraqueur de Napthachimie. On voit aussi que d’autres vapocraqueurs non intégrés sont maintenus en service. »
Une OS « d’autres sites perdent de l’argent dans le groupe et ne sont pourtant pas arrêtés. Ici ExxonMobil se dédit en proclamant la désintégration chimie raffinage c’est l’avenir en France »
La direction « Le vapocraqueur tournait par le passé sur des charges lourdes importées de Rotterdam. Nous avons tenté d’améliorer la situation avec le projet LFDBN. Par rapport aux USA, le prix du gaz en Europe est supérieur de 30% et celui de l’électricité de 70%. Le vapocraqueur de Gravenchon était petit, consommait beaucoup d’énergie avec des surcoûts en CO2. Il n’y a pas eu d’arbitrage ExxonMobil mais une décision lucide. »
Une OS « vous nous expliquer le présent, DIFECOS présente une solution future. Prenez pour hypothèse un retournement du cycle et remontée des marges »
La direction « je suis désolé mais les investissements ne permettraient pas d’améliorer la compétitivité au-delà de 150$/t par rapport aux sites chinois et américains. Et aujourd’hui l’écart avec ces pays est de 400$/t»
DIFECOS répond « Notre travail s’appuie sur des bases sérieuses et il existe de nombreux exemples en Europe de Vapocraqueur qui fonctionnent y compris en isolé. Il y a un travail à faire aussi sur la qualité des produits afin de capturer des marges.
Les investissements à engager sont à mettre en balance avec les coûts du plan social, des litiges commerciaux, de l’arrêt et du démantèlement qui sont au moins au niveau équivalent mais qui seront certainement supérieurs.
Si l’on ne maintenait pas le vapocraqueur en service la possibilité de laisser LPP en service avec un retour des marges est à étudier. »
La Direction « le maintien de LPP ne nous parait pas possible car nous ne disposerions pas de 50% de la charge et devrions l’acheter en état en position de faiblesse sur le marché. »
DIFECOS reprend
« Si nous passons aux projets identifiés ou lancés pour la raffinerie. Plusieurs projets très intéressants en termes de retour sur investissement : ROPE, LEFE, BEG, GRAAL, Processing charge bio. Un projet majeur cité par la direction de production de SAF (600kt/an) pour 280M$ à investir. Par contre on ne nous a rien présenté sur ce projet qui concerne l’unité Pégase.
Quoi qu’il en soit ces projets permettront de renforcer la compétitivité de la raffinerie et de la Holding. Nous voulons alerter sur une forte pression sur les frais fixes qui ne va pas s’arrêter au plan et qui risque de perdurer. ExxonMobil fait le choix d’inclure dans le PSE des postes qui n’ont rien à voir avec la Chimie et dont la suppression devrait pénaliser les résultats de la plateforme. La forte ambition de la direction, notamment en terme d’IM, doit être regardée à l’aube de la transformation qui va être lancée. »
La Direction : « il est de notre devoir de nous assurer que les frais fixes de la chimie soient résorbés au niveau de la plateforme. Nous avons besoin de raffineries compétitives pour effacer cela. »
La Direction poursuit et fait une déclaration :
« …Le rapport que vient de présenter DIFECOS reste partiel voire partial. Quelques exemples, le rapport se contente de critiquer le projet et nie la situation à laquelle fait face la Chimie en Europe. Nous avons fait de notre mieux pour répondre. Il est contradictoire que les experts. »
DIFECOS répond : « Nous avons donné notre position en nous appuyant sur une analyse. Nous avons posé des questions sans forcément trancher et avons montré une autre trajectoire. Il est bien normal que nous n’allions pas dans votre sens car nous sommes là pour chercher des alternatives. Je me garderai bien d’utiliser des mots forts pour qualifier le livre II. Nous sommes là pour apporter du débat et vous jugez que c’est abusif et bien répondez nous par écrit. »
Secrétaire CSEC : « je remercie les experts DIFECOS qui ont passé beaucoup de temps et les personnes de ExxonMobil qui leur ont apporté des éléments. Je tiens à rappeler qu’il y a eu des moments où nous avons eu du mal à avoir les informations. Pour nous le travail fourni par DIFECOS permet de voir les choses autrement. On ne peut pas se permettre de critiquer les experts en séance Monsieur le Président ».
