Présents : Les Experts du cabinet DIFECOS, Toutes les OS, représentées par vos élu(e)s et l’ensemble de la Direction est présente excepté MM Canal, Vivier et Gaudin.
Nous débutons comme pour le CSEC par la présentation du rapport économique par le cabinet DIFECOS.
1- Revue du rapport économique
ExxonMobil est une des sociétés les plus importantes dans le monde.
Le Groupe ExxonMobil est le plus performant de toutes les majors pétrolières.
Le renforcement de ExxonMobil actuel se fait au niveau mondial mais aussi au niveau de l’affilié français, notamment concernant les sociétés de raffinage. La somme des résultats nets de Esso S.A.F (qui inclut Worex et Esso Raffinage SAS) dépassent le milliard d’euros de 2020 à 2023, malgré une année 2020 avec un résultat net de -634 Millions d’Euros.
Concernant la Chimie qui est constituée de Infineum et de EMCF, la situation de Infineum est très solide.
Seule la situation de EMCF est alarmante. Perte de 600 M€ sur les années 2020 à 2023.
Avec le projet d’arrêt du vapocraqueur, la chimie se réduit à Gravenchon à l’activité de dérivés HOP, aux opérations de Infineum, et au trading sur la France (vente par EMCF de la production de PE provenant des USA).
Cela représente en même temps une décarbonation de la plateforme (900kt/an d’émission en moins sur les 2600kt/an que représentait la plateforme avant l’arrêt), pour rappel la phrase de la Direction Générale d’Esso SAF « On ne pourra pas tout décarboner ».
La plateforme de Gravenchon présentait des atouts qui sont remis en cause suite à la mise en place de ce projet.
La présentation de l’expert est interrompue.
La direction est interpellée par plusieurs OS sur cet arrêt de la chimie qui va à contre sens de ce qui a toujours été dit sur la plateforme : « la force de Gravenchon c’est son intégration entre la chimie et le raffinage ».
La direction essaie de répondre, mais sans parvenir à convaincre totalement l’audience.
Une OS fait remarquer que ce changement de paradigme ne peut que générer de la défiance auprès des salariés.
La présentation de l’expert se poursuit.
Il explique que malgré leur demande ils n’ont jamais pu interviewer un responsable de la décision en dehors de l’affilié.
Il mentionne que la perte de la chimie va affaiblir la plateforme, si on se fie aux analyses des grands cabinets d’audits.
La réponse qui lui a été fourni d’impossibilité de redresser les résultats de la chimie ne l’a pas convaincu.
Le président du CSEC interrompt l’expert. Il souligne que le problème pour la chimie va au-delà de Gravenchon et est européen. Il cite Lyondell Basell qui vient d’annoncer des révisions stratégiques pour six de ses sites. Le président attribue ces problèmes de rentabilité de la chimie aux couts énergétiques en Europe.
L’expert mentionne que ExxonMobil dispose de solides moyens pour proposer une stratégie alternative à celle qui a été proposée. ExxonMobil aurait pu s’inspirer d’Ineos qui essaie de se renforcer sur le marché européen.
Il indique aussi que le marché en Europe est un gros marché, stable et à l’abri des tensions internationales bien que touché à ses frontières par le conflit russo-ukrainien ; ce point ne semble pas vraiment avoir été pris en compte par ExxonMobil.
L’’expert DIFECOS résume son propos par : « Nous n’adhérons pas à votre vision qui consiste à dire toute la pétrochimie européenne est terminée ».
Finalement DIFECOS pense que l’approche choisie par ExxonMobil pour traiter son activité pétrochimique en France doit conduire à s’interroger sur la volonté de ExxonMobil à maintenir son engagement en France.
La plateforme de Gravenchon présentait des atouts qui sont remis en cause suite à la mise en place de ce projet.
Le président est interpellé sur les études qui ont été faites pour essayer de trouver des alternatives à l’arrêt.
DIFECOS reprend et présente les coûts liés au projet.
Tout d’abord l’impact pour la plateforme ,
Impact défavorable pour la plateforme de 36M€ (16 M€ de coûts alloués et 20M€ optimisation des molécules).
Ce projet aura aussi un impact sur la compétitivité des activités de raffinage.