Nous passons au rapport SSCT.
DIFECOS « Présentation des conclusions sur la partie Service Technique. La direction Technique EMCF est supprimée et une nouvelle direction technique plateforme est créée.
Ce que nous avons noté :
Direction Technique Est
Poste Ingé BCI supprimé et recrée pour HOP. Qui serait le back up ?
Concernant Additifs, Infineum n avait pas pu anticiper l’arrêt du Vapocraqueur et des incertitudes naissent.
RPS – le personnel avait bien conscience de la perte de marge. L’annonce du PSE a été perçue comme violente.
Le DH Technique Est a été mis dans la confidentialité et préparée mais rien n’a été fait pour le management de proximité.
Direction Technique Ouest – RPS : Les équipes ont connu des annonces favorables au maintien d’activité et ont ressenti cette annonce avec un sentiment de mensonge générant une perte de confiance. Les salariés redoutent l’air gapping /démolition qui pourrait présenter un haut niveau de risque.
Le livre II est imprécis au niveau du transfert des activités de l’ingénieur investissement et projets. Nous pensons que la charge de ce poste a été mal estimée.
Service Qualité Chimie – ce service est supprimé.
Pour Additifs c’est déjà Infineum qui fait le suivi aujourd'hui.
Quelle organisation sera en charge du suivi qualité HOP ? Rien n’est précisé aujourd'hui dans le livre IV.
Supply Chain Est
Problèmes de back up suite la mise en place de l’organisation cible. Aucune précision n’est faite sur les back up et le schéma revu par le FLS doit être maintenue.
SCAN
C'est le dernier maillon de la chaîne et les personnes reçoivent beaucoup de sollicitations. Les équipes sont confrontées à des situations de contraintes. Les équipements du SCAN sont vieillissants et requièrent de la Maintenance. Le projet prévoit la suppression du poste Coord Opt Chimie. Il était back up du coordonnateur laboratoire raffinerie. Qui sera le back up à l’avenir ?
L’équipe de Maintenance ne dispose d’aucune information qui lui permette de comprendre la suppression des postes.
Suppression des 4 postes de Techniciens ECR –
A la Direction Technique EMCF on constate un manque de prise en compte de la réalité du travail qui a été insuffisamment prise en compte au niveau des charges de travail. »
La direction répond que nombre de ces points ont été revus depuis l'étude DIFECOS en CSE chimie. Les OS réagissent.
Une OS attire la vigilance sur le nombre d’arrêts de travail au SCAN…Elle interpelle le Docteur qui répond que le médical est au courant de cette situation et qu il effectue un suivi.
Nous passons à la Direction Technique ERSAS.
DIFECOS – morceaux choisis : « l’arrêt de la chimie est une opportunité pour mettre en œuvre EMPS. Un travail d’optimisation a été fait. Problématique relevé dans le Livre IV pour SCRCDB (Ref Co). Il y a une espèce de globalisation des postes pour justifier la suppression de 4 postes dans les sections profitabilités et analyses. L’organisation cible a été définie en utilisant des benchmarks. Les personnes de SCRCDB s’accordent à dire que ce benchmark a des limites et que l’organisation proposée ne prend pas tout en charge. Il ya un risque de devoir revoir les plans actuels avec les projets à venir.
La préservation de l’attractivité des postes a été un point de focus ces dernières années mais le PSE pourrait très bien raviver les problèmes solutionnés récemment.
Il y a des problématiques avec le matériel informatique et le support fourni par les RH. Cela rajoute de la charge de travail sur les superviseurs. Nous conseillons de faire un état des lieux pour évaluer cela.
La vente de Fos a apporté de la défiance. Nous vous invitons à communiquer sur les projets dès que vous savez qu’ils vont être réalisés. Inquiétudes par rapport à lIM 2025. »
La Direction répond que ces points sont bien connus et des actions en cours.
Fin de ce CSEC.
Publié le 29 Août 2024
Agenda de ce CSE Chimie :
1- POI - AL Soilleux
2- Revue Projet de Transition - Ph Mesnil & D Coutelan
3- Point sur RPS - M Leonardi
Déclaration des OS –
« Nous vous rappelons que nous avons demandé début juillet une prime de haut niveau pour attaquer le dégazage des unités. Nous sommes toujours en attente. »
Toutes les OS s’associent à cette demande.