Au sujet du cout global du projet s’élève à environ 370M€ :
- Démantèlement ~57M€
- PSE – Gestion sociale 150M€ (selon ce qui était proposé le 26 Juillet 2024)
- Autres, dont salaires 2025, et les activités techniques telles que (air gapping, consultants, litiges, ségrégation) représentent 150M€.
La direction est interpellée pour la troisième fois sur le coût de la proposition soumise à la DRIEETS. Elle répond qu’elle a commencé ce travail et qu’elle va répondre.
DIFECOS commente : « En tout cas ce point est important pour ce que l’on appelle le dialogue social et nous avons été surpris de devoir énormément insisté pour avoir des chiffres. Par ailleurs ces chiffres étaient moins précis que ceux qui nous sont remis habituellement dans ce genre de situation ».
DIFECOS présente une étude de maintien en service de la Chimie en prenant certaines hypothèses.
Des investissements à l’IM 2028 -détail non fournis en séance- auraient pu permettre de revenir à une situation profitable de la chimie si les marges s’étaient améliorées. ExxonMobil avait étudié cette option mais a refusé de prendre ce risque qui aurait conduit à un retour de la rentabilité pour la chimie au mieux en 2029 avec des marges faibles. DIFECOS passe à la vision du raffinage :
DIFECOS « Quand on a demandé d’avoir une visibilité sur les résultats futurs du raffinage on nous a présenté des valeurs hors projets, basées sur des marges moyennes et modérées. On s’aperçoit que la Raffinerie est considérée par ExxonMobil comme rentable. Les projets, hors SAF, peuvent améliorer la compétitivité de l’ordre de 60M$/an. Dans la globalité la décision prise d’arrêter le Vapocraqueur interroge vu la position forte du raffinage et donc de la plateforme »
L’expert poursuit.
Présentation des projets prévus pour la raffinerie, ROPE, LEFE, BEG, GRAAL avec une rentabilité ~50M€.
Le projet SAF (Sustainable Aviation Fuel) a été porté à la connaissance des experts mais sans aucune garantie.
DIFECOS insiste sur la pression forte mise sur les coûts des IM à venir.
On passe aux impacts santé, sécurité et conditions de travail liés au projet.
DIFECOS remercie toutes les personnes qui ont accepté de répondre aux interviews, y compris la direction.
On débute par les problématiques transverses, L’expert DIFECOS :
« Bilan emploi, remis à jour suite au document unilatéral transmis à la DRIEETS fin aout : le nombre de personnes qui devront quitter la société à l’issue de la mise en place du plan a baissé de 54 par rapport au plan initial suite à des départs CFC, retraites, démissions, postés crées suite demandes en CSE.
On constate dans ce plan des suppressions opportunistes de postes.
Les personnes qui vont rester seront impactés par des changements au niveau des autres organisations qui vont leur rajouter du travail. »
Une OS réagit et qualifie le projet de plan de compétitivité caché dans le cadre de l’arrêt de la chimie.
DIFECOS confirme et précise que du détail va être présenté pour la maintenance et ingénierie.
L’expert reprend :
« Le projet a choqué les salariés d’autant plus qu’il y a encore quelques mois on leur parlait de Gravenchon 2050. Cela a conduit à une rupture très forte du compromis social chez Exxon, qui était fondé sur des exigences fortes envers les salariés qui en contre partie se voyaient proposés des opportunités de carrières attractives. Le contrat est rompu.
Un point semble très problématique : le plan va bouleverser les collectifs de travail. Il y aura un gros chantier d’apprentissage à envisager, ce qui inquiète les salariés et les chefs de service. La position de la direction est très attentiste quant à cette situation. Aucune information n’a été donnée sur la méthode qui sera mise en place pour gérer la transition.
Les salariés ont de façon unanime exprimer leur grande inquiétude quant au fonctionnement futur du site. On considère que la manière dont la charge a été évaluée pose un questionnement futur. L’évaluation de la charge de travail effectuée par la direction n’est pas assez précise et détaillée. DIFECOS a critiqué cette évaluation.
Le point de départ de la direction pour évaluer la charge de travail se base sur le fait que tout se passe bien aujourd’hui mais ce n’est pas le cas. Des salariés ont montré un certain énervement à la lecture de ces tableaux qui ne représentaient pas réellement leur travail.