Réponse de la direction – « il n’y aura pas de prime. »
OS « Très mauvaise réponse et cela va devenir compliqué. Comment la transition va-t-elle être réalisée ? »
Retour à l'agenda.
1- POI
La direction indique qu’elle va répondre aux questions posées par les OS à l’issue de la réunion préparatoire.
Présentation par la Direction du POI Situation 2019 – 130 personnes en quart présentes à tout moment. Détail des rôles et habilitations/formation de chaque équipe.
Une OS « La brigade d’appui c’est quoi ? Combien de personnes seront dans cette brigade demain ? »
La direction répond que cette brigade contient 20 personnes aujourd'hui et que, post PSE, elle estime à 15 le nombre de personnes qui en seraient membres.
Les OS répondent que rien ne garantit ce chiffre.
La direction reconnait qu’il s’agit d’une estimation.
La présentation continue.
La revue des ressources humaines prévues pour répondre à l’urgence une fois le projet d’arrêt vapocraqueur mis en place soulève plusieurs questions ; notamment concernant le nombre de pompiers auxiliaires qui passe de 13 à 9 et qui inquiète les OS
Les OS demandent la création d’un poste de Pompier professionnel pour compenser la suppression de ces quatre postes, notamment afin d'intervenir dans le cadre du scénario majorant, feu de bac de brut.
La CFE CGC rappelle qu une personne qui est pompier est un soutien aussi en terme de sécurité pour ses collègues et que la création de ce poste répondrait surement à d'autres attentes émises par le CSE.
Nous passons au sujet numéro 2.
2- Revue du statut du Projet de Transition - Ph Mesnil & D Coutelan
Une OS demande quelles personnes vont s’occuper de l’air gapping.
Le plan de ressources est présenté par D Coutelan.
Une OS « Vous prévoyez de déposter des opérateurs pour le chantier MAD, mais vous devrez présenter cela en instance et prendre l’avis des élus ».
Une autre « Vous allez avoir un souci de motivation car vous allez demander à des personnes qui seront licenciés de faire les manœuvres d’arrêts de leurs unités. Moralement cela est très difficile »
Le président du CSE est interpellé.
Une autre OS « Comment articulez vous la marche normale de la ligne et la MAD ? Comment se fait la répartition ? »
Réponse apportée : il y aura deux sous équipes de l’équipe actuelle et nous cherchons à montrer que nous disposons des effectifs suffisants en ligne, et à la journée pour répondre à toutes ces activités.
Les OS réagissent au plan de la direction qui ne prend pas en compte l’état moral des équipes en quart.
CFE CGC « vous mentionnez que l’air gapping sera effectué en mode IM mais vous n’êtes pas vraiment dans les jalons de ceux-ci dès aujourd’hui »
La direction répond qu’effectivement c’est le cas mais la contrainte temps est moindre.
Une autre OS mentionne qu’il y a une contrainte de temps tout de même puisque de nombreux salariés vont être licenciés.
Fin de ce blog pour ce matin.
Reprise du CSE à 13h34 avec Michel Léonardi et David Coutelan.
M Léonardi prend la parole pour présenter la nouvelle charte Engineering avec notamment un changement par rapport à la proposition initiale.
La nouvelle proposition revue par l’équipe Inspection est à même effectif, elle reflète la suppression d’un poste d’inspecteur réglementation et méthodes à la place de la suppression d’un inspecteur bac. Le groupe réglementation et méthode a été aussi agrandi pour équilibrer les tailles des équipes (Régl & Méthodes, Inspecteurs unités et Spécialistes équipements fixes).
Il revient sur certains points présentés en CSSCT :
• Répartition des activités résiduelles du RL BCI : le poste de RL Additifs n’est pas impacté et reste dédié uniquement aux activités des unités Additifs. Les équipements restants seront, à terme, sous la responsabilité du RL Conversion. Dans un premier temps cette activité sera prise par le poste du Coordinateur Fiabilité.
La CFECGC demande qui occupe aujourd’hui ce poste de Coordinateur Fiabilité, la Direction répond que le poste est vacant.
• Charge de travail et rattachement du poste de SAO OXO/C3=/C4= : le poste de SAO sera rattaché à l’équipe technique Conversion. La direction argumente qu’il y a une vraie cohérence et logique Business à avoir le SAO qui supervise les activités C3= dans l’équipe Conversion qui couvre également la chaine du C3=. Une supervision commune est donc cohérente.
La CFECGC interpelle ce changement de hiérarchie et d’organisation de l’équipe Technique, le changement pour le SAO, a fortiori s’il est issu de la Chimie, sera plus compliqué car il ne disposera pas d’un support Technique avec une position de SMTE. Le back-up nécessitera aussi que les autres SAO Conversion se forment.
Nous passons ensuite aux questions sur l’organisation Efficacité Organisationnelle, la Direction prend la parole pour y répondre :
• Demande de maintien de 2 postes assistantes sociales et rattachement au médical : la Direction partage l’annonce faite hier en CSE Pétrole de maintenir le 2ème poste d’assistante sociale. Le rattachement de ces 2 postes à la direction Médicale n’est pas retenu.
• La charge de travail du CFP Chimie n’est pas cohérente avec le poste de référent Webcat (activités trop différentes et trop importantes au total) : la Direction répond que le rôle de référent Webcat est aujourd’hui tenu par le Responsable Formation, ça ne représente pas un poste à temps plein. Cette activité sera redistribuée sur le poste de Coordinateur Formation Maintenance.
Questions d’ordre général :
• Renfort d’une personne de SupplyChain à LOGF : la Direction confirme qu’il y a une personne à qui a été proposé d’aider l’organisation LOGF, cette personne se trouvait en sous activité et elle a accepté. Le poste reste cependant vacant, la personne aide temporairement car elle ne souhaitait pas rester en sous activité. Elle ne change pas de catégorie professionnelle.
Une OS répond que cette situation interpelle les collègues de l’équipe SupplyChain qui ont les mêmes compétences à qui on n’a pas proposé ce support, ils voient ça comme une iniquité. La personne va développer des compétences ce qui l’avantagera dans les chaines du PSE. Ce qui inquiète les gens c’est que cette personne serait prioritaire.
La direction répond qu’il y a des personnes qui vont donner des coups de main temporaire sur la plateforme, en aucun cas il ne s’agit pas de mouvements de personnel. Il y a un certain nombre de salarié en sous activité, certains remontent à leurs supervisions leur volonté d’aider dans d’autres services, par exemple c’est le cas à la Maintenance vers ERSAS, ça ne marche pas trop mal.
Une OS évoque le cas d’une personne postée 3x8c à LPP qui va donner un coup de main sur le bloc 25, une autre OS renchérit en demandant si cette personne va être redéployée ensuite sur les Additifs car elle développe une compétence qui pourrait l’avantager dans le redéploiement interne.
La direction répond qu’il n’y a pas de processus comme cela, elle rajoute que les personnes à qui sont proposées des activités de support sont prévenues que les missions ne présageraient en rien de ce qui se passera pendant le redéploiement futur.
Les OS terminent en invoquant une situation inéquitable, il y a du ciblage de certains salariés, il n’y a pas de communication écrite, globale pour recherche de volontaires, notamment sur le projet SO3 qui recherche du support.
• Cas de postés EMCF, soit en CDD, soit en BO, qui se voient proposé des offres de CDD de 12 ou 24 mois : la Direction explique que c’est un processus classique pour apporter du renfort ponctuel pour la préparation et l’exécution des IM Raffinage à venir. Ces postes ne sont pas organiques et les personnes ne resteront pas après les IM.
Les OS demandent pourquoi ne pas faire appel à du personnel notamment Chimie qui aujourd’hui n’a plus d’activité. Ils s’interrogent aussi sur la légalité du processus.
La Direction élude la première question en disant que ce n’est pas le processus habituel. Pour la légalité ils assurent que oui tant qu’il s’agit de CDD.
• Lors du précédent PSE les mouvements de personnel étaient présentés en CSE pour accord, qu’en est-il des mouvements en cours ou déjà faits ? La Direction rebondit sur le point précédent, il ne s’agit pas de mouvements de personnels, seulement de supports ponctuels, pour la plupart des cas.
2 cas de mouvements de personnel pour raison médicale qui nécessiteront des changements de catégories professionnelles.