La question des back up n’est jamais prise en compte dans ces tableaux.
Le projet prévoit de supprimer les trois préparateurs électriciens de la Maintenance Centrale sans préciser où irait cette charge.
On a un questionnement général sur le modèle qui n’est pas abordé. Le traitement s’est fait poste à poste sans réfléchir sur le fonctionnement global. Quelle est la stratégie de la direction pour le site de demain ? La Direction a indiqué qu’il n’y aurait pas d’externalisation supplémentaire. Ce n’est pas le cas pour la maintenance des pompes ni pour les autres activités.»
DIFECOS conclut : « les principaux enjeux organisationnels ne sont pas identifiées et il y a une ambition trop importante d’optimisation. Il n’y a pas eu de contrôle précis de ce qui était proposé par des personnes compétentes puisque la direction a décidé de travailler seule pour définir l’organisation une fois le projet d’arrêt de la chimie mis en place. »
La direction répond qu’elle ne norme pas le travail de ses salariés auquel elle accorde une autonomie élevée.
La CFE CGC intervient pour mentionner que la suppression des postes d’électriciens à la Maintenance va augmenter la charge de travail des spécialistes électricité et qu en période de vacances cela génèrera des arbitrages.
Pas de réponse de la part de la direction.
S’ensuit un débat.
DIFECOS reprend:
« L’absence d’évaluation sérieuse de la charge de travail expose les organisations à des dysfonctionnements à venir. Par exemple, très peu d’indicateurs sont mobilisés pour évaluer cette charge. Pour illustrer ce propose, les salariés ont réagi à plusieurs reprises en indiquant que la situation future du site étant inconnue il était compliqué de calculer précisément la charge de travail.
La notion de collectif n’est pas prise en compte au-delà des services d’appartenance des postes. Par exemple la question de la fonction de l’ICSR est transverse. Vous allez faire face à une réduction du nombre de personnes et avoir un effet de masse. Pour les back up, 25% du temps un poste n’est pas tenu. On va arriver à des niveaux de tailles critiques et il y a eu une absence de réflexion sur ces sujets. »
Une OS interpelle la direction « Vous n’avez pas répondu à la question de la sous-traitance ? »
La direction répond « cette question est ciblée maintenance et le directeur DMG n’est pas là ».
Une autre OS « à l inspection aussi il y a de la sous-traitance ».
La direction refuse de reprendre l’analyse qui a été faite et considère que la restitution du rapport ne doit pas conduire à une révision des effectifs.
Une autre OS réagit vivement.
DIFECOS reprend il leur reste à traiter la partie RPS et air gapping.
DIFECOS interpelle la direction « Tout va aller très vite…Comment allez vous trouver de l’adhésion auprès des salariés pour transférer des connaissances ?
Le transfert de compétences doit être anticipé en utilisant le calendrier social et il se pourrait que vos salariés manquent de temps pour se former. Vous devez anticiper cela. »
Arrêt pour repas et reprise à 13H15
Reprise.
Déclaration d’une OS. Toutes les OS s’associe à cette très belle déclaration demandant à ExxonMobil de traiter avec respect ses salariés et d'améliorer le traitement de ceux-ci.
DIFECOS débute en citant le philosophe Canguilhem pour lancer son bilan sur les RPS « je me porte bien dans la mesure où je sens capable de porter la responsabilité de mes actes, de porter des choses à leur existence… »
DIFECOS explique : « pour les personnes qui vont partir il est important qu’elles aient accès au plus vaste champ des possibles pour elles. Pour celles qui vont rester le sentiment de peser sur la manière dont le travail est réalisé. ExxonMobil utilise une méthodologie reconnue pour identifier les RPS. Cependant certains des six RPS ne sont pas correctement traités -intensité du travail, possibilité de répondre aux objectifs, dépassements horaires…
Les conclusions de cette évaluation des RPS tendent à se focaliser sur la problématique de charge émotionnelle qui est nommée ainsi. Elle laisse entendre que le problème majeur des salariés aurait trait avec leurs émotions uniquement. Cela nous semble une manière de sous-estimer les problèmes en considérant les RPS uniquement sous l’aspect individuel sans vraiment traiter du contenu et de la pertinence du changement. Loin de nous l’idée de nier cet aspect, mais il est loin d’être le seul.