2 cas d’expatriations qui avaient été initiés bien avant le projet, dès 2023 et qui ont été officiellement lancés avant le projet.
Elle termine avec 2 personnes de l’équipe BCI détachés à la journée pendant l’été qui repassent en quart comme il était prévu dans le plan de dépostage.
Les OS s’insurgent car ce cas est complètement en décalage avec le cas des détachés Additifs sur le projet SO3, pour lesquels les OS demandent depuis plusieurs mois un redéploiement dans les équipes de quart.
La Direction garde une position très dure malgré le flou que créée la question en ne bougeant pas sur la position des salariés détachés sur le projet SO3.
• Bilan demandé sur les personnes en RPS, le volume d’arrêt de travail, y compris depuis la dernière annonce du 20 août.
La Direction déroule une présentation en précisant les actions mises en œuvre, elle explique que les questions des salariés deviennent de plus en plus individuelles pour leurs cas. L’EIC est en place et permet de répondre à un certain nombre de ces questions, à ce jour plus de 500 personnes ont été reçues. Ils se sont assuré que l’EIC est en capacité de rediriger les salariés vers le médical si besoin. Le support psychologique sur site est maintenu semaine après semaine en fonction des besoins, la société ACCA est au courant du calendrier et des jalons ce qui permet d’anticiper les évènements générateurs de stress et donc de questions/sollicitations.
La CFECGC demande si la Direction a des remontées nominatives et des questions posées à l’EIC.
La Direction répond qu’elle reçoit une compilation des questions pour identifier des besoins de clarification mais tout est confidentiel.
Le médecin du travail est présent en séance et couvre un document avec le bilan des arrêts maladies par période et par entité, en expliquant les grandes tendances : en avril et mai c’était la sidération, il n’y avait que pas ou peu de visites ou arrêts. Au mois de mai les équipes de jour ont beaucoup consulté, au mois de juin il y a eu beaucoup d’arrêt de travail lié aux RPS, la première équipe impactée est BCI avec 24 arrêts et 20 consultations. Le mois suivant c’est toujours élevé à BCI, rejoint par PE, sûrement lié à l’épuisement des gens, chacun commençant à prendre conscience de l’ampleur et l’impact.
L’augmentation est sûrement liée à la fatigue, les gens n’arrivent plus à résister au stress, on a accompagné des gens vers du lâcher prise. On a conseillé à des personnes notamment sur des postes de sécurité, d’aller voir le médecin et d’éviter qu’il se fasse du mal ou mal aux autres. Au mois d’août c’était plus calme. Nous n’avons pas eu de pic après le 20 août mais des discours très forts autour de perte de confiance, des gens qui remettent en question leur travail. Ils vont faire ce qui est en lien avec la sécurité mais rien d’autre.
Les superviseurs sont en grande difficulté, quoi qu'il fasse ils ne parviennent plus à rassurer. La formation prévention RPS va aider, ils sont au bout de ce qu’ils peuvent proposer.
Une OS alerte sur la situation parfois encore plus difficile de certains au retour de vacances en découvrant que la situation n’a pas changé, la motivation est très faible. Elle interpelle la Direction sur l’air gapping et comment est envisager de remotiver le personnel.
Une autre OS demande s’il est prévu quelque chose pour les représentants du personnel.
La Direction répond que tous les dispositifs en place sont ouverts aux élus et si besoin de quelque particulier ou supplémentaire, elle est ouverte.
La Direction continue en faisant un point sur l’ensemble des 12 facteurs de RPS présentés dans les documents du PSE, avec une réévaluation au 27 août.
Questions diverses :
• Des salariés qui le souhaitent peuvent-ils faire des demandes de congés sans solde ?
La Direction répond que oui, tout comme un congé sabbatique, ce n’est pas empêché par le PSE toutefois ce sera fait pour un temps suffisamment long, pas pour 1 ou 2 semaines. Les personnes dans ces situations devront garder avec le service RH pour ne pas louper les jalons comme le décompte des points ou l’expression du volontariat.
• Demande de maintenir un poste supplémentaire dans l’équipe SCAN ligne 5, avec un cas concret dernièrement d’une perte financière très importante suite au recours à la sous traitance.
La Direction prend le point et va reboucler avec la Division Technique.
Fin du CSE à 15h25.
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