Passage au POI : l’ATR ne devrait pas être pompier auxiliaire. Notre analyse a été faite sur document. Nous avons compris que le POI serait modifié début 2025 et vous pourrez à cette occasion creuser ces points-là devant les instances. »
Une OS interpelle la direction sur ce point qui a déjà été remonté en CSSCT et en CSE Chimie tout récemment.
La Direction répond « la proposition de modification du POI est incluse dans le livre II. Elle a été partagée et des réponses ont été apportées. La mise à jour des procédures fera partie de la phase de la mise en place du projet qui débutera après la fin du processus de consultation. Le descriptif de fonction de l’ATR ne sera pas dupliqué dans le manuel POI puisque son poste est défini dans les documents URP.
Au sujet de l’armement des FPM la montée en puissance est progressive et cela laisse du temps à l’ATR de rejoindre son équipe pour terminer la montée en puissance. Si problème particulier on pourra solliciter un autre pompier auxiliaire. »
La même OS réagit vivement en expliquant qu’il faudrait proposer des solutions par exemple en formant des pompiers auxiliaires au sein des équipes de jour des autres services.
La direction écoute.
Une autre OS intervient et insiste sur le manque de ressources qui survient très fréquemment lors d’incident. Il rappelle que la création d’un poste de pompier professionnel a été demandée.
La CFE CGC soutient les autres OS et demande, puisque la direction ne veut pas créer de poste de pompiers supplémentaires, à ce que le risque créée par cette décision soit validé de façon formelle au niveau du management adéquat pour être bien certain que cela soit connu au plus haut niveau.
DIFECOS reprend et aborde la problématique de l’air gapping, qui inclut la MAD et le démantèlement.
« Nous sommes dans des configurations particulières. Ce processus n est pas nouveau pour le site et ressemble à des opérations du type de celles que l’on peut trouver sur les grands arrêts. Techniquement l’air gapping est considéré, aussi bien par les équipes de terrain que par la direction, comme maitrisable.
Les points de vigilance identifiés sont la mobilisation des effectifs pour parvenir à arrêter proprement les installations. Cette mobilisation est extrêmement compliquée. Coté Chimie de Base il faudra trouver des ressources. Nous pensons qu’il y a un blocage aujourd’hui. Nous ne voyons pas toutes les conditions requises pour mener à bien ces tâches. Nous attirons l’attention de la direction sur le fait que la contrainte pour mener à bien ce type de projets n’est pas une option.
Sur la phase d’air gapping on a un point de vigilance particulier. La direction veut mobiliser des équipes pour mener à bien la préparation. Nous il nous semble que la préparation ne pourra permettre de tout prévoir et qu’il faudra maintenir une équipe de préparation pendant l’air gapping. »
Intervention d’une OS qui rappelle qu’elle avait demandé une prime exceptionnelle.
La direction répond que cela ne marche pas comme ça.
Le président est interpellé par les autres OS. « Aujourd’hui il y a des dizaines d’arrêts maladie et des personnes ne reviendront pas. Vous allez vous retrouver avec des effectifs réduits à peau de chagrin. »
La direction confirme qu’il n’y aura pas de primes.
Une autre OS : « j’ai l’impression que le CSE s’est transformé en salle d’enregistrement. Nous ne servons à rien ici et on ne nous accorde rien ».
La direction rappelle que l’on ne dispose pas de beaucoup de temps. Elle lit une déclaration mentionnant que nous devons avoir finalisé les consultations pour le 16 septembre 2024 et qu’il faut traiter en CSE des points pertinents. Elle incite les OS à être efficaces.
Interruption de séance demandée par les OS.
14h45 Interruption de séance demandée par les OS.
15H00 Reprise du CSE
Lecture d’une déclaration par le secrétaire du CSE :
« Mr le Président,
Dans votre déclaration vous nous inviter à être efficace dans nos échanges du jour…
Les élus sont profondément choqués de vos propos alors que nous venions d’avoir des échanges constructifs et fournis sur des sujets importants du projet (POI, AIRGAPPING).
Avant cette déclaration vous aviez par ailleurs verbalement tenu ce même type de propos à un élu, l’ensemble des membres présents vous invitent à vous en excuser immédiatement.
Concernant les délais légaux, nous ne pouvons que constater que si vous avez pris bonne note du courrier de la DRIEETS vous ne prenez pas en considération les remarques inhérentes au calendrier très tendu que vous nous imposez.
Nous proposons donc maintenant de reprendre les présentations et soyez sûr que nous continuerons à intervenir dès que cela nous semble pertinent et nécessaire, cela fait partie de notre travail d’élus qu’il vous en convienne ou non!
Nous n’avons pas la même vision de l’efficacité dans nos réunions d’instances.
La vôtre est de couvrir rapidement les sujets afin de clôturer la séance aujourd’hui.
La nôtre est de prendre le temps nécessaire pour que l’ensemble des débats puissent avoir lieux et que vous nous apportiez des réponses comme souligné par la DRIEETS, et ceci même si cela doit nécessiter une réunion supplémentaire comme nous en avions envisager la possibilité.
Fin de déclaration »
La direction répond qu’elle n’a rien à dire mais s’excuse auprès d’un élu qui s’est déclaré froissé par l’attitude du président.
DIFECOS présente le statut de l’Inspection.
« Nous avons reçu des éléments complémentaires suite à des présentations en CSE. On nous avait prévenus que l’organisation présentée dans le cadre du projet ne serait pas déployée en l’état ; il s’agissait là d’une donnée d’entrée qui allait être retravailler avec les salariés. Le rapport souligne plusieurs limites à la construction collégiale car elle requiert aussi une certaine flexibilité. D’autre part dans la mesure où l’organisation cible définie initialement a été immédiatement revue par le personnel Inspection nous nous interrogeons sur le calcul de la charge de travail effectué dans le cadre du projet.
Au sujet des postes supprimés, personne ne comprend le rationnel derrière la suppression du poste d’assistante administrative.
Au sujet des unités arrêtées l’Inspection restera en charge du suivi des équipements tant qu ils n’auront pas été démantelés. Quels postes hériteront du suivi de ces 1200 équipements jusqu’à leur démantèlement ?
Finalement nous identifions un risque de sous-évaluation de l’effectif Inspection bien que le travail effectué par le service pour revoir l’organisation initialement proposé soit très précis. Pour nombre de personnes rencontrées les suppressions de postes d’inspecteurs ne font pas sens. »
La direction répond et mentionne que la nouvelle organisation proposée est de sa responsabilité. En aucun cas les salariés ne sont tenus pour responsables de ces changements. Elle considère qu’il n’y a pas de problème de charge de travail à l’Inspection. Sa réponse reste très générique.
Une OS demande si l’on peut rattacher l’assistante administrative à l’Inspection.
La direction maintient cette réponse. DIFECOS répond que cette réponse est décevante.
Une autre OS demande quelle est l’approche en termes de sous-traitance.
La Direction répond que la sous-traitance ne sera pas augmentée.
Elle explique aussi qu’elle a mis du confort dans cette organisation Inspection où elle a créee des postes.
La même OS nous sommes interpelés par la charge de travail initiale. Aujourd’hui les personnes qui occupent les postes Matériaux Corrosion travaillent à plus de 100% et là vous leur rajoutez du travail. Ne craignez-vous pas un épuisement ?
La direction, j’ai parlé avec eux récemment…
La même OS il y a un lien de subordination dans vos échanges et le système de ranking est très dur et dissuade les salariés de s’exprimer clairement.
La direction ne répond pas.
DIFECOS passe à présent aux Spécialistes Engineering.
« les Spécialistes sont inquiets de ce qui va devoir être géré coté Chimie et pensent que la direction a sous-estimé la charge de travail qui va rester. La charge de travail liée à SO3 les interpelle aussi.
Au sujet des projets, si le projet SAF est maintenu alors nous n’aurons pas les ressources pour gérer le tout-venant.
Quid du risque de report de charges du fait de la suppression du poste d’assistante administrative, par exemple la gestion des commandes avec la maitrise des outils SAP. L’éloignement casse en fait la synergie. Concernant les compétences, certaines d’entre elles reposent sur des personnes qui vont partir. Toute suppression d’un SPOC va engendrer des trous dans la raquette et du stress pour ceux qui vont rester.
Le rapprochement des équipes systèmes et applications interpelle : a terme attendra t on que ces personnes sachent tenir ces deux types de postes si différents ? Même question pour le poste analyseurs/instrumentations.
Afin de répondre à tout cela, nous vous encourageons à mettre en place un plan de formation robuste.
Les salariés ont fait le calcul des postes dédiés à la chimie.
Coté Systèmes ils sont onze et trois postes sont dédiés actuellement à la chimie alors pourquoi supprimer six postes ? Ils ne comprennent pas la règle des 40% de postes supprimés.
Le transfert des activités vers les BTC / KLTC ne doit pas être considéré comme un transfert brut car il reste des tâches pour les équipes et c’est chronophage. Verbatim « Travailler avec l’Inde c’est comme une astreinte non considérée comme telle ». Un technicien indien n’a pas la même capacité qu’un technicien organique.
Le MMA coté Machines interpelle.
Demain dans l’organisation future les équipes seront amoindries et nous risquons de tomber dans un cercle vicieux.
Le personnel ne comprend pas ce transfert d’activités vers KLTC car ce modèle ne fonctionne pas sans une implication maximale des spécialistes. La direction doit réévaluer l’intérêt réel de cette stratégie. »
Une OS intervient rappelant que FAP a déjà essuyé les plâtres de ce système…On sait ce que l’on perd avec ce type d’approche.
DIFECOS reprend :
« Nous avons déjà vu des revirements sur ce sujet avec des entreprises qui sont revenus en arrière. Nous sommes persuadés qu’il faut prendre en compte les risques pour la santé des salariés qui se retrouvent à travailler dans un système de ce type. »
Le président est interpelé par une OS : ‘vous devez mettre en place des gardes foux pour protéger la santé mentale des salariés »
Le président « cette discussion est toujours ouverte avec la corporation. Nous ne disons pas toujours oui. Nous pouvons être ouverts à tester. «
LA CFE CGC propose d’avoir une présentation en CSE du bilan du travail des Tec Centers. Elle indique qu’elle reconnait ce qui a été présenté par DIFECOS.
DIFECOS reprend « la réorganisation de la Maintenance n’est pas comprise par les salariés qui la juge comme délirante. De nombreux salariés ont perdu la confiance qu’ils avaient placées dans la Direction. Pour regagner cette confiance perdue il convient que la Direction prenne en compte l’ensemble des alertes indiquées en rouge. »
La Direction
« je vais répondre à vos questions,
Partie Projet SO3 c’est staffé et le démarrage est en cours et une fois que ce sera en service ce sera une partie de la Bteam. Cela va rester une petite partie de Bteam.
Pour le SAF il faudra rajouter des ressources nous aurons besoin de ressources supplémentaires. »
Une OS intervient « vous allez licencier et rembaucher. Vous ne pouvez pas c’est illégal »
La Direction
« C’est comme cela qu’on gère des projets. Aujourd’hui nous avons un ingénieur français en Chine…
Assistante administrative, les compétences sont proches, les jobs sont proches et l’on ne souhaite pas maintenir un poste.
Compétences réseaux et cyber on y travaille et on développe cela.
Systèmes et applications il n’y aura pas de compétences multi-métiers.
Analyseurs et Instrumentations, ce ne sera pas une double compétence par essence et sera staffée par un profil soit instrumentation soit analyseurs.
Plan de Formation – je suis d’accord pour lancer un plan de formation au plus vite.
Partie systèmes nous avions de toute façon venir en CSE pour présenter une réduction de la taille de cette équipe.
Pour la partie Tec Center je confirme que nous ne faisons pas un pour un. C’est clair.
MMA – effectivement c est le cas depuis plusieurs années.
La partie Maintenance je note la remarque.
La CFE CGC intervient pour mentionner que certains sites en Italie ont une maintenance centralisée.
Une OS interpelle la direction sur la perte de confiance sur la partie spécialistes.
La direction est consciente de cette perte de confiance et considère que ce sera le challenge de la direction dans les prochains mois.
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